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Gabon : Arretons de former nos elites en France par la maison du Gabon

A partir du 15 décembre 2009, la Maison du Gabon lance une campagne de grande envergure intitulée « STOP A L’ENVOI DES ETUDIANTS GABONAIS EN FRANCE ».

L’objectif est de :

• Mettre un terme à la mascarade de la pseudo amitié Franco-Gabonaise et aux accords bilatéraux liés à l’immigration qui en découlent.
• Mettre le Gouvernement français face à sa duplicité et à ses boniments
• Interpeller et mettre le Gouvernement gabonais face à ses responsabilités.
• Informer dans les moindres détails la communauté nationale, où qu’elle soit, des humiliations et vexations dont sont victimes les gabonais en France avec la complicité passive de notre mission diplomatique.

En effet, s’il est un domaine où le mot amitié est impropre, c’est bien lorsqu’il est utilisé pour qualifier les relations entre deux Etats. Mieux, lorsque ces Etats sont dans une relation où le rapport de force est si asymétrique : ici l’ancienne puissance coloniale, là son supplétif « ex-colonisé ». Pis, lorsque ces relations sont plus d’un ordre interpersonnel qu’étatique, surtout si les intérêts de quelques prébendiers en sont le nœud et toute la raison d’être de cette fumisterie.

Le seul véritable ami sur lequel l’Etat français veille et protège jalousement est sans aucun doute le sous-sol du Gabon. Quand son exploitation par la France est menacée, la cellule africaine de l’Elysée se réveille. Une divergence d’intérêt qui tend à montrer que pour le moment, « cette France n’est pas disposée le moins du monde à traiter le citoyen gabonais comme un ami, un partenaire ou un égal , malgré les principes républicains intemporels de Liberté, Egalité, Fraternité, qu’elle scande et aboie depuis plus de deux siècles. Mais à contrario elle exige au peuple gabonais de traiter, l’homme, l’être humain et en particulier l’ami français, sans arrière pensée et conformément aux principes d’Union, Travail, Justice.

Cette France qui demande la création d’un label « Pays amis» pour « son vieil ami le Gabon », n’a pas cessé de nous exaspérer dans la mesure où les 5000 citoyens gabonais résidant sur le territoire français ne sont pas protégés par des accords de coopération mais pourchassés, interpellés, mis en garde à vue, enfermés dans les centres de rétention et expulsés et reconduits à tour de bras parce qu’ils demandent à faire des études, à s’instruire, à travailler, à se soigner, à fonder une famille, tout simplement à vivre. Malheureusement, le pays des droits de l’homme est devenu un endroit malsain qui brise des vies humaines !

S’il y a une relation d’amitié en France et Gabon, nous sommes tentés de dire que c’est entre l’État français, les réseaux d’influences français, le sol et le sous-sol du Gabon. Le peuple gabonais n’est pas partie prenante si ce n’est accidentellement.

Cette attitude irresponsable des autorités françaises est d’autant plus surprenante car sur le territoire gabonais , on dénombre environ 18000 citoyens français, avec 1000 à 1500 français sans papiers, 120 entreprises françaises, 2000 militaires dont un stationnement du 6e bataillon d’infanterie de Marine française et de nombreux lycées et collèges construits et gérés par la France pour séparer ses enfants de la jeunesse gabonaise. Cette quiétude se fait au prix du respect par le Gabon des traités liant les deux pays et prend des allures de la politique d’Apartheid condamnée en Afrique du Sud.

Malgré ces rapports commerciaux importants avec le Gabon, l’Etat français se sert de notre immigration à des fins électoralistes auprès des électeurs de l’extrême, faut-il préciser ! Disons qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce gouvernement qui feint d’ignorer ses engagements en Afrique et au Gabon en particulier, son comportement est de plus en plus innommable envers les anciennes colonies. Il ne recule devant aucune abjection pour faire de l’immigré une variable de sa politique intérieure. La xénophobie et le racisme est désormais assumé et sans complexe. Cette inénarrable France à un comportement inconcevable aux antipodes de ces billevesées droit-de-l’hommistes.

Mais, heureusement, le train de l’indépendance des citoyens gabonais est parti depuis un certain temps et il arrive à quai tranquillement et sûrement avec à bord des élites qui ont compris, depuis des lustres que « la France sans le Gabon est une voiture sans carburant et que le Gabon sans la France n’est plus une voiture sans chauffeur ».

Alors, il est temps de remettre l’être humain, c’est-à-dire le Gabonais, au cœur de cette amitié

Le gouvernement gabonais, suite aux expulsions illicites et très contestées des étudiants gabonais en 2008, avait déjà donné le ton du processus irréversible impulsé par le peuple sur un changement de mentalité dans les relations franco-gabonaises.

