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Edith Lucie Bongo Ondimba: un an après, les Gabonais ne l’ont pas oublié

Alors qu’elle aurait eu 46 ans le 10 mars, les souvenirs de Edith Lucie Bongo Ondimba, l’ex-première Dame gabonaise, disparue le 14 mars 2009 à Rabat au Maroc, pour qui une messe de requiem a été dite mercredi à la Cathédrale Sainte Marie de Libreville, n’ont pas disparu, un moment, de la mémoire des Gabonais qui estiment qu’elle a longuement œuvré en faveur du social, notamment des défavorisés dans le pays.

A la faveur d’un micro-trottoir réalisé auprès de la population des quartiers de Libreville, l’on note d’emblée que la mémoire de l’ex première dame reste vive chez les Gabonais qui se surprennent d’ailleurs de constater qu’elle est décédée, il y a déjà un an.

«  C’est curieux que le temps passe si vite! Ça fait déjà un an que Maman Edith est décédée ? », a interrogé une habitante de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement qui constatait dans le quotidien l’Union de mercredi, à bord d’un taxi, l’annonce de la messe de requiem organisée à son intention.

« Ah, c’était une femme merveilleuse. Elle n’était pas Gabonaise, mais elle a beaucoup fait pour les Gabonais », a poursuivi, après lecture intégrale de l’annonce, la jeune dame avec un air nostalgique, avant de sombrer dans une réflexion.

Pour Jeanine Sandra N., une étudiante de l’Université Omar Bongo de Libreville, « Maman Edith était un modèle qui ne se confinait pas seulement à sa place de première dame. Elle nous a donné le courage de crier notre existence, nous les Gabonaises ». « Elle a aussi beaucoup investit pour sortir les Gabonais de la précarité, il faut le reconnaître », a-t-elle soutenu.

«  Il n’y a qu’à voir la polyclinique El Rapha ou le centre Horizon nouveau d’Owendo. Qui dans ce pays avait pensé à ces enfants déshérités de la nature avant Edith Lucie Bongo ? », a relevé à la suite de Jeanine, Paul Mari, un fonctionnaire qui attendait un taxi au coin de rue.

« Nous ne pouvons pas oublier Maman Edith. Elle a marqué les esprits et ce n’est pas de si tôt que nous allons l’oublier », a, pour sa part, indiqué un confrère qui allait d’ailleurs assister à la messe de requiem à son intention, à la cathédrale Sainte Marie de Libreville.

Point commun qui relie toutes les interventions « Maman ». Une expression qui exprime la grande affection que les Gabonais ont encore pour cette dame que d’aucuns qualifie au « Grand cœur ».

«  Vous avez vous-même vu lors de ses obsèques. La population sans distinction est venue lui témoigner sa gratitude et lui rendre hommage pour ce qu’elle a fait pour le pays. C’était spontané et cela montre combien elle représentait pour nous», a relevé une mère de famille, qui a préféré l’anonymat.

Edith Lucie Bongo Ondimba, fille du président congolais, Denis Sassou Nguesso, est décédée le 14 mars 2009 à Rabat, juste trois mois avant la disparition de son époux, feu le président Omar Bongo Ondimba, qui s’est éteint, lui, le 8 juin à Barcelone, en Espagne.

C’est en présence de membres du gouvernement, des représentants de corps constitués, des membres de la famille de la défunte et de la population et dans une ambiance empreinte de recueillement et de piété que s’est déroulée à la cathédrale Sainte Marie, la messe d’intention pour le repos de son âme.

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