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Situation tendue à Madagascar où l’opposition revendique le pouvoir

L’opposant malgache Andry Rajoelina, qui a reçu le soutien de l’armée, a exigé, en début d’après-midi samedi 14 mars, la démission du président Marc Ravalomanana : « Il n’y a qu’une seule exigence, c’est le départ de Ravalomanana (…) Nous attendrons quatre heures. Moi, Andry Rajoelina, suis prêt à assurer la transition démocratique », a-t-il lancé devant près de 15 000 personnes réunies sur la place du 13-Mai, dans le centre de la capitale, Antananarivo.

Dans la matinée, un cabinet de l’opposition, nommé pour remplacer l’actuel gouvernement, s’est emparé des bureaux, désertés, du premier ministre. « Le président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, et le gouvernement sont déchus de leur fonctions », a alors déclaré le « premier ministre » de l’opposition, Roindefo Zafitsimivalo Monja. Ce dernier a annoncé que le « gouvernement de transition exerce immédiatement ses fonctions » et prend « l’engagement d’organiser les élections présidentielle, législatives, communales dans un délai qui ne peut dépasser 24 mois ». Ce texte, signé par Andry Rajoelina, a été déposé devant la Haute Cour constitutionnelle, priée d’en « prendre acte ».

« CE MOUVEMENT RESTE UNE MANIFESTATION DE RUE »

En début de soirée, l’opposition n’avait pas indiqué ce qu’elle comptait faire après l’expiration de son ultimatum, alors que l’armée a pour le moment exclu de marcher sur le palais présidentiel où se trouverait le chef de l’Etat. Ce dernier a répondu aux manifestants par un communiqué. Si les leaders de l’opposition « ont pris la Primature [bureaux du premier ministre], ils n’ont pas le pouvoir que donne le peuple par des élections démocratiques », indique le communiqué. « Ce mouvement est, et reste jusqu’à maintenant, une manifestation de rue, qui utilise la terreur et la répression pour survivre. Une auto-proclamation ne donne pas de pouvoir légal », poursuit-il.

Alors que la question d’un coup d’Etat rampant a pu se poser, le nouveau chef d’état-major de l’armée, André Andriarijaona, a déclaré samedi qu’il n’y avait pas lieu à ce stade de déployer l’armée vers le palais présidentiel, tout en se disant prêt à soutenir l’opposition si nécessaire. Madagascar est plongée depuis fin janvier dans sa pire crise politique depuis l’avènement au pouvoir de M. Ravalomanana en 2002. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées dans ce conflit depuis la début de la crise, le 26 janvier.

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