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France/Mali : Sarkozy appelle au retour à un processus constitutionnel

Le président français Nicolas Sarkozy, candidat à un deuxième mandat, a demandé jeudi aux militaires maliens qui ont pris le pouvoir par la force de « revenir à un processus constitutionnel ».

« Nous condamnons le coup d’Etat, nous demandons aux mutins de revenir à un processus constitutionnel », a déclaré M. Sarkozy, estimant que la « destitution » du président malien Amadou Toumani Touré « est un scandale ».

Le président-candidat a tenu ces propos en réponse à une question sur la situation au Mali, lors d’une conférence de presse tenue à Paris pour présenter son programme électoral.

Le Mali est « un pays très proche de la France », a souligné le président Sarkozy, notant que Paris était « extrêmement préoccupé par la situation sécuritaire » dans le pays ouest-africain.

Qualifiant le président Touré d' »homme de grande qualité » et de « démocrate » en rappelant que celui-ci « avait choisi de ne pas se représenter aux élections », M. Sarkozy a fait remarquer que « le processus électoral se déroulait librement au Mali ».

« Il n’y a aucune raison valable (…) d’interrompre le processus présidentiel électoral », a martelé le président français, demandant aux mutins de « revenir à un processus constitutionnel », de « laisser partir M. ADD » et de « laisser le processus présidentiel revenir à ce qu’il est normalement ».

« Nous condamnons les atteintes à la souveraineté du Mali », a déclaré le maître de l’Elysée, en référence aux tentatives de sécession des rebelles touaregs et aux celles d’implantation d’un Etat islamiste par l’Aqmi dans le nord du Mali.

« Nous encourageons la CEDEAO à intervenir pour apaiser les tensions », a lancé M. Sarkozy, estimant que trouver une solution à cette crise était « dans les intérêts de l’Afrique et les intérêts de la France ».

Faisant remarquer la complexité de la situation au Mali, M. Sarkozy a tenu à souligner que ce pays est indépendant et que « la France ne peut envisager quelle intervention que cela soit ».

Parallèlement, le même jour, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué que la solution ne serait « pas militaire » mais « politique » pour la rébellion touareg au Mali.

Il a appelé au dialogue pour parvenir à une solution à la crise malienne, réitérant son soutien à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour ses efforts déployés pour dénouer la crise.

Le Mali traverse actuellement une crise politique, à la suite d’un coup d’Etat militaire survenu le 22 mars, qui a renversé le gouvernement du président Amadou Toumani Touré et facilité la progression de la rébellion touareg dans le nord de ce pays.

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