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La société civile invitée à être active dans le domaine agricole à Mouila

Le coordinateur national du Project appui au renforcement des capacités des Organisations professionnelle agricoles (OPA) au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement rural, Jean de Dieu Voga Moudoubou a invité la société civile à vocation agricole à être très active dans le domaine de l’agriculture, dans l’optique d’un retour au travail de la terre, au cours d’une séance de travail organisée jeudi à Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié.

Cette séance de travail avec le bureau directeur de la fédération qui regroupe plus de 25 associations oeuvrant dans le domaine agricole intervient 5 mois après la mise en place d’un cadre de concertation y relatif, le 7 avril dernier. Ce faisant, le président de ce bureau, Christian Magossault a fait le point sur l’avancement de l’élaboration des statuts et règlement intérieur du réseau (situation administrative du cadre de concertation), abordé le volet de la mise en place des champs communautaires situés au village Mokabo à 18 km de Mouila, le chef-lieu de la province de la Ngounié, sur la route conduisant à Mimongo (dans le département de l’Ogoulou, est).

La première étape a consisté, depuis le mois d’avril, à sensibiliser et conscientiser les associations membres sur les cotisations et la légalisation de la fédération, mais surtout à montrer la nécessité de s’unir dans le secteur agricole. Or, pour ce nouveau séjour à Mouila, Jean de Dieu Voga Moudoubou, qui s’est attaché l’expertise d’un consultant en Gestion des Politiques Economiques venu du Cameroun pour le compte de L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) et de l’apport d’un ingénieur agronome, a tenu a rappeler aux associations les multiples avantages à gagne dans le cadre de concertation. Selon lui, ’’le développement et la réduction de la pauvreté doivent réveiller la société civile en passant par des associations bien structurés’’.

Parmi les objectifs de cette nouvelle mission, on note l’étude analogique des filières agricoles pouvant créer des gains, l’invite aux associations à bien se structurer et tendre vers une professionnalisation pour une meilleure rentabilité, alors que les ONG doivent fonctionner comme des entreprises. Aux cours de ces échanges, il s’est appesanti sur la prise de conscience de ses compatriotes, afin d’adhérer au Projet d’appui des renforcements des capacités des OPA, dans l’optique de contribuer à freiner les importations des produits agroalimentaires. En effet, le Gabon importe 70% de sa consommation pour une valeur de 150 milliards de FCFA.

Mais, pour pousser le gouvernement à revoir sa politique agricole, a dit l’orateur, la volonté des acteurs non étatiques doit être appuyée par l’apport de l’Etat et des réflexions doivent être menées pour voir comment réduire la fracture alimentaire, la pauvreté et la qualité des aliments. De même, le projet vise aussi la création d’un fichier national des associations agricoles en vue de mieux connaître la situation des OPA au Gabon. Les aides de toute nature doivent répondre à certains critères, ce qui marque parfois une réduction des chances des coopératives.
Un constat a été dégagé séance tenante selon lequel les associations se créent et traînent à se conformer à la loi, le cadre juridique n’est pas souvent approprié, les objectifs ne sont pas clairement définis. Du coup, les bailleurs de fonds vont ailleurs, d’où l’impératif de consulter un expert en matière de management des associations pour une bonne orientation.

Au chapitre des projets pilotes, l’ingénieur agronome au service provincial de l’Agriculture, Jean Remy Ndinga, a saisi l’opportunité d’exposer sur le cas des champs-école-paysan (CEP) en expérimentation dans quelques localités, notamment à Mandji (département de Ndolou, nord ouest), Lébamba (dans la Louétsi-Wano), et Dilolo (dans la Dola) dans le sud et à Mouila (dans la Douya-Onoye, centre) avec dix champs communautaires de culture du manioc. Le C.E.P est une comparaison entre la pratique traditionnelle de culture des variétés des tubercules et les techniques modernes. Ces plantations communautaires s’étendent de 5000 m2 à 10ha de terre cultivable.

Se basant sur des cas pratiques, le consultant en Gestion des Politiques Economiques François Honoré Mkouonga, qui s’inscrit dans la logique de l’analyse agricole a demandé à la société civile de ’’sécuriser les habitudes alimentaires en facilitant le processus de l’agriculture’’, car pour lui, ’’l’agriculture n’est pas le refuge de ceux qui ont raté dans d’autres secteurs’’. Par ailleurs, il a ajouté que les moyens de transformation peuvent être trouvés, pourvu que les OPA soient capables de fournir les produits à tout moment.

Soulagé par ces échanges, le président du cadre de concertation, Christian Magossault s’est engagé à attirer l’attention des responsables des associations agricoles sur leur structuration et l’appui technique de la coordination nationale du Projet d’appui au renforcement des capacités.

’’Nous ne voulons plus tendre la main aux hommes politiques’’, a-t-il réitéré, avant de remercier la délégation venue de la capitale gabonaise, qui poursuit son périple dans le reste de la province de la Ngounié avec la visite des sites d’expérimentation des localités citées plus haut.

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