Il faut souligner que dans un communiqué historique, il avait fait part de sa surprise en constatant que, « depuis l’arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l’aumône de la France sont véhiculés à un tel niveau de responsabilité ». Naturellement, le Gabon s’étonnait de cette attitude d’autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours : « … Et, si la France estime que l’Afrique lui coûte cher, il lui revient souverainement d’en tirer les conclusions sans être obligée de se justifier de façon aussi péremptoire. Car, l’Afrique saura trouver assurément, des partenaires plus respectueux de la dignité de ses peuples et de la souveraineté de ses Etats. » Les autorités gabonaises conseillaient par conséquent « aux partisans d’une certaine rupture en France » de « rompre avec l’arrogance qui a souvent marqué leurs rapports avec l’Afrique ».

Malgré cet avertissement et ce signal fort , il n’ y a eu aucun changement d’attitude de la partie française en cause mais plutôt une surdité et un aveuglement où cette arrogance persiste encore chez les nostalgiques d’une France-colonie, des irresponsables inconséquents, fondamentalement et profondément égoïstes qui affichent le mépris et l’insolence en se moquant totalement des valeurs républicaines qu’ils prônent, ou en s’invitant dans l’hémicycle de l’assemblée nationale pour demander « le label pays ami de la France » comme le label de viande française, pour non seulement les pays avec lesquels et malheureusement les échanges commerciaux sont un impératif national mais « aussi les nations étrangères qui sont des clients attitrés pour le commerce extérieur de la France et par là prouver l’importance que la France attache aux échanges commerciaux avec ces pays ».

Une vraie monnaie de singe : « Tout dans le commerce et rien dans l’humain ! »

L’amitié France Gabon se révèle à la jeune génération être un tapis roulant d’hypocrisie où l’intérêt est purement économique. Notre pays doit briser les liens avec cette amitié digne d’un autre temps mais imposer des rapports sur le modèle d’une véritable Egalité de traitement, d’un réel principe de réciprocité, du Respect et application des traités franco-gabonais liés à l’immigration et non plus sur la seule et simple exploitation du sous sol gabonais. C’est la seule et unique alternative pour éradiquer la maltraitance administrative des gabonais de France et garantir la fraternité et la paix dans nos pays.

Il y a urgence !!!!!
Depuis plus de dix ans, la maison du Gabon assiste avec stupéfaction à la dégradation sans précédent de la vie des citoyens gabonais en France. Les plus touchés par cette situation sont:
• les jeunes majeurs
• les étudiants
• les jeunes diplômés à la recherche d’une expérience professionnelle
• les enfants de citoyen français
• les conjoints de français etc.

Les expatriés gabonais sont victimes de la violation sans précédent des accords franco-gabonais liés à l’immigration, ils sont confrontés aux conditions d’accueil exécrables en préfecture. Celles-ci les enferment dans une précarité administrative créatrice de difficultés d’ordre social.
Notre association n’est pas la seule organisation à dénoncer avec force cette maltraitance administrative : « L’UNEF », puissant syndicat d’étudiants en campagne pour la régularisation des étudiants sans papier dénonce au vitriole la stigmatisation des étudiants étrangers et la violation de leurs droits les plus élémentaires en parlant d’entorses à la tradition d’accueil de la France et au droit d’étudier qui se multiplient. Ces jeunes, soucieux de l’image de leur pays et du respect des valeurs républicaines, des droits de l’homme et des libertés individuelles, soulignent que chaque année, les étrangers qui viennent étudier en France font face à une machine administrative implacable qui fait basculer des centaines d’entre eux dans l’irrégularité
.
Les jeunes adultes gabonais sont les plus touchés par ce durcissement de la politique d’immigration. Très souvent, après avoir été scolarisés en primaire, collège et lycée, l’accès à l’enseignement supérieur et donc à une instruction de haut niveau leur est interdit.
Ces jeunes qui se retrouvent du jour au lendemain « privés de papiers » vivent pourtant depuis de nombreuses années sur le territoire français, confiés à des tiers (oncle, sœur, ami, famille d’accueil, grands-parents). Ils sont arrivés mineurs et avant l’entrée en vigueur de la convention franco-gabonaise de circulation qui avait instauré le visa long séjour. Mais ils se voient, dès l’âge adulte, transformés en clandestins et traités comme des pestiférés. Leur transformation de « régulier mineur » en « adulte sans papier » les prive d’accès aux soins, au travail, au logement etc.

