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Discours d’Ali Bongo ondimba à la Nation à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon

Nous publions in extenso le discours du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba prononcé lundi à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays.

Gabonais, Gabonaise, Chers compatriotes

Nous allons célébrer, demain 17 août 2010, le Cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays, le Gabon, à la souveraineté internationale.

C’est pour chacun d’entre nous un très grand jour qui doit nous réjouir et que nous devons commémorer avec ferveur dans l’unité, la paix et la concorde nationale.

A l’heure où la Nation atteint ses cinquante ans d’indépendance, il me revient le grand honneur d’évoquer en cette circonstance tout à fait particulière, la mémoire du père de l’indépendance, le président Léon Mba, premier président de la République gabonaise. Le Gabon et les Gabonais lui seront toujours reconnaissants d’avoir conduit notre pays vers l’indépendance avec une très grande sagesse.

Nous devons ensuite nous souvenir du président Omar Bongo Ondimba, deuxième président de notre République qui nous a quitté, il y a à peine un an et qui a été le grand artisan de la modernité de notre pays.

Il a bâti la paix, consolidé l’unité nationale et construit l’Etat sur des bases solides, nous léguant ainsi un grand et lourd héritage à protéger et à conserver.

Mers chers compatriotes,

Au-delà du caractère festif de ce grand jour, il est un devoir de mémoire, celui de se souvenir de ce qu’était le Gabon pendant la colonisation : un simple lieu d’exploitation du bois et de ressources minières au bénéfice de l’ancien colonisateur ; au point qu’à l’indépendance, le Gabon n’hérita de rien, malgré le potentiel forestier et minier don il disposait déjà à cette époque.

Tout ou presque était à construire.

Il a fallu donc se mettre résolument au travail, avec le peu de cadres disponibles à cette époque, pour bâtir un Etat, le doter d’infrastructures indispensables pour sa modernisation : écoles, universités, hôpitaux, aéroports, chemin de fer, etc. Ce sont là les acquis du travail des Gabonaises et Gabonais, qu’ils soient d’origine, d’adoption ou venus d’ailleurs, et qui ont choisi de vivre dans notre pays.

Au prix de multiples efforts et sacrifices, ils ont construit avec amour et dévouement, pierre par pierre notre pays. Chacun a pu, à son époque et avec son style, donner le meilleur de lui-même pour bâtir l’Etat et la Nation en se fondant sur les valeurs essentielles que sont l’Union, le Travail et la Justice, fondement de notre République.

Mes chers compatriotes,

Ces valeurs qu’ils nous ont léguées et que nous avons su préserver restent l’adjuvant nécessaire de notre cohésion nationale et de notre stabilité politique reconnues et appréciées par la communauté internationale.

Il nous est certes arrivé de nous quereller, de nous disputer, mais nous sommes toujours parvenus, malgré tout, à rester unis, grâce à la hauteur d’esprit et à la forte volonté collective de préserver les fondements de notre vivre-ensemble.

C’est le fait d’un certain discours politique et d’une certaine pratique du pouvoir, mettant l’accent sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise. Il faut aussi y voir le résultat d’une éducation à la tolérance reçue en héritage, et transmise de génération en génération, et qu’il importe de préserver jalousement des démons de la division, notamment ethnique.

En 50 ans d’indépendance, notre pays a forgé et consolidé des institutions dont nous pouvons être fiers. La gestion sereine et exemplaire de la transition que nous avons vécue l’année dernière est l’illustration parfaite de leur solidité et de la qualité des femmes et des hommes qui l’ont conduite. C’est l’occasion pour moi, de rendre un vibrant hommage à Madame Rose Francine Rogombé qui a dirigé cette transition avec bonheur.

Force est de reconnaître que tous les aînés qui ont amorcé la construction de notre pays ont fait leur part du travail, c’est à nous de faire davantage, loin de l’égoïsme et des sectarismes. Il nous appartient de nous adapter à notre époque, une époque caractérisée par la compétence, la compétitivité, l’excellence, la culture de la bonne gouvernance, et dépassement de soi. Cette œuvre de construction engage et concerne chaque Gabonais. Car, ce pays est patrimoine commun inaliénable dont la préservation et le développement n’incombent pas à la seule élite dirigeante.

