Libreville abrite, depuis le 8 octobre dernier, un atelier régional de formation sur l’assurance qualité dans les laboratoires de diagnostic vétérinaires sous le thème «La maîtrise des processus analytiques». Les participants disposeront ainsi des indications pratiques en vue de la maîtrise des processus d’analyses au sein des laboratoires vétérinaires.

Au terme de séminaire qui s’achève le 12 octobre prochain, les séminaristes devraient être capables de définir des règles de gestion des objets soumis à essai dans les laboratoires vétérinaires, élaborer des modes opératoires correspondant pour les essais, gérer les données brutes produites au cours des analyses, définir les contrôles à mettre en place pour surveiller la validité des essais entrepris et vérifier les données d’analyse et de gérer les compétences participants aux essais.

A l’ouverture des travaux, Odile Angoran, coordonateur du bureau régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a affirmé que la responsabilité incombait aux laboratoires nationaux de détecter rapidement les maladies émergentes ou ré-émergentes afin de donner des chances de succès aux stratégies de prévention ou contrôle à mettre en place.

«Je reste persuadé que vos travaux permettront de renforcer les fondements de la mise en œuvre du système d’assurance qualité dans vos laboratoires respectifs. Ces résultats contribueront à n’en point douter à un meilleur accompagnement des politiques de santé animale visant une production animale saine, abondante, durable et respectueuse de l’environnement dans la région du Bassin du Congo», a-t-il espéré, dans des propos rapportés par l’AGP.

Docteur vétérinaire, Sylvain Patrick Enkoro, quant à lui, a attiré l’attention de ses pairs gabonais sur les nombreux défis en matière de santé animale, s’appuyant notamment sur la menace de la grippe aviaire qu’avait connue le pays au milieu des années 2000. Une séance de travail d’autant plus importante que les services vétérinaires jouent un rôle primordial dans la santé animale, la sécurité alimentaire.

En effet, 60% des maladies humaines infectieuses connues sont d’origine animale, de même que 75% des maladies humaines émergentes, selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Par ailleurs, cet atelier intervient sept mois après les travaux de la réunion de coordination et de programmation des directeurs des services vétérinaires et des directeurs de laboratoire des pays du Bassin du Congo, bénéficiaires du projet «Identify».

Mis en œuvre conjointement par la FAO, l’OIE et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la base d’une convention tripartite et d’une synergie d’actions, ce projet vise à appuyer le développement de réseaux de laboratoires et à renforcer les capacités de diagnostic dans les «points géographiques chauds» pour les nouvelles maladies émergentes. Les «points chauds» identifiés actuellement sont le Bassin du Congo, l’Asie du Sud-est, le Bassin de l’Amazonie et la Plaine du Gange.

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