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Elections en Afrique: les nouvelles technologies pour gripper la machine à fraude

Elections et technologies de l’information et de la communication. C’est ce thème, à priori, pas très appétissant qui sera le repas commun, trois jours durant, des convives de Moussa Michel Tapsoba, président de la CENI et du Réseau des structures en charge des élections en Afrique de l’Ouest (RESAO). La cérémonie d’ouverture, riche en couleurs, a eu lieu le jeudi 2 octobre 2008 à l’hôtel Sofitel Ouaga 2000.

Pour la réussite de ce séminaire international, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Réseau des structures chargées des élections en Afrique de l’Ouest (RESAO) semblent avoir mis les petits plats dans les grands. Il suffit pour cela de remarquer la qualité des convives et le cadre dans lequel se tient cette importante rencontre.

En effet, ne séjourne pas dans ce seul hôtel cinq étoiles du Burkina qui veut. Et comme la question de transparence est généralement le sujet le plus abordé lorsque l’on parle des scrutins en Afrique, Moussa Michel Tapsoba semble avoir voulu donner le bon exemple en matière de transparence en dévoilant par exemple le montant (ça n’arrive pas tous les jours) des principaux soutiens financiers dont le comité d’organisation a bénéficié. Qui sont-ils donc, ces généreux donateurs ? Il s’agit du PNUD, avec un soutien financier de 120 000 dollars US, de la Commission de l’Union africaine, première organisation à manifester son intérêt pour le séminaire, selon le président de la CENI et du RESAO, par une allocation de 40 000 dollars, et de la CEDEAO qui a contribué à la prise en charge du séjour de ses filleuls à Ouagadougou.

Ce séminaire international se tient, selon le jargon protocolaire, sous le très haut patronage du Premier ministre de notre pays, Tertius Zongo. Mais les chemins de la gestion de la République étant insondables, il s’est envolé la veille pour Accra (Ghana) où doit se tenir la rencontre Union Européenne-ACP. Le Premier ministre s’est donc fait représenter à Ouaga 2000 par un de ses éléments, qui, de par sa fonction et de par le thème de la rencontre, devrait se sentir comme un poisson dans l’eau. C’est le tout nouveau ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication, Noël Kaboré.

La pertinence du choix du thème, « Elections et Technologies de l’information et de la communication », est indiscutable. Surtout en ce 21e siècle où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont présentes dans tous les secteurs de développement et font désormais partie de notre quotidien, a fait remarquer la représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, Rubi SANDHU-ROJON. Et il n’y a pas que cette ambassadrice qui a fait cette remarque.

Tous les autres orateurs du jour ont été unanimes sur la nécessité de s’approprier ces nouvelles technologies. Du président de la CENI au représentant de la CEDEAO en passant par celui de l’Union africaine. Soit dit en passant, le dernier-cité a loué dans son discours, l’organisation régulière d’élections au Burkina Faso. Mais là où il a provoqué de petits murmures dans la salle, c’est lorsqu’il a ajouté que le sérieux et la transparence de ces élections « ne font plus l’objet d’aucun doute ».

Les oreilles des auditeurs présents à cette manifestation ont été égayées par les notes musicales du Ballet national et surtout d’un Floby qui a su bouleverser cette ambiance protocolaire en entonnant une chanson sur les différentes manifestations de xénophobie et de guerres en Afrique, qui a ému plus d’un invité. Il y avait une telle émotion dans l’air et c’est de justesse si la représentante résidente du PNUD n’a pas versé une petite larme.

Non loin de là, côté est de la salle de réception de l’hôtel, attendaient des participants d’un autre genre. Ce sont des exposants d’équipements avancés de biométrie, cette science qui permet l’identification automatique des personnes en fonction de caractéristiques biologiques telles que les empreintes digitales, les traits du visage, etc. Aujourd’hui, beaucoup de pays ne jurent que par ces « joujoux » pour concevoir des fichiers électoraux et des cartes d’identification que l’on qualifie d’infalsifiables et, par conséquent, censés amoindrir la fraude électorale.

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