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On entend d’ici et lá que le choix du futur président Gabonais passe par l’acceptation des réseaux Elyséens. Déjá il y a obstruction et ingérence. Qui leur confere ces droits? par Donatien Mandja

Au Docteur Mengara,

C’est un geste déjá compatriote que de reconnaitre que le Gabon rentre dans l’histoire pour avoir á sa tete une femme hors norme comme Presidente de la république, soit elle par intérim. Mais ne serait-il pas aussi volubile de concéder l’exceptionalisme dont les acteurs politiques gabonais et le peuple font montre en ne s’agitant pas dans la violence et dans les assassinats politiques comme il est vu tres souvent partout en Afrique quand un dictateur quitte le pouvoir. Et meme sous d’autres cieux, beaucoup auraient profiter de l’absence du Président, pendant un mois, pour dilligenter un coup d’état. En cela encore, le Gabon est une exception en Afrique Sub-Saharienne. Contrairement á ce que la presse francaise s’est pressée á véhiculer et meme á instrumentaliser, le Gabon a respecté toutes les mesures constitutionnelles bien que j’admette, comme vous, que cela aurait du se faire beaucoup plus tot.

Etre dans l’opposition ne signifie pas toujours etre en désaccord catégorique avec « toutes » les actions menées par les membres au pouvoir. Certes,on peut critiquer avec la derniere énergie certaines dispositions politiques mise en place quand celles-ci détériorent systématiquement l’ascension du pays dans l’intégration á l’économisation de la gloabalisation comme il est tres souvent le cas dans notre cher pays; mais on peut aussi, surtout á ces moment tres délicats de l’avenir socio-politique et economique du Gabon, applaudir les réalisations positives de ceux qui nous servent pour l’instant de gouvernants. C’est pourquoi, lorsque vous félicitez son Excellence Rogombé, mon coeur se sent fier d’etre gabonais, car sur cette question relative au respect de la loi fondamentale qui vient d’etre appliqué, oppostion comme majorité claque des mains pour l’exemplarité que nous montrons aux pays freres et á toute la communauté internationale qui nous regarde tres cyniquement avec l’envie, en ce qui concerne la France, de nous voir nous lancer dans des violences fracticides. France24, en tout cas, ne se retient pas d’extérioriser la révolte–parfois ethnique, parfois clanique–dans ses éditions avant meme que les dés ne soient lancés.

D’une part,Je constate également en lisant votre discours que vous comptez etre candidat á l’élection présidentielle; j’espere de tout coeur que ca se fera et qu’en ce moment meme vous prenez toutes les dispositions pour entrer au pays. Dans le contexte actuel, tellement que nos dirigeants ne veulent pas ternir encore plus l’image international du Gabon, j’ose croire qu’ils vous permettront l’acces á Libreville plus aisément. Je sais que, dans l’art, vous ne saurez tarder de nous tenir informé á ce sujet.

Je constate aussi que dans votre discours vous parlez de transmettre une nouvelle constitution, certainement sur le mode du scrutin á un tour, á son Excellence Rogombé. Déjá le contexte constitutionnel actuel renie tout autre tripatouillage de la constitution qui, si c’était possible, voudrait dire que les deux-tiers de chaque chambre devrait approuvé l’amendement que vous proposez pour son exécution. Si c’etait possible combien de temps en plus ca prendrait? Non seulement en proposant cela vous rentrez dans l’illégalité constitutionnelle, mais aussi vous nous faites rappeler les errements bongoistes d’assujetissements décisionnels et idéologiques en considérant pour vrai et ultime toutes pensées subjectives á vous. Et puis, durant son intérim la constitution gabonaise stipule que le nouveau Président ne peut réviser ou amender les articles de la loi fondamentale. Donc, il est préjudiciable de demander une telle révision.Je ne sais pas si vous vous en rendez compte.

D’autre part, il serait préférable d’éviter tout acte qui temps á retarder le processus électoral; cela ne sert qu’á nourrir une atmosphere d’incertitude et de tension. D’ailleurs, je ne suis pas du tout pour ce deuil national de trente jours qui ajourne la campagne et l’élection. J’ose espérer, bien que j’en doute un tout petit peu, que nous aurons un président élu avant la fin du mois d’Aout.

