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Gabon: Trois questions à Jean Pascal NDONG, président de l’Union internationale de la Presse Francophone, Section Gabonaise

A quelques heures de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dimanche 3 mai, le correspondant de GABONEWS à Port-Gentil, capitale économique gabonaise (sud) a rencontré Jean Pascal Ndong, président de l’Union de la Presse Francophone (UPF) section-gabonaise, également vice-président international chargé de l’Afrique centrale, qui évoque, entre autres, les réalisations menées à la tête de la structure qu’il dirige 6 ans.

Dans cet entretien, Jean Pascal Ndong évoque également l’état de la presse au Gabon et la tenue depuis samedi de l’atelier consacré à la « liberté de la presse », organisé dans la seconde ville du pays et dont les travaux s’achèvent ce dimanche.

GABONEWS:- Quelle signification donnez-vous au choix de Port-Gentil pour abriter les manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la 19ème Journée internationale de la liberté de la presse ?

JPN: – « Nous avons voulu délocaliser cette journée parce que le Gabon ne se limite pas à Libreville. Nous avons souvent organisé des événements dans la capitale. Nous avons pensé qu’il était opportun de nous déporter à Port-Gentil afin de retrouver nos confrères qui exercent aussi dans la province. Il s’agit, ici, de réfléchir ensemble sur la thématique soumise à notre appréciation à savoir « Le potentiel des médias: Dialogue, compréhension mutuelle et réconciliation », mais aussi, partager le savoir avec nos collègues avec le soutien d’éminents conférenciers. Ce n’est pas fréquent que nous pussions disposer d’un tel panel. Dans l’avenir, nous allons réfléchir sur le choix d’une autre ville du pays pour abriter cette journée ».

GABONEWS: – Depuis que vous animez la Section gabonaise de l’UPF, quel bilan ?

JPN: – « Je suis à la tête de la Section Gabonaise de l’Union de la Presse Francophone depuis Mai 2003. J’ai remplacé le premier président de ladite section, Samson Ebanguili. Mon baptême de feu fut l’organisation de la 35 ème assise de la presse francophone au Gabon en novembre 2003. Nous avons reçu, avec l’appui du président de la République, Omar Bongo Ondimba, près de 250 journalistes venus du monde entier. Nous avons travaillé aussi sur la promotion de la section parce qu’il y avait un souci de vulgarisation dans les milieux de la Communication.

Par la suite, il a fallu restructurer et redynamiser la section aussi bien au niveau des textes que sur la reconnaissance légale. C’est vrai que nous appartenons à un organisme international dont le siège est à Paris (France). Mais dès lors que nous formons un groupe qui doit travailler avec les autorités, nous entrons directement sous le coup de la loi relative à la formation des associations. Outre, ces aspects légaux, nous avons organisé des séminaires en partenariat avec les associations ou le ministère de la communication.

L’UPF a fait bénéficier des formations aux journalistes parfois qui ne sont pas membres. Elle est aussi montée au créneau pour dénoncer des actions, lorsque le Conseil national de la communication (CNC) suspend une publication ou lorsqu’un journaliste est en garde à vue, en détention préventive ou incarcéré.

Depuis octobre 2008, j’ai la responsabilité de l’Afrique centrale. Je suis le vice-président à l’issue des assises de Montréal (Canada). J’ai été élu vice-président international chargé de l’Afrique centrale. C’est à ce titre que je rentre des deux Congo où j’ai effectué une mission de restructuration des sections UPF et de sensibilisation des journalistes des deux pays sur les questions liées à la responsabilité, l’éthique et la déontologie journalistique ».

GABONEWS: – Pouvez-vous nous faire un état des lieux de la presse au Gabon, ses forces et faiblesses ?

JPN: – « Nous avons encore un problème au niveau du GABON. C’est la solidarité! C’est un sérieux problème, si nous ne sommes pas solidaires, nous ne pouvons pas travailler ensemble. C’est une entrave à l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes. Parce que nos autorités sont à mesure de nous dire que ce n’est pas en ordre dispersé que vous devez venir vers nous pour solliciter des choses !

Il y a déjà la subvention à la presse écrite privée et en ligne avec en perspective le Fond National d’Aide à la presse au Gabon, FONAPRESSE, la loi sur la dépénalisation et délits de la presse qui n’est toujours pas adoptée dans notre pays. Autant de paramètres qui devraient plutôt induire la solidarité de la corporation.

Malheureusement, la presse au Gabon, chaque publication, chaque organe fait son petit ménage dans son coin. Il suffit de parcourir les quelques publications pour voir les journalistes se « rentrer dedans », à travers des articles. Ce n’est pas digne des personnes qui appartiennent à la même corporation ».

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