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Louis-Gaston Mayila pour un retour de la peine de mort

Louis-Gaston Mayila
Louis-Gaston Mayila
Le phénomène des crimes dit rituels qui s’installe paisiblement et de manière inquiétante dans la société gabonaise, suggère à plusieurs observateurs la nécessite pour l’État gabonais de rétablir la peine de mort, aboli au Gabon depuis trois ans déjà.

Lors d’une conférence de presse, le 15 mai 2013 à la Chambre de commerce de Libreville, visant à partager sa lecture de l’actualité sociopolitique avec les militants et partisans de son parti, le président l’Union pour la nouvelle république (UPNR), Louis-Gaston Mayila, s’est dit favorable à un retour de la peine de mort au Gabon.

Selon Me Louis-Gaston Mayila, la restitution de la peine de mort, abrogée par la loi no 3/2010 promulguée le 15 février 2010 faisant suite à la décision du gouvernement gabonais d’abolir la peine de mort, en septembre 2007, sera le moyen sur de lutter contre les actes criminels posés sur l’ensemble du territoire national et créant une psychose sans pareil au sein des ménages.

«On légifère en fonction des problèmes du moment», a indiqué Maître Mayila avant de justifier que «le débat sur la terminologie entre crime de sang et crime rituel», qui semble être une difficulté majeure des hommes de loi du Gabon, «n’ait pas lieu d’être».

Au sujet de la terminologie en effet, Louis Gaston Mayila estime que les députés devraient se pencher sur la situation actuelle et introduire la notion de «crime rituel» dans l’arsenal législatif, bien que ne figurant nulle part dans le code de procédure pénale. «Le droit a pour source la coutume, la jurisprudence, mais aussi l’expression populaire dont on doit codifier la volonté», a précisé Louis-Gaston Mayila.

L’idée d’un retour de la peine de mort n’est pas l’apanage de Me Mayila seul. Car, selon certains observateurs de la vie sociopolitique gabonaise, la prolifération des actes meurtriers depuis trois ans semble coïncider avec «l’abolition de la peine de mort pour tous les crimes» qui a fait du Gabon le 16e pays d’Afrique abolitionniste. D’où la nécessité de le réinstaurer dans le but de dissuader les criminels quant aux hommicides.

Comment comprendre que malgré les dénonciations par la presse, les associations de lutte contre les crimes rituels, ainsi que les sessions criminelles organisées à Libreville et actuellement à Port-Gentil avec la réclusion criminelle à perpétuité, requis pour certains cas, les commanditaires et les bourreaux ne semblent pas être inquiétés. Bien au contraire, ils s’appliquent et persistent dans ce qui est devenu un acte «banal et normal».

Le président Ali Bongo Ondimba pourra-t-il revenir sur cette décision, prise quelques semaines après le début de son magistère à la tête du Gabon ? En quoi cet acte participera-t-il à rétablir l’ordre et faire cesser ces pratiques meurtrières ?

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