L’heure est au changement, certes, mais aussi á la solidarité et l’unité nationale qui font que tout citoyen de différents bords ethniques reste d’envie dans la Concorde et la Fraternité, peu importe leurs idéologies politiques. Il n’y a qu’en Afrique que la majorité au pouvoir et l’opposition se voient comme des ennemis au point de se poignarder. Le changement appelle aussi á la cohabitation politique féconde, dont on parle peu, malgré les inconsistences théoriques. En politique,on peut etre en désaccord catégorique aujourd’hui et prendre un verre ensemble le lendemain, dans l’intéret national. C’est cette nouvelle page dont nous devons rever pour le Gabon nouveau, exclu des priorités régaliennes individuelles.

En outre,une discussion franche, au sein d’un référendum ou d’une commision paritaire mixte des élus locaux, sur l’omniprésence de la France dans nos affaires internes doit avoir lieu. On entend d’ici et lá que le choix du futur président Gabonais passe par l’acceptation des réseaux Elyséens. Déjá il y a obstruction et ingérence. Qui leur confere ces droits? Peut-etre que cela á avoir avec les traités économiques, militaires et politiques signés avant et apres la colonisation.

C’est pourquoi, au lieu que de demander une révision de la constitution dans des moments comme celui-ci, il est peut etre temps de commencer á exiger des autorités gabonaises une révision complete des traités coloniaux et post-coloniaux, lesquels semblent maintenir le Gabon et l’Afrique francophone en général dans un état de dépendance vis-á-vis de la France. Cette France qui s’amuse á placer, á protéger et ensuite á critiquer et á destabiliser nos « dictateurs ». Le vieux Bongo a longtemps appelé la France un grand ami, mais dommage pour lui, Paris n’a que des intérets. Et pourtant, comme le dit Eva Joli, Bongo a plus servi la France qu’il n’a servi son propre pays, mais cela n’empeche pas que Sarkozy et les médias le dénigre á tout bout de champ. Le Mollah en était tres attristé, malheureusement, tout comme Mobutu.

Ce contexte de dépendance que nous avons á l’égard de la France ne pourra pas permettre au futur Président, meme pas á un « Mengara » si élu, de développer les activités financieres et économiques du pays et de choisir librement ses propres partenaires á moins que ne soient réhabiltés nos accords stratégiques, monétaires et fiscales.

En effet comment comprendre que tous les avoirs du Gabon, budgets inclus, en monnaies étrangeres et en Franc CFA, se trouvent au Trésor Central Francais?

Comment encore comprendre que le Franc CFA,notre monnaie néocoloniale, est imprimé á ce meme Trésor Central Francais et qu’il n’existe toujours pas une Banque Centrale Gabonaise pour le faire et prendre le controle sur les taux de change et d’intérets qui, grace á la France,malheureusement, ne sont point fixe mais plutot en fluctuation perpétuelle? C’est grave.

La France controle notre politique monétaire et nos réserves en monnaies étrangeres (dollars, euro, yen, la livre), essentielles dans les relations de libres échanges. C’est la meme chose pour tous les pays d’Afrique Francophone et meme pour les budgets de la CEMAC de pres de soixante mille milliards de FCFA qui ne se trouvent pas á la BEAC mais en France.

Donc, non seulement « ces argents » font tourner l’économie francaise sans remord, mais en plus ce systeme de corruption outranciere permet á la France de nous imposer des criteres de dévoleppement malproprement discriminatoires. Si nos dirigeants réfusent de suivrent cette logique, comme Gbagbo l’a fait,ils risquent de se voir susprendre les transferts de leurs propres capitaux, causant des pertubations financieres mais aussi des révoltes massives des populations qui, tres souvent, ignorent le jeu international de la politique de l’économie francaise en Afrique. Dans ce contexte, Gbagbo n’a pas pu résister et á vite fait d’aller sur la table de renégociations avec la France. C’est de l’intimidation et de la répression monétaire.

Au-delá de nos problemes nationaux, j’aimerais bien voir le BDP et d’autres partis de l’opposition articuler les répressions macroéconomiques mise en place par la France et la communauté internationale sur les pays du tiers-monde, partant de l’Afrique, et dans notre cas du Gabon. Ce sont des répressions qui font que meme le Président le plus sobre et transparent aura du mal a emmené le pays au rang de ceux developpés.

J’éviterai ici d’enoncer les termes de libres-échanges discriminatoires qui existent au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce, ou des conditionnalités pénibles du FMI et de la Banque Mondiale qui sont nuisibles au role de l’état dans l’economie; á la compétition et création des compagnies nationales;au développemt des programmes sociaux; aux mesures anti-inflationiste; et au cout de la vie au point ou Koffi Annan recommende aux pays africains de se contenter de leurs propres resources financieres et de se retenir d’empreinter en se spécialisant dorénavant beaucoup plus dans certains secteurs tertiaires; en exportant trois fois plus dans la sous-region et á l’international; en investissant dans les infrastructures et donc en privillégiant beaucoup plus les investisseurs étrangers.

