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Gabon : Cours japonais d’aquaculture à Lambaréné

Les pêcheurs de Lambaréné ont pris part le 19 février à un atelier de démonstration d’élevage de poissons en cage flottante organisé par la coopération japonaise dans le cadre du programme de développement de la pêche et de l’aquaculture. Ces nouvelles techniques d’élevage doivent permettre aux pêcheurs locaux de compenser la pénurie de poissons pendant la saison des pluies.

La coopération japonaise poursuit son programme de soutien au développement de la pêche artisanale et de l’aquaculture au Gabon avec un atelier sur l’élevage de poissons en cage flottante organisé le 19 février dernier à Lambaréné, dans le Moyen Ogooué au centre du pays.

Placé sous la tutelle du directeur national de l’Aquaculture, Gilles Boupana, cet atelier s’est inscrit dans le cadre de l’étude sur l’élaboration du plan directeur de développement intégrée (PDDI) de la pêche artisanale et de la pisciculture continentale.

Initié en mars 2009, le projet avait présenté quelques manquements dans sa phase d’expérimentation par les populations locales. La coopération japonaise a fait venir un expert à cet effet pour initier les acteurs locaux aux techniques d’exploitation de nouvelles cages.

L atelier a débuté par une phase de présentation de la construction des cages, suivi de la présentation de la technique d’élevage et des perspectives de rendement, et enfin une démonstration technique et pratique de l’exploitation de cette technique d’élevage.

La construction des cages se décompose en quatre étapes, à savoir l’identification du site de coupe de bambous, le transport, l’assemblage des bambous et la construction sur l’eau de deux modèles de pontons.

Un premier modèle de cage amélioré en bois a été présenté, moins lourd par rapport aux bambous et disposant d’un filet de 3 m3. L’autre modèle à poche de filet présente des avantages au niveau de la manipulation simplifiée et de la rapidité d’exécution des opérations quotidiennes.

Dans la province du Moyen-Ogooué où se situe le bassin du fleuve Ogooué, le plus important du pays, les captures varient toute l’année et augmente en saison sèche. Pour une cage en bois d’1 m3 l’élevage se fait avec des alevins de 50 g et pour une durée de 6 mois, et le montant de l’investissement s’élève à plus de 200 000 francs CFA. Pour une poche de filet et pour 6 mois les dépenses sont de l’ordre 575 520 francs CFA.

Pour la cage en bois, l’inconvénient est qu’il n’y a pas de profit immédiat et que la main d’œuvre reste importante. Pour celle des poches de filet, les dépenses sont élevées, les filets s’abîment plus vite, mais les profits sont immédiats et les manipulations et réparations sont faciles.

La démonstration a enfin permis aux pêcheurs de Lambaréné de se rendre compte des contraintes et possibilités que présente cette techniques sur le terrain. Ce projet pilote de pisciculture en cage avait été identifié et proposé comme une alternative compensatoire au déficit chronique de poissons en saison de pluie dans cette localité où la pêche fait vivre de nombreuses familles.

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