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3,4 milliards de francs CFA pour l’emploi de 3000 jeunes d’ici à 2018

forum-emploi-1-640x399«Quelle politique nationale de l’emploi dans le cadre du Plan stratégique Gabon émergent?» était le thème du premier forum national sur l’emploi organisé à Libreville du 17 au 19 octobre dernier, à l’initiative du ministère de l’Economie, de l’Emploi et du Développement durable, soutenu par l’Office national de l’emploi (ONE). Des pistes y ont été proposées en vue d’encourager et de favoriser la création d’emplois au Gabon.

L’un des temps forts de ces assises qui ont réuni, à Libreville, de nombreux experts venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie, a été la signature, un peu en marge des travaux, d’une convention de financement du projet d’Appui à la formation et l’insertion professionnelles (Afip) de 3000 jeunes d’ici à 2018, entre le gouvernement gabonais et l’Union européenne (UE).

D’après Luc Oyoubi, le ministre de l’Économie, de l’emploi et du développement durable, le chômage touche près de 20,4% de la population active au Gabon, notamment les jeunes qui sont les plus affectés avec un taux de 35,7% chez les moins de 24 ans et de 25% chez les moins de 29 ans. «Malgré la croissance économique observée ses trois dernières années, marquées par le lancement du Plan stratégie Gabon émergent, le chômage touche encore 20,4% de notre population active», a déploré Luc Oyoubi lors de son intervention en ouverture, le 17 octobre à Libreville, du 1er forum national de l’emploi.

Ces journées de réflexion et d’échanges devaient permettre d’aboutir à des solutions concrètes de lutte contre le chômage. Car, à plusieurs reprises, des rencontres de cette nature ont souvent abouti à des recommandations, sans suite. C’est dans ce contexte et comme pour démontrer une première traduction en acte des solutions retenues, que le ministre de l’Economie, Luc Oyoubi, et l’ambassadrice de l’Union européenne, Cristina Martins Barreira, ont procédé à la signature de cette convention de financement du projet Afip, à hauteur de 3,4 milliards de franc CFA, en présence du ministre de l’Education nationale, Séraphin Moundounga.

«Cette signature vient marquer de façon décisive une nouvelle étape dans la coopération entre l’UE et le Gabon dans le domaine de l’éducation. Car elle met l’accent sur l’insertion professionnelle des jeunes à travers la formation par alternance. Ce projet vise ainsi la formation et l’insertion au monde du travail de 3000 jeunes d’ici à 2018», a indiqué l’ambassadeur de l’UE. Il s’agit donc de réelles initiatives pour amplifier la lutte contre le chômage à travers la création d’emplois et en améliorant l’employabilité des jeunes par la formation professionnelle.

Il était, depuis longtemps, connu que la lutte contre le chômage des jeunes (+ de 20% au Gabon) passe par des formations adaptées aux besoins des entreprises. Le projet ayant obtenu son financement portera sur quatre ans. Il est réservé essentiellement à une population âgée de 16 à 25 ans, en situation d’échec scolaire ou de précarité. C’est en cela un appui majeur aux réformes de la formation professionnelle engagée par le gouvernement gabonais. Les opérateurs économiques seront mis au centre de ce projet dans le cadre d’un partenariat public-privé solide, pour ainsi répondre au souci d’une meilleure adaptation entre formation et emploi.

Comme l’indiquait le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, à l’ouverture de ce forum, parmi les pistes de solutions, figurent en bonne place l’encouragement de l’entreprenariat afin que les jeunes deviennent leurs propres employeurs et créent aussi des emplois pour d’autres compatriotes. Une idée soutenue par Mme Barreira qui a déclaré lors de la cérémonie de signature de cette convention que les jeunes les plus entreprenants vont bénéficier non seulement de l’apprentissage d’un métier, mais aussi et surtout d’un accompagnement pour se lancer à leur propre compte, dans le cadre de la promotion de l’auto-emploi et la création des petites et moyennes entreprises.

A noter que les jeunes constituent à eux seuls une main d’œuvre potentielle pour le développement industriel du Gabon. Raison pour laquelle le défis majeurs reste la formation afin d’atteindre, un jour le niveau de la Corée qui enregistre seulement 3% de chômage au sein de sa population jeune.

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