Tout ceci pour dire qu’au delá du systeme bongoiste qui prend fin, il y a d’autres problemes beaucoup plus importants dont les africains parlent peu, et essentiels á l’intégration mondiale: la répréssion monétaire et fiscale du Gabon par la France; l’omniprésence francaise sur tous les plans de l’activité economique et politique gabonaise et meme militaire; le jeu discriminatoire de la politique internationale de l’économie du developpement et des ressources naturelles; le protectionnisme agricole pratiqué par l’Occident (France, USA) et le Japon dans l’ouverture de leurs marchés économiques aux Africains; et l’absence quasi-totale d’une armée nationale puissante capable d’une intervention forte dans le cas d’une piraterie maritime de ses investissements étrangers ou dans le cas d’une attaque rebelle ou terroriste.

N’oublions pas qu’il y a un autre un ennemi qui est la France et ses réseaux financiers occultes d’un autre temps, qui ne coincident plus avec les réalités modernes.

Nous voulons un Gabon en paix, une élection transparente, une révision du fichier électoral sans embuche et une cohésion sociale exemplaire sans effusion de sang á base ethnique ou clanique. Les yeux du monde sont tournés sur nous. Quoique l’on dise, dés que que Bongo est mort une nouvelle page s’est tourné dans l’histoire du Gabon meme si il y a encore des pédégistes, c’est inéluctable, ce sont des gabonais avant tout malgré les lourdes fautes de leur part. Quiconque gouvernera les associera forcément á la nouvelle donne, c’est du fair-play politique que tout grand état pratique. Et un régime de 41 ans aura la peau dure á s’évaporer aussi facilement. Ils font partie d’une solution au developpment du Gabon tout comme l’opposition qui, cette fois-ci, se fera entendre.

Je vous remercie, Docteur, pour ce site que vous avez mis en place par lequel chaque Gabonais peut exprimé son avis.

Respectueusement,

Donatien Mandja, un Gabophyle au Patriotisme.

Exprimez-vous!

  1. Bravo M. Mandja, il donc possible de rencontrer des gabonais comme vous avec une bonne culture et une analyse sérieuse des problèmes qui minent notre Gabon et notre Afrique. Merci de continuer à nous instruire.

  2. Monsieur Mandja,

    Félicitations pour votre intervention, c’est un réel plaisir de vous lire. Votre modération et votre analyse politique met du baume au coeur en ces temps de doute et d’incertitude. Il faut espérer que nos frères seront nombreux à faire preuve d’autant de maturité dans un proche avenir.

    Carmelitas

  3. franchement pourqui se prennent ces français.le temps bongo est fini et donc la colonisation fini aussi.donc qu’ils ne se mêlent pas de nos choix.
    d’abord,ils trahissent quelq’un qui les servi et aidé pendant 41 ans et en le remerciant,ils veulent s’accaparer de ses bien en disant que ce sont des bien mal acquis et que c’est au peuple gabonais.
    si c’est bien au peuple gabonais,donc ils ne trouveront pas de complication de les remettres au nouveau dirigeant,alors.
    ils oublietn vite bien des choses;d’abord Bongo avait financé leur campagne(chirac et sarkosi) et aussi avait bien géré les relations franceafriuque.
    mais c’est aussi une leçon pour nos dirigeants,qu’ils comprennet qu’en politique il n’ya pas pas d’amis mais des inérêts.
    donc que les français ne trouvent pas de mani pour nous guidé,on a pas besoin d’eux;et aussi,qu »ils ne se servent pas de notre argent pour resoudre leur crise economique.
    president meme si tu as été comme le pensent beaucoup de gens,repose en paix

  4. Je vous écoute,mais parfois je suis « interpellé » de « VOTRE » ingéniosité….

    Il n’y’a qu’en Afrique,où quand un pays n’a pas conn <>, il est considéré comme « prohète », »un savant », »un Sage »…

    C’est normal que les occidentaux disent du bien d’O.B,vu qu’avec sa bénédiction,ils ont pillé nos richesses minières…

    Je vais d’abord vous dire qu’O.B est venu au pouvoir,sans être élu (officielle)…officieusement,c’est la France qi l’a mis,que le défut Léon Mba est décédé…Il y’a eu un <> -je vous invite à prendre votre « Histoire,la version réelle »…

