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Vers la mise en place d’un cadre formel de dialogue et d’échange Douanes/Entreprises

Le premier Forum Douanes-Entreprises qui se tient depuis ce lundi à Libreville, a été jalonné par un exposé de différents intervenants autour d’une première conférence, placée sous le thème « Pourquoi un partenariat Douane-Entreprises? », qui a conduit les participants à proposer la mise en place d’un cadre formel de dialogue et d’échange entre les deux parties.
Ouvrant le bal des contributions, l’ancien directeur général des douanes du Sénégal, Jean-Jacques Nanga, a planté le décor de la longue série d’exposés, qui se poursuivront jusqu’à mardi prochain, date de clôture dudit Forum. Son intervention s’est principalement axée sur trois points, à savoir: la facilitation des procédures, la sécurisation de la chaîne logistique, et le soutient à l’investissement.

PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT

« Aujourd’hui, le partenariat Douanes-Entreprises est presque unanimement présenté comme une nécessité (…) Mais de quel type de partenariat est-il question ? », a-t-il interrogé, avant de poursuivre : « Aujourd’hui, un partenariat Douane-entreprises ne peut se concevoir sous une forme qui n’avantage l’entreprise et la rende plus performante ».

Il ressort de son propos que ce partenariat, bénéfique tant aux entreprises qu’à l’administration douanière, favoriserait le secteur privé en termes de raccourcissement des délais de formalités et de coût de transactions des douanes. Toutes choses qui permettront une facilitation des échanges commerciaux, et, en définitive, une optimisation des recettes douanières, en même tempe qu’un gain de compétitivité pour les opérateurs économiques.

En s’étendant longuement sur ce propos, Jean-Jacques Nanga a rappelé qu’au sein de cet allègement des procédures douanières, il y aurait toujours « des sanctions pour tous ceux qui voudraient en abuser ».

Or, le partenariat Douanes-Entreprises viendrait également « susciter l’éclosion des réformes d’esprit et de changement des mentalités des douaniers », a-t-il considéré. Cela conduira, en somme, à la simplification et à la célérité des opérations douanières, tout en garantissant à ses agents un système de rémunération satisfaisante et respectueuse de l’éthique professionnelle.

Ledit partenariat ouvrirait également aux entreprises et à l’administration douanière des voies de dialogue, d’espaces et d’échanges, qui pourraient par extension, selon son souhait, déboucher sur un Forum annuel réunissant les deux parties.

PLUS DE « FACILITATIONS »

Plus tard, à la suite de M. Nanga, deux autres intervenants sont venus éclairer l’assistance, en se basant sur le cas pratique des accords Douanes-Union Pétrolière Gabonaise (UPEGA).

Selon l’ancien directeur général adjoint des Douanes gabonaises, Paul Assoumou, son administration a, dans le passé, connu des « relations difficiles » avec le secteur privé, souvent « avide de liberté ». Toutefois une « amélioration » de ses relations a été opérée en 1984, lorsque l’UPEGA et les Douanes locales, « se sont concertés pour aménager une « plate forme de parole », bénéfique pour les deux parties.

Fort de cet exemple, « Il serait souhaitable que dans notre environnement général (…) les opérateurs économiques puissent se voir accorder des facilitations (…) en termes de déclaration et de contrôle », a-t-il adressé à l’assemblée.

Dans la foulée de cet exposé, le Secrétaire général de l’UPEGA, Antoine Anguilet, a mis en exergue, à côté des accords majeurs signés avec l’administration des Douanes, les accords à venir, qui concerneront notamment l’informatique douanière.

« PROMOTION DE LA BONNE GOUVERNANCE »

Après être revenu sur les réformes engagées depuis 2009 par les Douanes gabonaises, le président du comité de pilotage y relatif, Ndiaye Ngweranga a constaté leur état d’avancement, notamment sur le plan communicationnel, avec la création, depuis lors, d’une cellule dédiée à ce volet.

« Notre montée en puissance au niveau de l’informatique s’opère doucement », a-t-il précisé, tout en annonçant la prochaine mise en œuvre « d’indicateurs de performances ». « Il faut bien évaluer ce que nous faisons, pour la promotion de l’éthique et de la bonne gouvernance », a- t-il insisté.

In fine, dans la droite ligne des contributions, les différents participants au débat qui s’en est suivi, ont fait part, entre autres, de l’impérieuse nécessité de mettre en place de manière formelle, un cadre de dialogue et d’échanges Douanes/Entreprises.

Débuté ce lundi, le premier forum Douanes-entreprises refermera ses rideaux mardi. Au cours de cette journée, la collaboration entre les Douanes et les autres administrations alimentera les débats entre les chefs d’entreprises et les responsables des syndicats du secteur privé.

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