Cette situation inacceptable est d’une gravité exceptionnelle car après avoir créé les conditions idéales pour briser la vie de jeunes adultes, les autorités préfectorales récoltent les fruits des efforts qu’ils ont fournis pour obtenir les refus d’inscription, l’absence d’adresses et de ressources suffisantes. Nos jeunes majeurs sont basculés dans un univers impitoyable, selon les dispositions de l’article L 511-4 (1°) du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, 1° l’étranger mineur de dix-huit ans », ne peut faire l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière. Dans l’année de leurs dix huit ans, en violation de toutes règles de droit, des récépissés de première demande leur sont délivrés pour leur donner l’illusion d’une garantie de séjour régulier. Mais à 19 ans révolus et seulement pendant le temps scolaire, ils se retrouvent d’abord avec des autorisations provisoires de séjour pour terminer l’année académique et ensuite sans complexe, ils sont « cueillis » en fin d’année académique parce que leur première demande de titre de séjour se solde souvent par une obligation de quitter le territoire français avec pour motif: entrée sans visa réglementaire.

Malgré le fait qu’il ressort de dispositions, éclairées des travaux préparatoires de la loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 que lorsqu’un accord de réciprocité a été conclu entre la France et un pays tiers, les ressortissants de ce pays ont vocation à obtenir de plein droit une carte de séjour temporaire à l’occasion de la première délivrance du titre de séjour et l’article L. 313-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dispose que la carte de séjour doit être délivrée de plein droit à l’étranger ressortissant d’un pays ayant signé avec la France un accord de réciprocité relatif au séjour des étudiants . Les jeunes adultes gabonais régis par l’accord d’enseignement supérieur de 1960 et l’accord cadre de 1971, sont victimes de cette opprobre.

Dans sa campagne l’UNEF se demande s’il est normal qu’un jeune entré en France pendant sa minorité et titulaire d’un baccalauréat français, obtenu à l’issue d’un parcours scolaire en France, soit dans l’impossibilité de poursuivre ses études supérieures en France pour des raisons administratives.

Sur cette lancée, la campagne de l’UNEF met l’accent sur l’injustice faite aux étudiants étrangers régulièrement inscrits à l’université et progressant dans leurs études et qui sont maintenus dans l’irrégularité en se voyant refuser l’attribution d’un titre de séjour étudiant. Ce syndicat martèle avec tristesse et raison qu’être étranger oblige ces étudiants à vivre dans la crainte d’une interdiction de poursuivre leurs études l’année suivante pour des raisons administratives.

L’UNEF souligne très clairement qu’il ne faut plus se leurrer, les étudiants étrangers ne sont pas perçus comme une chance, mais comme des clandestins en puissance dont il convient de se prémunir. Ils sont les victimes impuissantes des règles de plus en plus contraignantes relatives aux conditions de séjour en France.

La Maison du Gabon parle d’atteinte grave à la dignité et au respect des citoyens gabonais. Le sérieux des études des étudiants des pays tiers est évalué par les préfets de France, une situation inédite au monde. L’Etat français qui s’agite autour de la mise en place de « pôles universitaires d’excellence » introduit une discrimination inouïe entre étudiants des pays tiers et les autres en confiant l’appréciation du sérieux de leurs études à des agents de catégorie C ou à des préfets dont le niveau d’études est inférieur à un assistant ou professeur d’université et parfois même à celui des étudiants des pays tiers qu’ils évaluent.

C’est une insulte à la communauté universitaire française et mondiale, c’est une injure à l’intelligence des ressortissants des pays tiers, un bras d’honneur aux familles, aux Etats qui engloutissent d’importants moyens financiers pour offrir, les uns une instruction à leurs enfants et les autres, former des élites.

Le pôle excellence universitaire signifie que l’appréciation du sérieux des études des étudiants français et ceux de l’union européenne est évaluée par la communauté universitaire et ceux des étudiants des pays tiers par des préfets.

C’est d’autant plus dédaigneux et blessant pour les étudiants gabonais car cette directive viole les accords de coopération franco-gabonais liés à l’enseignement supérieur qui exigent l’égalité de traitement entre étudiants gabonais et français au Gabon et en France.
L’UNEF souligne que si l’évaluation du travail et de la progression des étudiants relève légitimement des enseignants et des universités, celle des étudiants étrangers dépend des Préfets, auxquels la loi donne tout pouvoir, de manière discrétionnaire, pour accepter ou refuser, chaque année le renouvellement des titres de séjour ; il rappelle que ces étudiants ont obtenu des universités françaises le droit de s’inscrire et d’étudier, mais une décision préfectorale peut à tout instant contredire la décision pédagogique des enseignants.

