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Gabon : Des hommes politiques sans encrage sur terrain !

Le paysage politique gabonais s’est-il recomposé dans l’opposition après le boycott prôné aux législatives du 17 décembre 2011 ? Nous allons en savoir un peu plus, qui est qui ? Et qui pèse quoi ?

D’aucuns estiment qu’il est important de savoir qu’en dehors de Libreville qui est la capitale politique où tous les cadres peuvent s’exprimer, chaque leader doit avoir un fief, une base électorale. Aussi pensons-nous que l’obtention d’un récépissé du ministère de l’Intérieur c’est bien, avoir un projet de société du parti c’est très bien, mais encore faut-il un encrage sur le terrain c’est beaucoup mieux. Tout homme politique est appelé à avoir un fief. C’est ce que nos ancêtres les Gaulois nous enseignent tous les jours. François Hollande, candidat du Parti Socialiste (PS) a son fief électoral dans la « Corrèze » qu’il partage et discute avec l’ancien Président français Jacques Chirac. Pas plus loin de nous au Gabon, le charismatique Pierre Mamboundou discutait son fief électoral, la zone réputée mystico-politique de « Ndendé » avec le radical Juliano Samake Mihindou, président du Front Républicain pour l’alternance politique (FRAP).

De même à Nkembo, il y a lieu de noter que le père Mba Abbessole a toujours discuté le siège du deuxième arrondissement de Libreville avec l’ancien Premier ministre JeanEyeghé Ndong. Tout comme Me Louis Gaston Mayila à Fougamou avec Marcel Doupamby Matoka. L’ancien vice-président Divungi n’en fait pas l’exception, des chaudes empoignades à Mouila, etc….Force est de constater à l’issue des élections organisées dans notre pays qu’il existe des hommes politiques sans encrage sur le terrain. Il est important à ce niveau de faire ressortir ce que les uns et les autres ont pesé et pèsent encore dans chaque fief électoral respectif. En regardant de près ceux qui ont appelé au boycott, le constat est très simple.

Commençant par Jean Eyeghé Ndong, si on s’en tient au chiffre officiel de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) dans son fief de Nkembo, le taux d’abstention a été de 85,58%. Casimir Oyé Mba à Ntoum, le taux d’abstention est de 60,51%. Tout comme Zacharie Myboto à Mounana 62,35%. Tous ces boycotteurs des élections sont des anciens barons du régime Omar Bongo qui ont amassé argent, fortune et beaucoup de moyens. Mais les autres comme Eya Mvé du Morena unioniste ? M. Malolas de l’URDP ? Luc Bengone du Morena ? Leur fief c’est où ? Tous se disent de l’opposition et font des bruits à Libreville mais sans fief électoral. Ceux qui lisent l’histoire du pays constatent que dans ce camp des boycotteurs, certains partis politiques appartenaient à la Majorité présidentielle du temps d’Omar Bongo avant de tourner casaque en 2009 et se découvrir et porter la casquette d’opposant pour régler le compte à Ali Bongo Ondimba. L’on ne comprend pas pourquoi cette haine envers le Chef de l’Etat qui a commencé les grands travaux pour changer l’image du Gabon sur le plan national qu’international.

Faut-il rappeler que le Morena de Luc Bengone et son mentor le défunt Simon Oyono Aba a toujours siégé au gouvernement, quant à l’URDP de M. Malolas, la question est de savoir pourquoi ce parti ne s’est jamais présenté comme candidat quelque part alors qu’il est de Lastourville ? Il aurait pu, de l’avis des observateurs politiques, se constituer un fief dans cette partie du territoire à trois sièges. Dans la province de l’Ogooué Maritime, l’ancien ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, Jules Aristite Bourdès Ougoulinguendé ( JABO) dans son canton Océan, a fait un taux d’abstention de 74,46 %. A Medouneu, André Mba Obame, malgré son absence, le taux d’abstention a été de 73,30%. Et pourtant c’est un ancien enfant gâté du régime d’Omar Bongo Ondimba qui lui a tout donné. S’agissant du prof. Kombila, ancien ministre d’Omar Bongo, dans la commune de Moabi son fief politique, le taux a atteint 63,39%. En attendant de revenir sur ce dossier sur le camp de l’ACR, Me Louis Gaston Mayila président actuel de cette plate forme qui prône la démocratie participative, il a été tout simplement laminé à Fougamou par Marcel Doupamby Matoka son éternel rival en obtenant que 970 voix. Manganga Moussavou a été battu à plat de couture à Mouila par le ministre sortant Léon Nzouba du PDG. Il y a également cet autre boycotteur Juliano Samake Mihindou qui traverse le désert avec son seul souci la transparence des élections. Il s’illustre avec quatre boycotts et reste constant avec lui-même dans la démarche et dans ses choix de la lutte pour la transparence électorale et l’avènement d’une alternance politique au pouvoir. Comme on peut le lire sur face book, 2005 boycott de la présidentiel 50,10% ; en 2008 boycott de local à Ndendé dans son fief 63,16% ; boycott présidentiel en 2009 avec 54,16%, et en 2011 boycott des législatives 60,31% avec des moyens dérisoires.

Pourquoi alors monter les enchères dans le camp du boycott constitué d’anciens barrons du régime jusqu’à exiger le poste de Premier ministre à travers une certaine presse favorable interposée ? Les Gabonais ont-ils oublié qu’ils n’ont jamais voulu la transparence électorale pendant qu’ils étaient aux affaires ? Nombreux découvrent qu’ils sont opposants aujourd’hui après s’être présenté comme candidat aux différentes élections, élection présidentielle en 2005, élection législative en 2006, élection locale en 2008, et présidentielle en 2009. La transparence électorale n’est qu’un prétexte utilisé mais au fond leur véritable problème c’est le partage du gâteau, que les Gabonais le sachent une fois pour toute. Franchement qui se bat réellement pour cette transparence électorale au Gabon ? Nombreux étaient aux affaires mais certains qui crient dans cette opposition sont même incapable de donner leur fief électoral (A suivre)…

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