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Gabon: Mesure de pollution sonore avant une éventuelle « interdiction du bruit en milieu urbain»

Le Chef de Service environnement rural et urbain de la Direction de l’Environnement, Chimène Ntougou, a déclaré que les opérations de mesure du bruit initiées depuis mardi dernier, prolongées ce jeudi dans les environs du Centre Hospitalier de Libreville (CHL), devraient contribuer à « renforcer le décret d’application de l’article 41 du code de l’environnement inhérent à l’interdiction du bruit en milieu urbain ». Madame Chimène Ntougou explique que ces mesures de pollution sonore ne représentent que le « lancement de la campagne, elles permettront d’évaluer l’ambiance sonore dans la ville, selon les quartiers et les points ».

A terme, il est envisagé la constitution d’une véritable « carte de bruit » de Libreville.

La responsable poursuit, par ailleurs, en indiquant que ces opérations serviront plus tard à « réfléchir sur le renforcement du décret d’application de l’article 41 du code de l’environnement inhérent à l’interdiction du bruit en milieu urbain ».

Le phénomène des nuisances sonores dans la commune de Libreville, notamment à l’heure de pointe, constitue un véritable problème de société.

ECHELLE DU BRUIT

Ainsi, au cours d’une de ces « opérations test », ce jeudi aux abords du CHL, l’écran du sonomètre des agents de la direction de l’environnement oscillait entre un affichage minimum de 75 décibels et de 95 décibels au maximum.

Sur « l’échelle du bruit » qui fait le rapport entre le type de bruit, le nombre de décibels et les effets sur la perception auditive, ces deux taux correspondent au « seuil de risque », a-t-elle expliqué.

A côté des dispositions gouvernementales, une réglementation relative à la pollution sonore existe également au niveau municipal.

L’Hôtel de ville via l’Inspection Générale Municipale met à disposition du public le numéro d’appel de sa cellule (06 05 99 99) pour signaler que si « vous êtes dérangé par le bruit à Libreville », il vous suffit d’effectuer un appel.

Cette antenne d ‘écoute est consacrée « aux doléances des usagers confrontés aux nuisances sonores de quelque nature que ce soit : bar dancing ; églises et occasionnellement les particuliers qui organisent des manifestations sans en recourir à une autorisation officielle», indique sous couvert de l’anonymat une source de l’Inspection Générale Municipale.

Ainsi, « par le biais d’une disposition réglementaire (l’Arrêté n° 310 datant de 2004) relatif aux questions d’hygiène et d’insalubrité sur la commune de Libreville, tous citoyens peut formuler une plainte, spécifiant les détails où la nuisance est ressentie, adressée à l’Inspecteur Général Municipal ».

LE BRUIT UN PROBLEME DE SOCIETE

Les autorités municipales se réservent le droit d’infliger des amendes conformément aux dispositions en vigueur.

Pourtant, s’agissant de l’initiative « Le bruit !!! Un problème de santé », cette même source à déplorée devant GABONEWS qu’« aucune sollicitation de collaboration, aucune démarche officielle », n’aient été formulées par la Direction de l’environnement à l’endroit de la cellule de pollution sonore de l’Inspection Générale Municipale de la commune de Libreville.

Vendredi, le Gabon célèbre la Journée mondiale de l’Environnement autour du thème : « Votre planète a besoin de vous, unissons nous contre le changement climatique».

Depuis mardi, des manifestations sont organisées dans la capitale dans le cadre d’une semaine dite de l’Environnement consacrée à la sensibilisation, à travers des ONG œuvrant pour la protection de la nature.

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