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L’UOB transformée en champ d’affrontement

Depuis deux jours, étudiants et policiers qui logent désormais dans l’enceinte de l’UOB, s’affrontent les uns avec des projectiles et les autres munis des bombes lacrymogènes.

Les étudiants qui ont rencontré le Premier ministre avant-hier, réclameraient aujourd’hui, le départ des policiers de l’UOB ; le départ du recteur Nzinzi et l’annulation de la décision d’exclusion de neuf des leurs, privés depuis plusieurs jours déjà, des amphithéâtres de l’établissement. Hier, alors que les étudiants tentaient, après la tenue de l’Assemblée Générale sous le mythique “Arbre à palabres’’ à 9 heures, de faire une marche pacifique de protestation, ils ont été interrompus dans leur élan par les policiers. Une situation que ce groupe d’étudiants n’a pas acquiescée. Ainsi, 11h 24 mns, le groupe d’étudiants présents sous “l’Arbre à palabres’’, demande de charger les munitions pour affronter les policiers situés à l’entrée du rectorat et les autres à l’entrée principale de l’établissement. Après quelques minutes de gestation des étudiants, les policiers lancent les premières bombes lacrymogènes.

Puis s’en suivent d’autres et la panique s’installe dans la grande cours de l’UOB. Les bombes lacrymogènes qui venaient déjà de partout ont réussi à disperser les étudiants grévistes pendant un moment. Ceux qui étaient dans les salles pour tenter de travailler sont pour certains sortis en catastrophe, au regard des charges des policiers. Seulement, dans cet affront, plusieurs populations continuent de subir les conséquences. D’un côté, il y a les personnes qui travaillent à l’UOB ; les habitants des abords de l’UOB tels que les enfants qui empruntent cet espace pour se rendre dans leur domicile. Et de l’autre côté, on note le calvaire des usagers de la route qui ont été encore contraints de se soumettre à l’exercice difficile de la marche sous le soleil.

Au regard de tout ce théâtre infâme, l’on se demande toujours ce qui explique le mutisme des autorités de l’UOB quant à la résolution définitive de ces affrontements. Est- on obligé d’en arriver à ce blocus avant de proposer les propositions durables ? C’en est assez, à fulminé un passant visiblement fatigué de vivre la même chose depuis plusieurs décennies. Vivement que tous les efforts soient consentis afin que l’UOB, temple du savoir, retrouve ses lettres de noblesse.

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