Conscient de la confiance que vous m’avez faite, des défis à relever, autant que des devoirs et de responsabilités de ma charge, je vous ai proposé de bâtir un avenir commun avec comme ambition ultime de faire du Gabon un pays émergent, à l’instar de certains pays d’Asie, d’Amérique et d’Afrique qui ont inventé leur chemin.

L’émergence n’est donc pas un slogan, un effet de mode ou une invention magique. Les critères qui permettent d’accéder à ce statut sont objectifs et connus des spécialistes en la matière ; il y en a plusieurs qui permettent en définitive d’évaluer la qualité dans 5 secteurs : L’éducation, l’économie, le développement durable, infrastructures et réseaux ; le développement humain, notamment la santé.

Dans ce domaine précis, il me plait d’encourager les acquis que constituent la mise en place de l’Assurance maladie obligatoire, de la construction en cours de l’Institut de Cancérologie d’Agondjé qui nous permettra désormais de traiter sur notre sol les maladies dégénératives dont le cancer.

Mes chers compatriotes,

La notion d’émergence fait appel à un nouvel état d’esprit, un refus de mal vivre, un refus de se noyer dans le défaitisme, la démission ou la résignation.

Emerger, c’est apprendre à nager pour regagner la berge. L’émergence pose donc un questionnement philosophique sur sa propre condition humaine : Que dois-je faire pour changer ma vie ? Que dois-je faire pour être utile à ma famille, à mon pays ?

Voilà de manière simple des interrogations dont l’appropriation conduit à l’émergence. Ce chemin est essentiel pour nous. Car, le Gabon de demain sera ce que nous voudrions qu’il soit. Chacun à sa place doit prendre la mesure de sa responsabilité personnelle et de ses devoirs. Cela nous éviterait des confessions burlesques du genre : Je n’ai jamais gouverné, je n’ai jamais commandé, ce n’est pas faute. La faute du colonisateur, c’est fini ! La faute de l’autre, c’est fini !

Notre responsabilité personnelle et collective est plus que jamais engagée. Nous sommes face à notre destin, et personne ne viendra le construire à notre place.

En effet, le développement n’est pas un long fleuve tranquille; c’est un processus qui implique une remise en cause dans nos habitudes, dans notre façon de penser, et d’agir.

De cette rupture nécessaire, notre pays en sortira plus fort et l’avenir de nos enfants sera mieux assuré. Ainsi, «le Gabon immortel restera digne d’envie»

Mes chers compatriotes

La matérialisation de cette ambition nécessite de la Nation gabonaise, dans toutes ses composantes, un effort soutenu, continu, et des sacrifices sur une longue période, au-delà des durées des mandats politiques.

Je veux désormais que les jeunes prennent en main leur destin, qu’ils s’engagent dans toutes les entreprises et actions de développement facteurs d’épanouissement individuel et collectif.

Je veux que « Accepter de nettoyer devant sa maison ou de son échoppe, garder votre marché propre, arrêter la lumière de votre bureau lorsque vous le quittez, ne P(J]s jeter du papier ou des sachets dans 1(1 rue, respecter le code de la route, aider un compatriote en danger, bien gérer les deniers publics, rompre avec l’injustice et le favoritisme est aussi une manière de participer à l’édification de notre pays par un civisme exemplaire et participatif.

Cet état d’esprit doit animer tant les Gabonais d’origine, d’adoption que nos hôtes étrangers qui vivent parmi nous.

Mes chers compatriotes

Le Gabon est en mesure de relever le défi de l’émergence à l’horizon 2025 grâce à ses ressources naturelles et minières; grâce à sa capacité à créer des richesses et des emplois dans tous les secteurs; grâce à ses compétences dans différents savoir et savoir faire.

C’est ce qui ressort des études exhaustives approfondies schématisées dans la matrice du potentiel de l’économie gabonaise que j’ai fait élaborer.