Comment des préfectures peuvent-elles s’arroger le droit d’interrompre du jour au lendemain les études d’un étudiant parce qu’il est étranger contre l’avis de la communauté universitaire ? Comment étudier sereinement sous la menace permanente que le titre de séjour étudiant ne soit pas renouvelé à la fin de chaque année universitaire ?

LES EXPATRIES GABONAIS SONT DESORMAIS DES TROPHES DE CHASSE DE LA PRIME AU MERITE DES CHEFS DE BUREAU DES PREFECTURES DE FRANCE »

Au vu des abus commis et des dérives dans le traitement des dossiers des étudiants gabonais, des étrangers dans les préfectures et le silence gardé par le gouvernement français, nous pouvons considérer que celui-ci nie la contribution de ces étudiants :
• au rayonnement scientifique
• au dynamisme de la langue et l’expression culturelle françaises dans le monde ;
• à la croissance de ce pays

Face à une telle méprise, la maison du Gabon exige l’arrêt immédiat de cette chasse à l’homme et de l’abrutissement de toute une génération. Les citoyens gabonais ne sont pas une exception à cette règle même si pour cette communauté dont le rapport TASCA, souligne une immigration quasi nulle voit de plus en plus sur la toile du net une recrudescence d’histoires inédites et surréalistes d’interpellations d’étudiants gabonais à domicile, en cité universitaire, dans les transports en commun et en préfecture. Nos frères et sœurs se retrouvent en garde à vue, en centre de rétention et sont reconduits comme des mal propres, laissant souvent derrière eux une vie (un logement, des abonnements, des factures, des vêtements, des amis, etc.)

La Maison du Gabon soutien la campagne de L’UNEF et répond à ses proposition en demandant au gouvernement gabonais de poser des actes forts et historiques en mettant en pratique notre demande de suspension de l’envoi des étudiants gabonais en France.

Le Gabon ne plus continuer à laisser penser à ces citoyens qu’ils sont des sous-hommes. Il faut offrir un cadre de vie et de travail décent aux futures élites du Gabon. Cette maltraitance laisse des traumatismes mais personne, dans les gouvernements français et gabonais ne s’est demandé : que vont devenir ces enfants, ces hommes et ces femmes dont les droits fondamentaux ont été bafoués ? Et si cette situation perdurait encore, rien de très positif ne pourra sortir de galères pareilles. C’est pourquoi nous estimons qu’il est l’heure, pour le Gabon, de se tourner vers des partenaires plus respectueux de la dignité de son peuple. De nombreux pays francophones ou non sont plus épanouissants à tous les niveaux que la France aussi bien intellectuellement, moralement, mentalement et humainement.

PROPOSITIONS

• La suspension immédiate de l’envoi des étudiants gabonais en France
• Cap vers le pôle excellence des universités et écoles du CANADA, des Etats-Unis, de la Belgique, de la suisse, du Luxembourg, du Sud-est asiatique, la chine, l’inde, l’Espagne etc.
• Etat des lieux et bilan de la situation des gabonais de France
• Etat des lieux et bilan de l’application des accords franco-gabonais
• organisation d’un colloque sur le statut juridique des gabonais de France avec les membres du gouvernement, les membres de la mission diplomatique et les acteurs de la société civile
• La convocation d’une commission mixte avec des propositions fermes de la société civile et du gouvernement
• La révision de tous les accords franco-gabonais liés à l’immigration
• Le retour à la Table des négociations

Cette campagne va durer environ six mois, chaque semaine nous allons faire un zoom sur une préfecture ou sur des situations qui seront publiées sur notre site.

Cette semaine nous allons emmener la communauté nationale et les nations amies dans les méandres du parcours de l’horreur des citoyens gabonais à la préfecture de la Haute-Garonne où le Chef du bureau de l’Asile et du contentieux, Madame SOPHIE PAUZAT, qui s’était déjà tristement illustrée avec la reconduite à la frontière illicite d’une étudiante gabonaise en février 2008, ayant conduit à l’incident diplomatique entre la France et le Gabon. Madame Sophie PAUZAT continue à prendre les expatriés gabonais pour le gibier du Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale.

Depuis le mois de mars 2009, le torchon brûle entre le service étranger de la préfecture de la Haute-Garonne et la communauté gabonaise. Rien d’étonnant à cela car ce service est devenu une cellule de coups tordus dont le but est de refuser les formulaires aux citoyens gabonais, à leur notifier des OQTF , à refuser d’appliquer des décisions de justice, à violer les accords de coopération particulièrement le dernier accord sur la gestion des flux migratoires. Un constat amer, tout simplement effrayant et incroyable.

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