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Faustin Boukoubi évoque le PDG, les locales et le comportement des militants

Faustin-Boukoubi1Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Union et paru mercredi, Faustin Boukoubi, le Secrétaire Général du Parti Démocratique Gabonais, au pouvoir, répond à plusieurs questions qui ont marqué l’actualité ces derniers mois et qui ont donné lieu à plusieurs interprétations.

Evidemment, quelques jours après la publication des listes électorales par la CENAP, la question qui reste d’actualité est celle des choix des têtes de listes et des oppositions à des partis de la majorité républicaine.

Selon le SG du parti, les incompréhensions entre la base et la hiérarchie n’ont pas lieu d’être. Si la base propose des noms, il revient à la hiérarchie de décider, avec le dernier mot du « Distingué Camarade ». « Après le travail fait par la base, et pour l’essentiel entériné, il fallait bien procéder au classement à certains niveaux de la hiérarchie du parti. Ces niveaux étaient le plus souvent locaux. Et ce sont les responsables politiques locaux, provinciaux qui ont procédé au classement avant que n’interviennent les responsables politiques nationaux » Après quoi intervient l’arbitrage du Distingué camarade avant que le bureau politique n’entérine en définitive la liste des candidats », a-t-il expliqué.

Il est également revenu sur la question de la présence de personnes d’origine étrangère sur les listes PDG dans les 2ième et 5ième arrondissements. Il a annoncé ainsi que Christian Kerangall n’a pas été aligné sur la liste du 5ième arrondissement déposé à la CENAP, ayant été écartés. Seydou Kane qui est naturalisé depuis dix ans est irréprochable, selon Faustin Boukoubi. « Il n’a jamais participé, à ma connaissance, aux activités politiques de son pays d’origine, le Mali, sur le territoire national », a-t-il précisé avant de reprendre en ces termes : « Il n’empêche que nos services sont entrain de regarder de près cette situation pour voir s’il doit être maintenu ou pas sur les listes ».

Le PDG semble également avoir rompu, pour l’occasion, ses liens avec les partis alliés et s’apprête à les affronter avec un risque évident de les « pulvériser ». Le SG du parti estime qu’il se pose un problème de leadership, chaque parti ayant à cœur de s’affirmer dans les nombreuses circonscriptions. « Le fait est que tous les partis de la majorité veulent affirmer leur identité. Et pour ce faire, chacun doit s’exprimer. Ils veulent exister », a-t-il expliqué tout en considérant que pour autant les partis de la majorité restent unis. Mais il ne fait aucun doute que le PDG tient aussi à marquer son empreinte dans ces premières élections à listes biométriques. « Ce n’est pas toujours de conclure des accords. Pour ces locales, nous avons pris l’initiative de demander à nos alliés qui veulent s’associer à nous de se manifester. Il y a eu quelques qui se sont manifestés ». Il a surtout rappelé que présence de plusieurs listes de la majorité n’est pas qu’un inconvénient.

Faustin Boukoubi a enfin évoqué les cas de ces militants qui ont de lourdes responsabilités et qui ne donnent pas nécessairement satisfactions dans leurs différentes administrations. Il estime par exemple que l’insalubrité qui a pris en otage Libreville n’est pas le fait du parti même si ce sont des pédégistes qui en sont responsables. Il condamne par ailleurs le fait que d’autres cadres de l’administration publique, choisis pour leurs CV, considèrent qu’ils n’ont pas de compte à rendre au parti parce que choisis sur la base de leurs compétences et non pas sur leur militantisme.

Le PDG ne doit donc pas souffrir des turpitudes de certains de ses militants, selon Faustoin Boukoubi, reconduit lors du dernier congrès d’avril dernier.

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