spot_imgspot_img

Gabon: Ouverture du deuxième atelier régional sur les « Emprunts obligataires et Emissions des titres publics » à Libreville

Le ministre d’Etat, en charge de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui, a présidé lundi en matinée, à Libreville, la cérémonie solennelle d’ouverture du deuxième atelier régional portant sur la problématique des « Emprunts obligataires et Emissions des titres publics », organisé par la Commission du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF).

En mesurant parfaitement la portée de cette rencontre sous – régionale, le patron de l’Economie gabonaise, Paul Toungui a indiqué que « Le marché des titres publics permettra une diversification des sources de financement, d’obtenir à moyen terme, des coûts des services de la dette plus bas, de contribuer à amortir les effets de chocs intérieurs et internationaux sur l’économie en offrant aux Etats un financement intérieur aisément accessible et enfin de développer le marché de titre de la dette privée ».

En claire, cet atelier qui se referme mardi, vise à attirer l’attention des différents Etats de la CEMAC à mesurer les avantages et les inconvénients de l’emprunt obligataire avant d’émettre des titres de souscription à ce type d’opération.

Ainsi, le tableau des souscriptions par pays de la CEMAC tel que présenté par le ministre d’Etat aux finances, Paul Toungui, se présente de la manière suivante: Gabon (40,7%), Congo (24,6%), Guinée – Equatoriale (18,4%), Cameroun (13,8%), et la République Centrafricaine et le Tchad, ont respectivement 1, 2%. Et par type de souscripteurs, les banques sont largement en tête avec 73,9 % contre 12% pour les compagnies d’assurance, 9,1% pour les sociétés et 5% pour les personnes physiques.

Du même avis que le président de la COSUMAF, Alexandre Gandou et du représentant du Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), qui l’ont précédé à la parole, les enjeux et les défis de cet atelier, selon Paul Toungui, vise à déceler les obstacles au développement des marchés obligataires pour en faire des recommandations susceptibles de doter la sous – région d’instruments de financement performants par le marché.

Pendant deux jours de réflexion, les acteurs financiers de cet atelier, plancheront sur des panels relatifs aux aspects théoriques des marchés obligataires, des expériences et perspectives de développement d’autres marchés obligataires, du montage d’emprunts obligataires et d’émission de bons de trésor, les recommandations relatives à la gestion de la dette publique, responsabilités des Etats en matière d’animation et de structuration du marché financier et enfin la recommandation sur les principaux obstacles au développement des marchés obligataires et élaboration d’un plan d’action en vue de leur dynamisation.

On rappel qu’il y a au total, 150 invités venants du Congo, du Cameroun, de la République Centrafricaine, de la Guinée Equatoriale, du Tchad associés à ceux du Gabon qui participent à cet atelier animé par quatre financiers en provenance du Maroc, de la Tunisie, de la France et de l’Afrique de l’Ouest avec notamment l’expertise de la Banque centrale et l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

Exprimez-vous!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_imgspot_img

Articles apparentés

spot_imgspot_img

Suivez-nous!

1,877FansJ'aime
133SuiveursSuivre
558AbonnésS'abonner

RÉCENTS ARTICLES