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Deux maires adjoints écroués pour faux et usage de faux à Oyem

Deux maires adjoints de l’hôtel de ville d’Oyem, Martin Ndong Mintsa et Gisèle Mizé Mbeng, respectivement premier et deuxième maires adjoints, ont été arrêtés par les agents de l’antenne provinciale de la PJ, vendredi dernier, et transférés à la prison centrale, pour avoir établi des faux actes de naissance aux expatriés.

Le premier et deuxième maires adjoints de la commune d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, Martin Ndong Mintsa et Gisèle Mizé Mbeng ont été arrêtés, vendredi dernier, par les agents de l’antenne provinciale de la police judiciaire (PJ) pour avoir établi des faux actes de naissance aux expatriés. De sources sures, les deux maires adjoints ont été dénoncés par un agent municipal en service au bureau chargé de l’état-civil, Clotaire Nguéma Asseko, qui constitue le cerveau de la bande de faussaires, composée également de deux autres agents, Anaclet Nguéma Edzang Ondo et Sosthène Obiang Mvé, lesquels ont été interpelés par les éléments de la PJ au cours de l’opération de l’établissement des actes d’identité nationale qui se poursuit à Oyem.

Selon ces mêmes sources, le cerveau de cette bande, Clotaire Nguéma Asseko, était le premier avoir été arrêté à cause des faux actes de naissance retrouvés dans le tiroir de son bureau, il a dénoncé, de fait, les deux maires adjoints comme étant ceux qui leur auraient donné l’ordre de les établir, étant entendu qu’ils sont des signataires de ces fausses pièces d’état-civil, et qui ont été découvertes par les agents de police judiciaire chargés de l’établissement des cartes d’identité nationale. En effet, ce sont ces policiers chargés de l’opération d’établissement de la carte nationale d’identité au premier étage du bâtiment abritant les services de la mairie centrale, qui ont constaté des anomalies sur les données d’un acte de naissance présenté par un usager venu se faire établir ladite pièce. Pour en avoir le cœur net, ils ont fait appel aux éléments de la PJ, lesquels sont descendus au rez-de-chaussée dudit bâtiment où se trouve le bureau chargé de l’état-civil. Et une fois sur les lieux et après multiples questions et fouilles, ils ont découvert le pot aux roses, des faux actes de naissance et un registre vierge étaient bien là, dans le tiroir de Nguéma Asseko.

C’est donc le cerveau de la bande qui a cité les noms des deux maires et les autres complices, après interrogation à la PJ où il a été conduit, il a précisé que la chaine est en place depuis 2004. Cette révélation pourrait s’avérer réelle dans la mesure où Mme le maire central, Rose-Francine Allogo Mengara, mise au courant de l’arrestation de ses collaborateurs, a déclaré avoir été informée par le gouverneur de province de la disparition des registres d’état-civil à sa prise de fonction en 2009, aussi avait-elle lancé, une enquête auprès des forces de sécurité qui aujourd’hui porte des fruits. Le premier maire adjoint a avoué avoir établi un acte de naissance à sa fille en 2004 pour des raisons de scolarité quant à sa collègue, elle reconnaît que l’une de ses sœurs était venue la voir pour réduire l’âge de sa fille qui doit passer l’examen du BEPC cette année.

Elle a, par conséquent, demandé à un agent d’état-civil de le faire ne sachant pas que ce dernier avait de faux registres. Il est à noter que, depuis 2011, plusieurs agents en service à l’état-civil croupissent à la prison centrale d’Oyem pour les mêmes causes et que les deux maires adjoints respectivement en poste depuis 2004 et 2009 ont péché surtout pour avoir signé des pièces d’état-civil aux expatriés, car en ce qui concerne la rectification de l’âge, aucun service d’état-civil au Gabon n’est épargné.

AGP Oyem

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