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Aménagement de la Nationale 1 / Que faire des tombes disséminées le long de la route?

Les populations installées aux abords de la Nationale 1 touchées par l’opération d’aménagement routier (2×2 voies) en cours d’exécution dans le sens Libreville – Ntoum, expriment non seulement leur inquiétude devant le déguerpissement imminent des habitants « sans garantie de relogement » mais aussi s’interrogent sur le sort réservé aux tombes des proches, a constaté GABONEWS.

« Nous ne sommes pas opposés aux opérations de déguerpissement mais à condition que le Gouvernement reloge nos familles. Cependant, ce qui nous intrigue , en ce moment, c’est que le Gouvernement ne s’est toujours pas prononcé sur le sort des tombes de nos parents disparus et qui, justement, se trouve dans le périmètre en question », avoue Raphaël Nkoghe Ndong, notable du village Mekonanam

« A mon avis, le Gouvernement devrait mettre en place un comité d’exhumation de tous les corps dont les tombes sont menacées de destruction afin de nous permettre de les enterrer dans d’autres sites plus approprié. Ici, il s’agit d’honorer la mémoire de nos chers disparus avec toute la charge que cela suppose chez nous Africains. Encore faudrait-il également éviter une certaine anarchie et des interprétations au sein de nos communautés », ajoute-t-il.

« Si jamais les autorités ne pensaient pas à l’exhumation, nous seront vraiment très touchés. Ma mère et mon fils qui sont enterrés, ici. Je redoute qu’ils soient, par exemple, engloutis par les travaux. C’est comme si on les tuait à nouveau », lance, pour sa part, Marie Nze, visiblement angoissée.

Cette équation toujours insoluble au village « Mekonanam », à deux kilomètres de Ntoum, dans le département du Komo Mondah, remet au goût du jour, de manière globale, la problématique des enterrements à proximité des habitations ; une pratique ancrée dans les mentalités d’une bonne partie des populations gabonaises pour des raisons qui seraient diverses et variées dont la proximité et l’engorgement des cimetières municipaux.

L’ouverture dans un an environ du grand cimetière dont le site a récemment été visité par le premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba, du côté de « Bambochine », à une dizaine de km de Libreville, dans le district d’Ikoi Tsini, devrait apporter un début de solution à un « véritable » phénomène.

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