Cette analyse révèle par ailleurs que les moteurs traditionnels de la croissance sont en déclin, en particulier dans le domaine des hydrocarbures : ils ne sont pas en mesure, tels quels, de porter la croissance durable à l’horizon 2025. Dès lors il faut imaginer d’autres voies en tirant profit de nos meilleurs atouts.
Le potentiel de notre population constitue notre premier atout. Le génie gabonais n’est pas une vue de l’esprit; on peut en observer l’expression dans différents domaines: recherche, sport, culture, etc.

Il n’y a donc aucune raison de cultiver un complexe d’infériorité. C’est pourquoi je vous exhorte à mettre en valeur, désormais, ce potentiel, à le capitaliser, à le rentabiliser selon votre domaine de compétence.
Soyez les meilleurs dans ce que vous maîtrisez le mieux. Soyons toujours ensemble pour construire notre pays.

Nous avons les moyens et les capacités pour parvenir el des résultats susceptibles d’étonner le monde. Mobilisons-nous pour transformer notre pays en trayai liant chacun pour tous et tous pour chacun.

Dans cette perspective, nous savons que nous pouvons compter sur les Gabonais de l’étranger. Nous sommes en train de mettre tout en œuvre pour inciter au retour tous ces compatriotes de grande compétence et expérience que les besoins de formation et de vie ont éloigné de la mère patrie.

Mes chers compatriotes,

L’ambition de développement et l’exigence de diversification de notre économie nous contraint à nous appuyer sur de nouveaux moteurs de croissance.

De ce point de• vue, quatre secteurs s’avèrent stratégiques: l’industrie de transformation du bois, la métallurgie légère l’écotourisme, l’énergie.

La maîtrise de la chaîne de valeur dans la tralrTlsformatôorrn d~ bo~s pourra créer des centaines de milliers d’emplois durables et favoriser la naissance de nouveaux pôles économiques sur l’ensemble du territoire national.
La Zone Spécial économique de Nkok, dont les travaux d’infrastructures commencent dans quelques semaines participe de cette dynamique.

Concernant la métallurgie !égère, Le Gabon dispose, en plus de son activité industrielle actuelle dans le manganèse, et grâce à ses réserves de fer et son gaz, des leviers pour devenir un des touts premiers acteurs mondiaux. L’ouverture en septembre prochai n de l’Institut du Pétrole et du Gaz à Port-Gentil est le signal du renforcement des capacités dans ce secteur qui vise l’excellence.

S’agissant du tourisme, l’exceptionnelle biodiversité et la politique de préservation des parcs nationaux de notre pays légitiment l’ambition de devenir une destination de référence mondiale en matière d’écotourisme. Parallèlement, le tourisme d’affaires offre aussi des réelles possibilités.

Une autre filière industrielle présente également un potentiel important de croissance: l’électricité, grâce à l’exploitation de nos ressources hydroélectriques. Les chantiers du Grand Poubara en cours dans le sud-Est du pays, le lancement du projet du barrage sur l’Okano dans le nord et la projection d’un autre chantier sur les chutes de l’Impératrice Eugénie dans le sud, présage d’un développement intégré sur l’ensemble du territoire national.
Mes chers compatriotes

Notre ambition ne pourra être réalisée si nous ne mettons pas aussi en place les mécanismes de la bonne gouvernance. Cela suppose des structures et des institutions solides et bien dirigées, capables de prendre en charge les nouveaux défis. Plus que jamais, le Programme national de bonne gouvernance (PNBG) doit s’engager davantage.

Pour cela, dans toutes les administrations et les entreprises publiques de notre pays, je veillerai particulièrement à la qualité, à l’intégrité et à la compétence des femmes et des hommes investis des responsabilités de gestion.

C’est dans ce sens que je viens de faire lancer des enquêtes pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans la mauvaise gestion des financements consentis par l’Etat dans plusieurs projets et travaux, ainsi que le relève avec éloquence le dernier rapport de la Cour des Comptes que je viens de recevoir.

Cette rigueur doit être aussi appliquée aux travaux en cours à Libreville, lesquels doivent continuer au delà des festivités du cinquantenaire. J’entends voir ces travaux arrivés à leur terme.

Mes chers compatriotes,

Notre rapport à la loi doit évoluer; car c’est elle qui garantit l’équilibre social en neutralisant d’éventuels antagonismes. Tout le travail que l’on fera sera vain si cette donnée éiémentaire n’est pas intégrée.

