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Gabon: Le Rapport national sur le développement humain au Gabon présenté à Libreville

Le directeur de la Programmation du développement, Joseph Ibouili Maganga, représentant le ministère de tutelle, a présenté mercredi, au grand public qui a pris d’assaut le Centre culturel français (CCF) de Libreville, le Rapport national sur le développement humain au Gabon, lors des Journées portes ouvertes organisées par le PNUD/Gabon.
Selon Joseph Ibouili Maganga, de ce Rapport, il ressort les statistiques suivantes décrivant le développement humain au Gabon: 85,5% des ménages en 2005 ont accès à l’eau potable contre 67% en 1995. Néanmoins, ce pourcentage reste faible au regard des potentialités du Gabon en matière de ressources hydrauliques. Pour ce qui est de l’électricité, on observe également une progression de 2000 à 2005. Ainsi 80 % des ménages utilisent l’électricité en 2005 contre 75 % en 2000.

S’agissant de l’habitat, en 2005, environ 46 % de ménages vivaient dans les quartiers insalubres et en sont propriétaires. En revanche, ceux qui résident dans les quartiers salubres sont essentiellement des locataires. Par ailleurs, cette enquête indique le déficit en logements et en terrains viabilisés de l’ordre de 160 000. Ce qui pose le problème d’une politique de l’habitat et de la législation relative à l’accès à la propriété, à la viabilisation des terrains et enfin le financement. C’est le même constat en matière d’assainissement.

Pour ce qui est de l’éducation, ce rapport souligne qu’avec un taux d’alphabétisation de 85,4 % en 2005, et un taux net de scolarisation au primaire évalué à 92,44 %, la population gabonaise est assez alphabétisée et scolarisée. Toutefois, cette performance doit être relativisée du fait de la faible efficacité interne du système éducatif gabonais. Pour maximiser les chances du pays afin d’atteindre la cible du millénaire de l’éducation primaire assurée pour tous les enfants d’ici à 2015, les pouvoirs publics ont initié une réforme du système éducatif primaire avec l’approche par les compétences (APC). Contrairement aux taux de scolarisation au primaire qui demeurent élevés, ceux du secondaire sont très bas avec moins de 50 %.

Enfin, on relève également les taux d’échecs élevés au supérieur et dans l’enseignement technique, 84 % en faculté économique, et 66 % dans celle des lettres.

En santé, la mortalité infantile et maternelle sont une préoccupation au Gabon, en effet les taux de mortalité infantile, infanto-juvénile et maternelle sont respectivement de 61,1/1000, 91,4/1000 et 519 décès pour 100.000 naissances vivantes.

Au final, ce Rapport sur le Développement humain au Gabon relèvent que les causes d’endettement du pays sont endogènes (l’étroitesse de l’assiette fiscale, la gouvernance), exogène (dévaluation du franc CFA, détérioration des termes de l’échanges.

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