Ali Bongo Ondimba sur les marches de l'Élysée, lors d'une visite officielle en France en septembre 2015. © AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Les services de la présidence française ont confirmé à RFI l’authenticité du courrier qui alimente la polémique au Gabon. La présidence gabonaise voit dans cette lettre, et son intitulé, une réponse à l’opposition qui affirme que la France ne reconnaît pas le régime d’Ali Bongo Odimba.

L’Élysée authentifie, mais entend bien clarifier le message. Au sein des services de la présidence française, on évoque « un simple courrier traditionnel, classique pour la fête nationale ». L’envoi de ce type de courriers diplomatiques est d’ailleurs « une pratique habituelle de l’Élysée », ajoute cette source, contactée par RFI.

Le message en question a été transmis à la présidence gabonaise par les services de l’ambassade de France à Libreville. « Monsieur le Président, à l’occasion de la fête nationale de la République gabonaise, j’ai le plaisir de vous adresser à vous-même ainsi qu’à l’ensemble de vos compatriotes, mes sincères félicitations », peut-on lire dans ce courrier.

Le chef de l’État français ajoute également : « Je souhaite que nous continuions à travailler à l’approfondissement de notre relation et au renforcement des liens qui unissent nos deux pays. »

La prudence du candidat Macron

Quelques mots dont se sont saisis immédiatement les partisans du président gabonais. Pour eux, ce message sonne comme une reconnaissance d’Ali Bongo Ondimba comme président de la République du Gabon.

Un mois avant son élection, le candidat Emmanuel Macron s’était en effet montré très prudent sur le contexte politique gabonais. « L’élection de Monsieur Ali Bongo est pleine d’incertitudes et d’inconnus, qui justifient un jugement circonstanciel », avait déclaré Emmanuel Macron dans une interview exclusive accordée à RFI le 5 avril 2017.

Interview d’Emmanuel Macron le 5 avril 2017. Le sujet du Gabon est évoqué à la minute 33

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