Comment accepter que des investissements importants soient réduits à néant par des attitudes irresponsables et antipatriotiques?

Aucun pays ne s’est développé en favorisant le laxisme, l’impunité les détournements des deniers publics et le désordre. Plus que jamais nous nous opposerons à ces comportements déviants d’un autre âge, d’une autre époque.

Aussi, le développement doit-il concerner notre pays dans son intégralité. D’où l’importance que j’accorde à un Schéma National d’aménagement du territoire indiquant l’ensemble des pôles économiques et les infrastructures optimales de transport nécessaire à leur développement.

La récente caravane «Gabon Profond» m’a édifié mieux que tous les rapports sur les besoins et les attentes des Gabonais de l’intérieur du pays et me conforte dans la détermination à mettre en œuvre avec célérité politique « l’AVENIR EN CONFIANCE»

J’ai donc décidé de lancer la construction de ce qui constitue l’épine dorsale de notre économie, c’est-à-dire la route Libreville-Franceville, dont le financement vient d’être acquis, grâce à un partenariat avec des pays émergents qui croient à la capacité économique du Gabon de se hisser parmi eux.

Dans la même optique du désenclavement et d’aménagement équilibré de notre pays, j’ai lancé il y a un mois la construction de la route TCHIBANGA-MAYUMBA et du pont sur la BANIO.

Cet important chantier ouvre de réelles perspectives sur la construction du Port de MAYUMBA et de la route TCHIBANGA-KOULAMOUTOU.

C’est le lieu de louer l’initiative de la Première Dame, qui m’a permis de me rendre dans le Gabon profond et de m’imprégner, sans intermédiaire, de l’état de notre réseau routier. A travers elle, l’on se rend à l’évidence du rôle que nos épouses, nos sœurs nos mères et nos fi Iles peuvent jouer dans le processus du développement de notre cher et beau pays. ~

Mes chers compatriotes,

C’est un engagement personnel, et je compte non seulement sur chacun d’entre nous, mais aussi sur nos partenaires pour aider à la réalisation de cette grande ambition de faire du Gabon un pays émergent, « cet édifice nouveau auquel nous rêvons».

Pendant ces cinq dernières décennies nous nous sommes unis pour construire notre Nation. Il nous a fallu nous armer de patience et de détermination. Il nous a aussi fallu cultiver et prôner des valeurs d’ouverture et de coopération avec tous les pays amis.

C’est dire que nous avons pu compter sur le soutien de tous nos partenaires, au premier rang desquels la France avec qui notre proximité traditionnelle et historique s’est enrichi de divers aspects culturels, économiques et politiques.

Dans le respect mutuel et au nom de nos intérêts respectifs, notre partenariat vient d’être renouvelé, pour l’adapter aux exigences du moment. Le Gabon ne peut que se réjouir de l’exemplarité de cette coopération.

Je voudrais solennellement redire à l’ensemble de nos partenaires Européens, Américains, Asiatiques et des pays arabes, combien le Gabon reste reconnaissant à leur égard pour tous les soutiens multiformes qu’il ne cesse de lui apporter pour construire son développement.

A nos amis et frères Africains, il ne fait l’ombre d’aucun doute que nous resterons toujours à vos côtés pour défendre la dignité de nos peuples respectifs.

Résolument convaincus de notre destin communautaire, mon pays continuera inlassablement à joindre ses efforts à ceux des autres membres de l’Union Africaine.

Bonne fête à tous et que /Dieu vous bénisse. Vive le Gabon, Vive !’Afrique,

Je vous remercie.

Exprimez-vous!

