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Renforcement des capacités des acteurs de l’état-civil au Gabon

Le Département Administration et Décentralisation de la Primature gabonaise a lancé, à travers le Gabon, une série de séminaires destinés à renforcer les capacités des acteurs de l’état-civil que sont les officiers d’état-civils, les préfets, les maires et leurs adjoints.

Animés par des magistrats, ces séminaires ont pour objectif de remédier aux nombreux manquements observés, lors de l’établissement d’un acte de naissance, de mariage, de décès…

« L’état-civil est la mémoire d’une nation et, de là, part la souveraineté de cette nation », a expliqué le chef du Département Administration et Décentralisation de la Primature, M. Christian Minko mi Etoua, dans une déclaration à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, où s’est ouvert, lundi dernier, le premier séminaire de formation de la série qui doit se poursuivre dans les autres chefs-lieux des neufs provinces du pays.

« Nous suivons les recommandations des premières autorités de la République qui veulent une administration bien formée, parce qu’il y a trop d’erreurs dans l’établissement de documents très précieux », a expliqué M. Minko mi Etoua.

« Comme vous le savez tous, ce sont ces documents qui font de nous des Gabonais. Etablissez-les avec précaution », a-t-il lancé.

Pour sa part, M. Apollinaire Ondo Mvé, le magistrat qui anime le sémnaire ouvet lundi dernier à Oyem, a insisté pour la tenue de registres à trois volets dont, un premier doit être déposé au greffe du tribunal, le second à la mairie ou à la Préfecture et le troisième au ministère de l’intérieur.

« Si quelqu’un perd son acte, il peut le retrouver dans ces trois endroits », a expliqué M. Ondo Mvé, ajoutant : « Notre souci est que tous les agents des administrations publique, parapublique et privée du Gabon soient des hommes et des femmes compétents, efficaces et bien formés, pour répondre aux attentes des compatriotes ».

Selon l’Organisation des Nations unies, l’enregistrement des faits d’état civil est la prise en compte continue, permanente, obligatoire et universelle de l’occurrence et des caractéristiques des événements vitaux concernant la population ainsi que prévue par les différents règlements et conditions légales en vigueur dans chaque pays.

Les événements vitaux considérés dans l’enregistrement des faits d’état civil incluent les naissances vivantes, les décès, les morts foetales, les mariages, les divorces, les annulations de mariage, les séparations juridiques, les adoptions, la légitimation et la reconnaissance.

Au Gabon, la mauvaise tenue des registres de l’état-civil qui sont aussi parfois l’objet de falsifications et de contrefaçons fait qu’ils ne constituent pas une source statistique fiable.

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