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Gabon : SCD Aviation répond à l’ANAC

Suite à la mise au point de l’Aviation civile du Gabon (ANAC) sur l’affaire de Parc Loango, la directrice des ventes et marketing de SCD Aviation, Jacqueline van den Broek, apporte des précisions sur le corps du délit soulevé par l’ANAC.
L’ANAC affirme que «la compagnie aérienne SCD Aviation est en règlement judiciaire depuis le 27 mai 2010, à la suite de graves problèmes financiers auxquels elle est confrontée et qui ont abouti à l’arrêt de ses activités». Confirmez-vous cette information?

«Comme formulé ici, ce n’est pas tout a fait le cas. Je pense que l’ANAC utilise des faits vrais mais ne les utilise pas dans le bon contexte. C’est l’arrêt des services de l’ANAC à compter de janvier 2010 (inspection des avions, renouvellement des licences de pilotes, inspection de pistes touristiques à Iguela), qui a paralysé les activités de SCD Aviation. Mais l’actionnaire a voulu garder la société opérationnelle, c’est-à-dire continuer à payer les salaires des employés, la location des avions, etc. même s’il n’à pas profité d’aucune entrée pendant une période prolongée. Evidemment tout ceci plonge l’entreprise dans une mauvaise situation financière, ce qui a conduit à terme à l’arrêt de nos activités.

Selon l’ANAC, le conseil de régulation a rejeté votre demande de réactivation de la Licence d’exploitation et du certificat de transporteur aérien en raison des antécédents d’un de vos collaborateurs «ancien dirigeant de Compagnie Aérienne (Gabon Express), ayant un lourd contentieux avec la justice, suite au grave accident d’avion du 08 Juin 2004 au large de Libreville». Qui est cette personne et quel est son statut dans vos activités ?

Ici également je crois qu’on mélange des faits et des conséquences. L’ANAC a arrêté de fournir ses services à SCD Aviation depuis janvier 2010 et monsieur Sobek (l’ancien dirigeant de Gabon Express) ne travaillait pas encore dans la société. Il assiste maître Ndoye-Loury, notre syndic, dans l’exécution de certaines de ses responsabilités et est plus impliqué dans les activités de tourisme de la société Africa’s Eden. En plus, ce qui est une importante considération pour nous dans ce contexte, monsieur Sobek n’a pas été condamné par un tribunal national ou international. C’est le tribunal qui juge, ce n’est pas l’ANAC. Si un tribunal avait confirmé les faits attestés, la situation aurait alors pu être très différente.

L’ANAC a-t-elle effectivement conditionné le 13 juillet dernier l’obtention de vos autorisations à «la ré-certification des aéronefs, la validation des Licences des pilotes et l’homologation des Centres de Maintenance des aéronefs» ? Si oui, êtes-vous en mesure de remplir ces conditions ?

C’est ici où se trouve la plus grande différence d’opinion et le principal sujet contestation dans notre procédure en référé contre l’ANAC qui servira ce vendredi. La société a un CTA (Certificat Transport Aérien) qui est valable jusqu’au 10 décembre 2010. L’ANAC a audité la société déjà deux fois dans les derniers mois avec des bons résultats. Serait-il encore nécessaire d’auditer la société une troisième fois ? C’est ici où la situation devient presque kafkaïen.

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