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Gabon: Des félicitations nombreuses et variées pour le président élu, Ali Bongo Ondimba (Analyse)

Libreville, 8 septembre (GABONEWS) – Le devenir du Gabon s’est donc joué le 30 août dernier par l’élection du 3ème président, Ali Bongo Ondimba, dont la victoire a été confirmée par la Cour Constitutionnelle.
Actualité du :09/09/2009

Quelques heures après la proclamation de son succès par le juge électoral, le candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), recevait des messages de félicitations venus de divers horizons. La vie internationale est ainsi rythmée, c’est vrai.

Mais, la reconnaissance par des personnalités aussi diverses et variées de l’élection d’Ali Bongo Ondimba comporte une forte charge diplomatique suffisante pour convaincre que la présidentielle gabonaise a bel et bien rendu son verdict et qu’il importe de construire l’avenir.

Il suffit d’illustrer ce postulat par le tout premier message écrit, adressé par Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais, à Ali Bongo Ondimba.

Le désormais doyen des dirigeants de la sous-région après la disparition d’Omar Bongo Ondimba, Paul Biya, dans son texte, relève tout d’abord qu’ au « terme d’ un scrutin âprement disputé », Ali Bongo Ondimba a été porté à la présidence de la République et que cette « confiance » dont il a été investi était « assurément porteuse de nouveaux espoirs pour votre peuple » avant de mentionner qu’« elle est aussi chargée de grands défis, ceux de la paix, du développement et du progrès auxquels aspirent particulièrement les peuples africains ».

Des mots empreints de sagesse venus du président Biya et qui sonnent comme un cinglant démenti aux soupçons et autres allégations qui avaient alimenté la précampagne.

Il se murmurait que Yaoundé adoubait un des prétendants à la magistrature suprême, sans toutefois le citer.

Certains esprits y avaient vu un soutien à une candidature portée par un membre issu d’une ethnie proche de celle du n°1 camerounais.

Très vite, des responsables camerounais étaient montés en première ligne pour repousser ces rumeurs de nature à jeter le trouble dans les esprits des communautés des deux pays, séparées par le Ntem, dans le septentrion gabonais.

Convaincu d’une victoire le 30 aout, le candidat intergénérationnel n’avait-il pas annoncé, lors d’une émission télévisée peu avant la campagne, qu’il consacrerait sa première sortie hors des frontières nationales à un pays de la sous-région ?

Les faits récents démontrent que cette destination n’est plus… virtuelle.

AUTRE TEMPS, AUTRES MŒURS

L’axe Libreville-Rabat devrait se « renforcer ». Tel est le vœu exprimé par le Roi du Maroc dans ses félicitations au « nouveau président gabonais, homme d’Etat expérimenté, à même de réaliser les ambitions de son peuple qui aspire à davantage de progrès et prospérité dans la stabilité et la quiétude ».

Mohammed VI et Ali Bongo Ondimba entretenaient déjà des relations personnelles.

Le souverain chérifien entend conférer, de concert avec le président gabonais, (…) « une nouvelle dynamique aux relations exceptionnelles d’amitié et de coopération fructueuse (…) à même d’en faire un exemple de coopération sud-sud forte et agissante au bénéfice des deux peuples frères et dans l’intérêt bien compris du continent africain ».

Très en pointe dans le combat pour les Etats Unis d’Afrique, le chef de la Révolution libyenne, le Colonel Kadhafi, président en exercice de l’Union Africaine (UA) a plutôt choisi le coup de fil.

Tout un symbole.

Le nouveau doyen du continent, qui, à Tripoli, venait de souffler les 40 bougies marquant son avènement au pouvoir, a salué, dans un entretien téléphonique, le nouveau venu sur la scène africaine.

Mouammar Kadhafi compte sur le « soutien » d’Ali Bongo Ondimba dans sa quête d’une accélération de l’intégration continentale.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale à travers son président en exercice, président de la RDC, Joseph Kabila, s’est jointe autres organisations pour souhaiter plein succès dans le magistère que s’apprête à inaugurer monsieur Bongo Ondimba.

Dans ces moments d’exaltation, la curiosité s’est portée sur la tonalité du télégramme Elyséen.

Au président élu de la République Gabonaise, le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, écrit notamment : « Cette élection est venue souligner l’existence d’un défi commun, celui de la refondation des relations étroites, partenariales et équilibrées entre nos deux Etats ».

Le président Sarkozy estime que « ces relations doivent prendre pleinement en compte les évolutions profondes et les attentes de nos sociétés ».

Autre temps, autres mœurs.

Vraisemblablement, le discours de Paris s’est débarrassé de contours appelés « assujettissement » et « inféodation » qui caractérisaient les rapports franco-gabonais depuis l’indépendance, notent les élites politiques à Libreville.

Toutefois, des observateurs soulignent que les Gabonais ne devraient pas se laisser endormir par cette évolution « programmée » des liens entre les deux pays.

Le destin du Gabon en dépend.

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