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Le plan de sauvetage des banques adopté

Aux États-Unis, une enveloppe gigantesque va être débloquée pour nettoyer les bilans des banques.

Wall Street respire : la Chambre des représentants a enfin adopté vendredi le plan de sauvetage des banques américaines.

Les députés américains avaient rejeté une première version du texte lundi dernier. Pour faire changer d’avis les élus sceptiques, les leaders républicains et démocrates ont misé sur plusieurs tableaux. Avec l’appui de la Maison-Blanche et de nombreux groupes de pression de petites et grandes entreprises, le projet a été présenté non plus comme un sauvetage des banques, mais comme la dernière chance d’éviter que l’Amérique bascule dans une récession dramatique. Le plongeon de 7 % de Wall Street lundi après le rejet du plan par la Chambre des représentants a fait peur à nombre de députés. L’annonce, quelques heures avant le vote hier, des pires suppressions net d’emplois aux États-Unis depuis plus de cinq ans a contribué à dramatiser le contexte de ce vote.

Allégements d’impôts

Au cours des derniers jours, l’assèchement des sources ordinaires de crédit a conduit les États-Unis à une situation sans précédent. La réticence des banques à prêter se traduit par exemple par un effondrement des ventes d’automobiles, un renchérissement du crédit immobilier et des signes de début de panique bancaire. Or, le plan conçu par Henry Paulson, secrétaire au Trésor, vise à racheter des actifs bancaires adossés à des créances immobilières, dans l’espoir de libérer les banques de leurs erreurs passées et de rétablir la confiance sur les marchés de crédit.

Pour s’assurer d’un soutien le plus large possible, les leaders de la majorité démocrate des deux chambres du Congrès ont aussi incorporé au texte 149 milliards de dollars de dispositions fiscales diverses, populaires auprès de républicains conservateurs. Il s’agit pour l’essentiel de la reconduction d’allégements d’impôts bénéficiant aux classes moyennes, ainsi que d’incitations fiscales encourageant les entreprises à investir dans les énergies nouvelles. L’augmentation du plafond de garantie des dépôts bancaires de 100 000 à 250 000 dollars a aussi séduit les parlementaires. Ces modifications ont porté leurs fruits au Sénat où dès mercredi, le « plan Paulson » amendé a été adopté à 74 voix contre 25.

À cinq semaines des législatives, il aura fallu tous ces amendements pour surmonter la méfiance des élus de la gauche du parti démocrate, outrés que le texte ne prévoie pas grand-chose pour aider les foyers surendettés à éviter la saisie de leur logement. À l’inverse, des républicains les plus conservateurs ont mis de côté leur opposition au principe du recours aux fonds publics pour éponger les pertes de banques jugées irresponsables. Pour les rallier, Henry Paulson promet de revendre dans quelques années, avec des profits, les actifs douteux qui seront achetés au cours des prochains mois. Le coût net du plan pour le contribuable en serait grandement réduit.

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