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Conseil de paix et de sécurité : Responsabilités et enjeux

Le Gabon, qui occupe, depuis le 1er janvier 2010 et pour une période de deux ans, sera aux côtés de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de la France et du Royaume Uni, cinq autres pays membres permanents.

On peut se demander comment a découlé le choix de notre pays. Très simplement, ce choix découle de son élection à l’Assemblée générale des Nations Unies.
Mais face à l’influence des cinq membres permanents, notamment de la France, de la Russie et de la Chine, certains se demandent ce que peut bien faire le ’’petit Gabon’’. Certains affirment que le choix porté sur notre pays peut être assimilé à une démarche purement protocolaire ou à un acte administratif’’.

En fait, il n’en est rien. En réalité, le choix porté sur notre pays lui confère un certain nombre de droits. En cela, le statut de membre non permanent du Conseil de sécurité, appuyé par le fait qu’il assure pour un mois la présidence tournante du Conseil de sécurité, lui confère plus de poids qu’on ne peut l’imaginer.
Ainsi, il a un droit de regard sur la vie internationale. De ce fait, il sera appelé à jouer pleinement son rôle tant les responsabilités sont immenses. Il en est de même des enjeux au regard des crises internationales.
Notre pays inaugure, en effet, sa présidence sur fond de coup d’Etat militaire au Niger. Quelques jours après ce coup de force, le gouvernement de la République, réuni en Conseil des ministres, avait exprimé toute sa ‘’solidarité au peuple frère de la République du Niger, tout en déplorant l’impasse ayant débouché sur la situation du moment’’ avant de souhaiter que ‘’tout soit mis en œuvre pour parvenir à un rétablissement de l’ordre démocratique où la paix sociale sera préservée au profit du peuple nigérien’’.
Libreville occupe un positionnement sur la scène internationale. En effet, notre pays a fait de la quête de la paix et son affermissement, un idéal constant de l’action politique léguée au peuple gabonais et à ses nouveaux dirigeants par feu Omar Bongo Ondimba, qui n’hésitait pas à prendre son bâton de pèlerin pour aller exercer sa médiation où celle-ci était sollicitée.
On peut penser que le Conseil de sécurité, sous la direction de notre pays, sera très attentif à la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire où réside d’ailleurs en ce moment un représentant du Secrétaire général de l’ONU, dans l’optique de l’organisation de la présidentielle qui est annoncée pour fin avril début mai, après la relance du processus suite à la nouvelle configuration de la commission électorale indépendante (CEI) et la nouvelle équipe gouvernementale, suite à la surchauffe intervenue entre le camp Gbagbo et l’opposition regroupée au sein des ‘’houphouétistes’’.
Plus proches de nous au Togo, l’élection présidentielle à un tour qui s’est déroulée le 4 mars dernier, retient déjà l’attention avec les deux candidats qui réclament tous les deux le victoire. La communauté internationale voudrait que ce rendez-vous électoral se déroule dans un climat ‘’apaisé’’. Autre dossier qui attend le nouveau président : l’uranium iranien. Il est, en effet, de tradition que le chef de l’Etat dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité se rende sur place et dirige les travaux.
Des sources dignes de foi indiquent que le président Ali Bongo Ondimba se livrera, très prochainement à cet exercice, ce qui contribuera, à n’en point douter, à renforcer davantage son positionnement et son auréole sur le plan diplomatique international. Ce n’est pas la première fois que notre président se signale de façon positive au plan international.

En effet, Ali Bongo Ondimba a joué un ‘’rôle important’’ durant le Sommet de Copenhague sur le climat et ce fut, selon le président français, Nicolas Sarkozy, ‘’le premier grand sommet mondial’’ du président Ali Bongo Ondimba. ‘’Vous avez joué un rôle puisque vous étiez dans le groupe des 28 qui a travaillé toute la nuit Et à ce moment-là, il ne s’agissait pas de savoir si le Gabon était plus petit, ou pas, que la France.
Il y avait le Gabon, la France et l’ensemble des pays d’Afrique qui se battaient pour que Copenhague ne soit pas un désastre et que l’Afrique ne soit pas sacrifiée, parce que quelques grands émergents avaient voulu ne pas faire l’effort nécessaire pour que l’Afrique bénéficie de la solidarité à laquelle elle avait droit’’, avait ajouté le numéro un français. Qui avait ensuite appuyé son propos par la nécessité d’ouvrir un ‘’dialogue politique avec ce Gabon, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Les chefs d’Etat gabonais et français se sont engagés à mettre sur pied un nouveau contrat basé sur une ‘’relation décomplexée’’ pour enfin ‘’parler d’égal à égal’’ avec l’ancienne puissance colonisatrice.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies donnera aussi l’occasion à notre nouveau chef de l’Etat d’effectuer sa deuxième grande sortie internationale, après le sommet mondial sur les changements climatiques.
Déjà, sur la scène diplomatique africaine, notre pays occupe une position stratégique, après le coup de génie de feu le président Omar Bongo Ondimba qui a réussi à faire élire Jean Ping à la présidence de la Commission de l’Union Africaine, et dernièrement, l’élection d’un vice-président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de L’Union Africaine (UA), lors du dernier sommet de l’organisation continentale.
En tous cas, on peut dire, sans risque de se tromper, que la diplomatie gabonaise est très active aussi bien au sein de l’Union Africaine que des Nations Unies, qui mènent une mission commune pour la stabilité et s’associent dans la recherche de la paix dans la sous région et partant sur le continent noir.

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