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Gabon : L’Iboga dans le viseur des autorités françaises

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a publié ce 7 avril son rapport annuel qui met en garde contre la recrudescence des pratiques spirituelles mal encadrées, notamment celles qui nécessitent l’absorption de plantes comme l’iboga. Depuis les premiers dérapages qui avaient causé il y a quelques années la mort d’un homme en France, la plante a été classée comme stupéfiant par les autorités françaises.
Les «apprentis sorciers» ont été vivement indexés dans le dernier rapport annuel de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), publié ce 7 avril, qui met en garde contre les pratiques spirituelles mal encadrées nécessitant l’absorption de plantes, notamment l’iboga, avec laquelle certains «néo-chamans» prétendraient soigner des personnes en France.

Le bois sacré du Gabon a mauvaise publicité en France depuis les dérapages qui avaient causé il y a quelques années la mort d’un homme dans l’hexagone. Depuis, les autorités ont classé la plante comme stupéfiant et interdit son usage.

Dans son rapport annuel, la Miviludes pointe l’apparition de nouveaux guides, qui prospèrent au nom de l’épanouissement spirituel, du développement personnel et de la purification du corps, et souligne les dangers de techniques mal maîtrisées qui peuvent entrainer l’emprise psychologique, la rupture sociale, ou des risques de santé dans certains cas.

Si la mission ne remet pas en cause le pouvoir du «chaman traditionnel» ni sa connaissance des plantes hallucinogènes locales, elle s’inquiète en revanche de l’action de gourous, décrits par Georges Fenech, président de la Miviludes, comme «des Occidentaux qui s’accaparent ces techniques ancestrales plusieurs fois millénaires sans formation et sans contrôle médical», et qui proposent le «voyage» sans avoir la maîtrise des techniques ancestrales, rapporte le Nouvel Observateur.

Le président de la Miviludes cite notamment des cas de morts, de folie et de comas parmi des adeptes, alors que près de 500 000 personnes seraient concernées en France par ces pratiques.

Georges Fenech propose à cet effet dans ce rapport la mise en œuvre d’un «programme européen sur les dérives sectaires» qui pourrait être placé auprès de l’Agence européenne des droits fondamentaux.

Utilisé dans le cadre de la tradition bwitiste au Gabon, l’Iboga est employée dans un cadre rituel précis, hors duquel de nombreux chercheurs français ont convenus que ses effets thérapeutiques étaient nuls.

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