    De plus,c’est un dictateur,il a fait plus de 40 ans au pouvoir,il a été élu aux dernières élections aux premeirs tours,car il n’y’avait pas de second tour…Il a perdu autat contre Mba Abessolo que contre Manboundou…

    Au gabon,il n’y’a pas la démocratie,de liberté.Combien de personnes ont été tuées pendant les années 90? que dire de Martine Oulabou ou Joseph Redjambé? Combien de personnes sont interdites de renter au pays ? Monsieurs Mar Ona Essangui a fait la prison,simplement à cause de son association « Publiez ce que vous Payez »…Que dire de Ben Moubamba…L’affaire Ala FAll..Que dire des bien d’OB en france et ailleurs,pendant que les étudiants cherchent où dormir en France ou ailleurs…Et les Nombreux achats luxeux que sa défunte Femme Congolaise,dont le père a fait un coup-d’Etat au ongo-brazza,avec le Trésor Gabonais…

    On a un Pib équivalent à celui du Portugal,pourtant on est à peine (grossièrement) moins de deux millions d’habitants,et pourtant pas de routes,moyens de communications et transports obscellets….Le premeir employeur Gabonais c’est la fonction publique….Mëme le mali ou la côte d’ivoire n’a rien à nous envier sur le plan agricole ou économique…

    Actuellement,les étudiants n’ont pas cours ainsi que les élèves..et pas sûre qu’il y’aura le baccalauréat pour nos jeunes frères…

    Une disparité de développement des provinces,en faveur de Téké,des Obamba,des Nzébis (dans la généralité et non la totalité) car province de barons,d’O.B…Ils ont des largesss en conséquence.

    Ne nous menttons pas,il n’a rien fait de bien,de manière locale…Et c’est pas la S.E.E.G,l’O.P.T,SOGRATRA,Le TRANSGABONAIS,AIR GABON qui pourra dire le contaire…Ni Souah Thomas…

    Rappeller vous du drame avec le crash au bord de mer, à cause de somme d’argent, on a fait mourrir des personnes…

    Tôt ou Tard, L’histoire fera sa part de vérité…ET leurs escendances vivront avec ce poids….

  5. La convivialité constatée dans l’actuelle transition politique gabonaise doit être entendue comme relative à notre propre vision du Gabon forgée en grande partie par nos défunts Présidents(qui peut certes constituer un exemple à suivre):pays de consensus dans la diversité pour la promotion du bien-être économique et social.

    Il serait moins humble sinon cynique de voir en un tel climat de paix une occasion de faire aux autres des leçons de démocratie;une démonstration de notre excellence là où ils ne réussissent pas encore.L’Afrique n’a pas besoin de ce genre de relativisation Afrique,mais de plus d’humilité,de solidarité et évidemment de magnanimité.

    Cette magnanimité,on la vit déjà en ces moments de pleurs de notre Président,à travers les soutiens divers et autres consolations de la part de milliers de nos frères et soeurs Africains,qu’ils soient sur le continent ou dans la diaspora;ça aussi,c’est une grande première en Afrique!!!!!!

    Que toutes nos soeurs Africaines et frères Africains reçoivent ici,par mon biais,les remerciement et la reconnaissance du peuple Gabonais en ces moments pathétiques de son histoire.

    VIVE L’UNITE GABONAISE,

    VIVE L’UNITE AFRICAINE

  6. La convivialité constatée dans l’actuelle transition politique gabonaise doit être entendue comme relative à notre propre vision du Gabon forgée en grande partie par nos défunts Présidents(qui peut certes constituer un exemple à suivre):pays de consensus dans la diversité pour la promotion du bien-être économique et social.

    Il serait moins humble sinon cynique de voir en un tel climat de paix une occasion de faire aux autres des leçons de démocratie;une démonstration de notre excellence là où ils ne réussissent pas encore.L’Afrique n’a pas besoin de ce genre de relativisation Afrique,mais de plus d’humilité,de solidarité et évidemment de magnanimité.

    Cette magnanimité,on la vit déjà en ces moments de pleurs de notre Président,à travers les soutiens divers et autres consolations de la part de milliers de nos frères et soeurs Africains,qu’ils soient sur le continent ou dans la diaspora;ça aussi,c’est une grande première en Afrique!!!!!!

    Que toutes nos soeurs Africaines et frères Africains reçoivent ici,par mon biais,les remerciement et la reconnaissance du peuple Gabonais en ces moments pathétiques de son histoire.

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    VIVE L’UNITE AFRICAINE

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