  1. Je tiens à féliciter l’auteur du discours du président de la république gabonaise à la nation la veille de la journée de l’indépendance. Mes félicitations pour le patriotisme qui est patent dans le texte. C’est un discours qui aurait eu tout son sens dans un pays de droit. Les personnalités derrière ce discours devraient comprendre l’influence qu’ils ont sur le président de la république. Comme vous paraissez épris de patriotisme, il est impérieux pour vous et le Gabon que vous semblez chérir que la constitution soit respectée.
    J’ai lu l’intégralité du discours sur bdpgabon.org (merci pour la transcription). La lecture de ce texte entraine des réactions mitigées. Mes émotions étaient donc mixtes. La fluidité du discours a failli me confondre mais après avoir repris conscience du quotidien des gabonais, il fallait se rendre compte qu’une difficulté majeure ferait ombrage. La difficulté à la réalisation de ce beau rêve est l’absence de justice au Gabon et surtout l’incapacité de lire le droit : le fondamental est dénié, je parle ici de la constitution. Le discours a effleuré le sujet dans le passage : « Notre rapport à la loi doit évoluer; car c’est elle qui garantit l’équilibre social en neutralisant d’éventuels antagonismes. Tout le travail que l’on fera sera vain si cette donnée élémentaire n’est pas intégrée. ».
    Je me réjoui que cette notion « élémentaire » soit soulignée. Je me suis donc demandé comment est ce que M. le président qui est inconstitutionnelle jusqu’à preuve de contraire qui traite avec l’inconstitutionnalité de la cour constitutionnelle qui n’a pas de vice-présidence pourra faire évoluer le rapport à la loi ?
    D’autre part je me rends compte que l’émergence, que je trouve fantastique si tout se réalisait, n’a pas été bien pensée. Dans le discours il est mention de compétence. Que chacun dans son domaine de compétence aide la république, mais la république ne prévoit pas la formation de gabonais pour travailler dans la transformation du bois. L’usine de Nkok ne pourra pas fonctionner qu’avec des ouvriers manœuvres, il faudrait former des ouvriers intermédiaires et cadres supérieurs en foresterie ou domaines connexes.
    Quand la construction de l’usine sera terminée, il n’y aura que des apprentis sorciers pour la faire fonctionner et on parlera de mauvais rendement de l’entreprise etc. La formation prend au moins trois ans pour les ouvriers qualifiés et cadres supérieurs. Comme il n’y a présentement aucune structure qui soit prête pour la formation de ces ouvriers qualifiés et cadres, c’est un projet qui devrait se faire autour de la cinquième année du mandat actuel s’il se veut bien fait, est-ce l’industrie forestière pourra tenir le coût ? L’issue sera une fois de plus l’utilisation des coopérants qui viendront gonfler la dépense en matière de salaire de la jeune structure. Quand le directeur est plafonné à 5 Millions combien pensez vous donnez aux coopérants ? L’idée des transformations est judicieuse, mettez toutes les chances de votre bord en ciblant les formations dont l’émergence aurait le plus besoin. Depuis qu’il est question de l’exploitation du fer de Belinga, combien de gabonais ont été formés pour travailler dans cette industrie ?
    Une émergence sans formation est impossible, à moins que vous vouliez spolier l’avenir ! Le cuisant échec du système éducatif gabonais au dernier examen du BAC a, à mon sens, sonner l’alarme sur une nouvelle façon de procéder. Il n’est pas mention d’une restructuration de ce pan du développement du Gabon. Même si le Gabon devient un pays de droit si la main d’œuvre qualifiée ne peut être disponible, l’essor tant convoité ne pointera pas le bout du nez. C’est le cas de la santé aussi. Bravo pour l’institut de cancérologie. A-t-on des statistiques sur le taux de cancer au Gabon ? Combien de gabonais meurent du cancer au Gabon ? Combien meurent encore pour la diarrhée ? J’imagine qu’il serait intéressant si des médications sortaient de cette institution.
    La « priorisation » c’est aussi ça le leadership. On a une substance qui suscite beaucoup l’intérêt de la communauté scientifique qui est l’ibogaïne (alcaloïde de l’Iboga), cet intérêt bien que mitigé du fait justement que la substance est incomprise, est important. Pourquoi ne pas créer un laboratoire qui travaillerait sur cette substance peut-être même que la voie du cancer viendrait de la puisque la substance montre une affinité pour les récepteurs sigma2 qui sont surexprimées au niveau des cellules cancéreuses entraînant une apoptose de ces dernières (Bowen W.D, 2001). Une meilleure compréhension des alcaloïdes de l’Iboga par des scientifiques « gabonais » fera du Gabon un pôle important dans le traitement de plusieurs maux et permettra donc une diversification des compétences du Gabon.

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