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Gabon : Caser les PME locales sur le projet Belinga

Une délégation chinoise est attendue le 21 avril à Libreville pour régler plusieurs points d’achoppement dans les projets de coopération entre les deux pays. En tête de l’ordre du jour devrait figurer la renégociation du contrat d’exploitation du fer de Belinga, dans lequel l’Etat gabonais devrait notamment demander l’introduction d’un taux d’implication minimal des PME locales.

La Chine est impliquée dans de nombreux «grands chantiers» au Gabon et pour faire le point sur les termes et le suivi de cette coopération, une délégation chinoise conduite par le vice ministre du Commerce est attendue le 21 avril prochain à Libreville.

En prélude à l’arrivée de cette délégation, l’ambassadeur de Chine au Gabon, Li Fushun, et le ministre gabonais des PME/PMI, Jean Félix Mouloungui, ont tenu une séance de travail sur les points majeurs inscrits à l’ordre du jour de cette visite.

Il en ressort que le «gros morceau» de ces travaux sera indéniablement la renégociation du contrat d’exploitation du fer de Belinga, dans lequel l’Etat gabonais, sous la pression de la société civile, entend durcir le contrôle de l’impact environnemental et assurer de meilleures retombées socio économiques pour les populations locales.

Le ministre gabonais des Mines, Julien Nkoghe Bekalé, devrait à cet effet se rendre en Chine pour dégrossir les négociations avec les dirigeants des sociétés chinoises adjudicatrices du projet Belinga, l’un des plus gros gisement de fer au monde dont l’exploitation a été concédée en 2007 à la Chine pour 1 600 milliards FCFA.

En janvier dernier, la partie chinoise a remis aux autorités gabonaises les nouvelles études d’impact environnemental, «une étude qui est suffisante pour que les décisions soient prises», avaient indiqué les techniciens de la Compagnie des mines de Bélinga (COMIBEL), qui attendent encore la ratification de la convention par la partie gabonaise. Et «sans cette ratification de la convention, nous voyons mal comment avancer à grands pas», expliquait le vice président de la CMEC, filiale de la COMIBEL, Jin Chunsheng.

Mais à Libreville, les doutes se multiplient sur la capacité des Chinois à honorer leurs engagements et les autorités en charge du dossier réclament déjà une renégociation du contrat, par ailleurs dénoncé par la société civile comme faisant la part belle aux Chinois.

La garantie d’une implication des PME locales dans la réalisation des grands chantiers prévus dans le cadre de ce projet qui pourrait donner un coup de fouet intéressant à l’économie locale permettrait d’aplanir une bonne partie de points de divergences.

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