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Londres: Ali Bongo Ondimba prend part aux assises

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, qui se trouve depuis lundi dernier à Londres en Grande Bretagne, doit prendre une part active à la Conférence internationale sur le ‘’Dialogue sur le climat et la sécurité des ressources pour le XXIème siècle’’, initié par le Foreign and Commonwealth et l’Agence Wilton Park.

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est depuis lundi dernier à Londres (Grande Bretagne), pour prendre une part active au « Dialogue sur le climat et la sécurité des ressources pour le XXIème », initié par le Foreign and Commonwealth et l’Agence Wilton. Cette conférence internationale mettra l’accent sur les menaces émergentes que font peser les changements climatiques sur la sécurité et la prospérité mondiale ainsi que sur les politiques nationales et internationales indispensables pour relever ce défi. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo Ondimba, seul chef d’Etat invité en raison de son engagement pour les questions climatiques et de protection de l’environnement, un des piliers de son projet de société, d’apporter sa contribution à l’évolution de ce débat grandissant sur la scène internationale. Ce débat s’inscrit dans la droite ligne de celui du Conseil de sécurité des Nations unies en juillet 2011 durant la mandature gabonaise au sein de cette instance onusienne et lors de la conférence de Berlin sur le climat et la diplomatie quelques mois plus tard.

Le chef de l’Etat interviendra après Richard Burge, le directeur général de Wilton Park et Edward Davey du ministère britannique pour le Changement climatique et de l’Energie. Les changements climatiques sont une préoccupation mondiale en ce qu’ils exacerbent et alimentent les tensions et fragilisent davantage les pays déjà exposés à leurs aléas. Ils affectent l’exploitation de leurs ressources naturelles. Il en découle bien entendu des désastres naturels, la sécheresse, des inondations, des pénuries de nourriture et d’eau, ainsi que des flux migratoires à grande échelle qui exigent de la communauté mondiale un engagement permanent. Il ressort également que les conflits et troubles civils déclenchés par la rareté des ressources naturelles et par la concurrence pour l’accès aux ressources, peuvent nuire à la sécurité alimentaire et énergétique, provoquant par la même occasion une instabilité économique et politique mondiale à travers une variété d’enchaînements causals, menaçant aussi la prospérité économique et le bien-être des populations. Les incidences des changements climatiques sur la sécurité sont importantes et touchent divers aspects. C’est pourquoi, en tant que multiplicateurs de menace, les changements climatiques nécessitent et requièrent entre autres, une approche stratégique au-delà de la sphère normale de la politique, ainsi qu’une concertation de l’ensemble des gouvernants, des partenaires publics et privés au niveau national et international, de même que l’élaboration d’une véritable structure planétaire d’actions. Ces différents aspects constitueront les thématiques de ce dialogue de Londres au terme duquel seront identifiées les éventuelles structures politiques devant intervenir au niveau national, régional et international. Des recommandations pratiques visant à faire face à ce défi doivent être également prises. En arrivant dans la capitale britannique accompagné de son épouse Sylvia Bongo Ondimba, du ministre des Affaires étrangères, Franck Emmanuel Issozet Ngondet et d’experts gabonais des questions liées au climat, le président gabonais déclinera devant les autorités gouvernementales britanniques, les personnalités et experts d’organisations multilatérales et nationales européennes, asiatiques, africaines et du continent américain, sa vision, voire, la participation gabonaise dans la lutte contre les changements climatiques et son corollaire. Les options en matière d’environnement du président Ali Bongo Ondimba sont appréciées et soutenues sur la scène mondiale. Le Plan climat du Gabon dévoilé lors du Sommet mondial de Durban en Afrique du Sud en décembre dernier porte l’ambition gabonaise dans ce domaine. Il correspond au projet de société sur la base duquel le chef de l’Etat avait été élu en 2009.

De même, il définit les lignes directrices du modèle de développement du Gabon aussi bien au niveau politique qu’économique. Il faut dire que deux ans seulement après son avènement au pouvoir, la déclinaison de cette feuille de route a incontestablement traduit l’engagement ferme du président Ali Bongo Ondimba à aller au-delà des discours et autres bonnes intentions. Car, contrairement à d’autres dirigeants qui avaient pris des engagements lors de la conférence mondiale de Copenhague au Danemark le 17 décembre 2009, sans avoir posé jusque-là un acte concret, le Gabon marque avec ce Plan climat son leadership, se présentant chaque jour davantage comme un acteur majeur en matière d’environnement. Cette place majeure du Gabon est aussi le fruit de l’engagement constant du président gabonais, aux plans international, national et régional. Sur la scène mondiale, la participation du chef de l’Etat gabonais aux grands rendez-vous planétaire n’a de cesse d’être appréciée. De Copenhague en décembre 2009 à Durban (Afrique du Sud) en décembre 2011, en passant par Oslo en Norvège en mai 2010 et Nagoya (Japon) en octobre 2010, le Gabon a fait entendre sa voix, présenté sa vision, affiché son ambition.

Que ce soit pour appeler à la solidarité pour relever le défi climatique, pour établir un partenariat pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts, ou encore que ce soit pour débattre des actions et mesures concrètes à mettre en place afin de préserver la biodiversité de la planète. Au plan national, il y a lieu de relever la création de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) avec la participation du Brésil et de la France. Ce centre de réception d’images satellite qui couvre un rayon de 2800 km, soit une vingtaine de pays africains, a pour tâche la surveillance de l’état de santé des forêts tropicales du Bassin du Congo, deuxième poumon vert après l’Amazonie. Et les diverses dispositions prises dans le cadre de la politique en matière climatique participent de cet engagement.

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