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A pied d’œuvre pour le maintien de la paix et la sécurité en Afrique centrale

Au cours d’une conférence de presse donnée hier à la Cité de la Démocratie, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa, a affirmé sa volonté d’œuvrer au maintien de la paix et de la sécurité dans la sous-région, avant d’esquisser un bilan de son action depuis l’ouverture du bureau régional, et de faire des projections sur son agenda.

Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale est à pied d’œuvre pour le maintien de la paix et la sécurité dans la sous-région, conformément aux missions que lui a assignées le secrétariat général des Nations Unies. Cette annonce a été faite hier par Abou Moussa, en sa qualité de représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la sous-région, au cours d’une conférence de presse animée au siège de la représentation située à la Cité de la démocratie. Occasion pour l’intéressé, de mettre au jour les actions passées et à venir de la structure sous-régionale dans l’objectif de maintenir la paix et la sécurité en Afrique centrale. Devant les journalistes provenant des médias nationaux et internationaux, Abou Moussa qu’entouraient ses collaborateurs, a de prime abord indiqué que cette conférence de presse s’inscrit dans la volonté du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon. Une volonté qui recommande de faire preuve d’ouverture, d’honnêteté et de transparence avec la presse, en tenant compte par ailleurs du temps médiatique essentiellement caractérisé par une forte accélération de la distribution des nouvelles et de la circulation de l’information. A cet égard, il a tenu à encourager les journalistes pour leur engagement dans la promotion de la culture de la paix de manière professionnelle et avec dévouement. En ce qui concerne les actions posées un an après son installation à Libreville, le bureau des Nations Unies pour l’Afrique centrale a entamé son mandat entre juillet et novembre 2011 par des entretiens jugés fructueux avec les hautes autorités des neuf pays sur les dix qui sont placés sous le mandat de l’UNOCA. Notamment, le Gabon, le Tchad, la Guinée Equatoriale, le Cameroun, la Centrafrique, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Congo et Sao Tome et Principe. Pour Abou Moussa, ces contacts qui se poursuivront avec l’étape de l’Angola, ont permis à la structure sous régionale dont il la charge, d’avoir la cartographie générale de la situation sociopolitique dans les pays visités et de recueillir les attentes des autorités et des populations, par rapport à la consolidation de la paix, les urgences de la sous-région, la promotion de l’emploi des jeunes, la lutte contre la piraterie et l’insécurité maritime, l’organisation pacifique des élections ou le renforcement de la capacité des mécanismes sous-régionaux de paix. Outre ces entretiens, les actions du bureau régional des Nations unies étaient axées également sur la lutte contre la piraterie et l’insécurité maritime. Et s’agissant de cette bataille dans le Golfe de Guinée, l’UNOCA a participé en novembre 2011, à une mission d’évaluation déployée par le secrétaire général de l’ONU dans cette région où sévit ce phénomène inquiétant. Cette mission a été sanctionnée le 29 février 2012, par l’adoption au conseil de sécurité, d’une déclaration demandant bureaux régionaux des Nations Unies pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, de soutenir les efforts des Etats et organisations sous-régionales, dans la lutte contre la piraterie et l’insécurité maritime. Ce qui justifie, la mission effectuée à Dakar en 2011, par le représentant de Ban Ki Moon, dans l’objectif d’échanger avec ses collègues de l’Afrique de l’Ouest sur les modalités d’une action conjointe. S’agissant de la lutte contre les groupes armés, l’UNOCA a condamné des actes posés par l’armée de résistance du Seigneur(LRA), dont les attaques meurtrières contre les civils sont orchestrées particulièrement au Soudan du Sud, en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC). Des attaques qui ont occasionné plus 440.000 personnes déplacées en 2011, 2400 morts et 3400 enlèvements depuis 2008. Fort de cela, l’UNOCA a présenté un rapport au secrétaire général de l’ONU sur cette question. Ce Rapport a amené le conseil de sécurité de donner mandat au bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale, de mettre au point une stratégie régionale pour assistance humanitaire et une aide au développement et à la consolidation de la paix dans la région où sévit la LRA, en collaboration avec l’union africaine(UA). Selon Abou Moussa, cette stratégie devrait consolider les mécanismes transfrontières, en vue d’améliorer entre autres, la protection des civils, les dispositifs d’alerte rapide, l’accès et l’intervention du personnel humanitaire etc. La traduction de ces directives en actes a été marquée du 3 au 7 janvier 2012 par une mission effectuée par l’UNOCA avec l’envoyé spécial de l’UA pour la question du LRA dans les pays affectés ; mission au cours de laquelle les autorités de ces pays ont renouvelé leur ferme engagement et leur soutien aux efforts de la LRA. Enfin, L’UNOCA a appuyé les activités du comité consultatif permanent des Nations Unies pour les questions de sécurité en Afrique centrale(UNSAC) lors de la réunion ministérielle tenue à Bangui en décembre 2011. En perspectives, le bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale(UNOCA) se propose de multiplier des consultations avec les parties prenantes notamment la CEEAC. A côté de cette dynamique, il y a la prochaine rencontre des experts des Nations Unies et de l’Union Africaine du 22 au 23 mars prochain pour la finalisation détaillant la stratégie régionale globale de lutte contre la LRA. Cette rencontre verra la mobilisation de l’ensemble des missions, fonds et programmes pour la réalisation de cet objectif. Aussi, l’UNOCA envisage son appui à l’UNSAC dont la 34ème réunion aura lieu à Bujumbura au Burundi, en juin prochain. Répondant aux préoccupations des journalistes, il a réaffirmé la volonté des nations unies à appuyer les initiatives sous régionales de l’UA dans la lutte contre la LRA. Ces initiatives reposent entre autres, sur la mobilisation des troupes à la RCA et l’ouverture de trois centres de formation. Pour lui, l’implication des Nations Unies dans cette lutte est procède de la menace de paix en Afrique Centrale. Dans le même ordre d’idées, suite à la naissance récente d’un mouvement de rébellion en RDC après les élections présidentielles, il a indiqué que les négociations sont en cours, d’autant plus que l’ONU condamne toute prise de pouvoir par la force. Cette dynamique est la même pour la RCA avec des actions de médiation entre le mouvement rebelle dirigé par le Tchadien Baba Ladé et le Gouvernement de son pays sans oublier l’implication du bureau des Nation unies basé à Bangui. Abordant la question relative à la tragédie survenue dernièrement au Congo Brazzaville, Abou Moussa a salué l’élan de solidarité manifesté envers les sinistrés. Tout en réaffirmant la mobilisation de l’ONU, il a demandé aux Etats de l’Afrique centrale, de déplacer les dépôts d’armes des villes, des proximités des populations, afin d’éviter ce genre de tragédie. Il a annoncé l’adoption d’une résolution par le conseil de sécurité pour aider la sous région sur la piraterie. Celle-ci recommande l’appui efforts déployés par la CEEAC. Enfin, il a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat Gabonais et son Gouvernement pour la facilitation de l’installation de l’UNOCA dans de bonnes conditions ainsi que l’attention accordée à ses activités.

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