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Afrique centrale : Le PRASAC creuse le sillon de l’«agriculture durable»

Un colloque sur le thème «Savanes africaines en développement : innover pour durer» tiendra ses travaux du 20 au 24 avril prochain à Garoua, au Cameroun, à l’initiative du Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (PRASAC). Ces assises doivent notamment permettre de tirer le bilan des recherches menées dans la sous-région pour adapter les innovations de la recherche en développement agricole aux impératifs climatiques actuels, ainsi qu’à ceux de la biodiversité et du développement durable.

Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (PRASAC) et ses partenaires, notamment le Centre international pour la recherche agricole et le développement (CIRAD), organisent du 20 au 24 avril prochain à Garoua, au Cameroun, un colloque sur le thème «Savanes africaines en développement : innover pour durer».

Les résultats du projet Appui à la recherche régionale pour un développement durable des savanes d’Afrique centrale (ARDESAC), mené de 2004 à 2009, y seront notamment présentés.

«La filière du coton a subi d’énormes turbulences économiques. Sur le plan climatique, la pluviométrie est devenue beaucoup plus aléatoire. Quant à la gestion des ressources et des espaces, elle fait l’objet de conflits plus aigus», a notamment expliqué Lamine Seiny Boukar, directeur général du PRASAC.

Ces changements ont mis en perspective de nouveaux défis que les chercheurs de la région, organisés en réseau grâce à la coordination menée par le PRASAC depuis une quinzaine d’années, ont tenté de relever au travers de treize programmes de recherche centrés sur trois axes : la gestion des espaces, des ressources naturelles et de l’environnement, l’aide à la décision pour les exploitations et les systèmes de production et enfin l’organisation des filières et la valorisation des produits.

«Avec les évolutions climatiques, il a fallu mettre en place des itinéraires appropriés, avec des semences adaptées et des techniques destinées à conserver l’humidité et la fertilité du sol. Nous avons co-construit des méthodes et des outils d’aide à la décision dans les exploitations familiales. Pour aider les agriculteurs, nous leur diffusons une information sous forme de fiches techniques. Nous avons également publié un atlas des savanes», a déclaré monsieur Seiny Boukar, précisant que quelques cent chercheurs ont été impliqués dans les projets liés à ARDESAC.

Constitué dès l’origine comme un outil de coopération régionale du Coraf/Wecard, le Prasac est par la suite devenu une institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Son mandat a été étendu en 2007 à l’animation de la recherche agronomique menée par les instituts de recherche et les universités des six pays de la CEMAC, et plus seulement en zone de savane.

«Cela étend le champ des recherches aux forêts, avec le Bassin du Congo et les cultures pérennes, mais aussi au Sahara, avec le Tchad, et aux zones côtières, avec la pêche et la pollution», a indiqué le directeur général du PRASAC, soulignant que près de 35 millions d’habitants sont concernés.

De 1998 à 2002, le PRSAC a reçu 3 millions d’euros de la part de la France avec la mission d’organiser la coordination scientifique et de mobiliser les compétences nationales sur la zone des savanes.

Le succès de ce programme a conduit à poursuivre les travaux au travers du projet ARDESAC, également financés par la France à hauteur de 3 millions d’euros pour la période 2004-2009.

Publié le 11-04-2009 Source : TV5Monde Auteur : Gaboneco

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