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France – Afrique: « Biens mal acquis »: le parquet de Paris opposé à l’ouverture d’une information judiciaire

AP | 01.04.2009 | 16:13
Le parquet de Paris s’oppose à l’ouverture d’une information judiciaire à la suite d’une plainte visant trois chefs d’Etat africains par des associations qui les accusent d’avoir acquis en France des biens immobiliers grâce à des fonds publics détournés de leur pays, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le 2 décembre, deux associations, Transparence International France et Sherpa ainsi qu’un ressortissant gabonais ont déposé une plainte contre X pour « recel de détournement de fonds publics », « blanchiment », « abus de biens sociaux » et « abus de confiance ». Elle vise les présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale).

Le parquet de Paris considère que les plaignants n’ont aucune qualité à agir en France, relevant qu’il n’y a pas d’indices d’infractions en France et mettant aussi en avant l’ancienneté des faits dénoncés par les associations et surtout l’immunité dont bénéficient les chefs d’Etat en exercice.

Les services du procureur de la République, qui avait déjà classé sans suite la plainte simple déposée par les deux associations à la suite d’une longue enquête préliminaire, vont donc transmettre au doyen des juges ses réquisitions de refus d’informer sur cette affaire, a-t-on précisé de même source. Des réquisitions qui ne lient en rien le magistrat instructeur.

L’enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris a recensé les nombreux biens immobiliers acquis par ces chefs d’Etat ou par leurs familles -une dizaine au nom d’Omar Bongo-, notamment dans les quartiers chics parisiens, identifié les comptes bancaires des présidents et de leurs familles ainsi que les nombreuses voitures de luxe -Aston Martin, Bugatti ou Mercedes, achetées parfois en espèces. Le fils du président guinéen ayant acheté une quinzaine de véhicules pour près de 5.700.000 euros, selon des éléments de l’enquête dont l’Associated Press a pu prendre connaissance.

L’épouse du chef d’Etat gabonais, Edith Bongo, décédée mi-mars à Rabat (Maroc), était la fille de Denis Sassou Nguesso.

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