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Gabon : Fitch relève la note

Bonne nouvelle pour le Gabon. Une fois n’est pas coutume, l’agence de notation Fitch vient de relever la note du pays.

Performance qu’il faut noter en ces temps de vaches maigres et de dégringolade des économies planétaires.

Fitch lui attribue désormais la note BB au lieu de BB- en se félicitant des résultats obtenus à la suite des deux années de réformes engagées par le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba.
L’agence de notation pourrait même de nouveau revoir à la hausse cette note, en vue de la positionner à BB+ dans un bref délai.

D’ores et déjà un tel classement permet de mettre en avant les résultats positifs des réformes entreprises par le Président pour diversifier l’économie hors pétrole, pour améliorer la gouvernance publique et le climat des affaires.

Il convient toutefois de noter que l’économie gabonaise a bénéficié de cours du pétrole favorables, en hausse de 39.4% en 2011.

La flambée du prix du baril aura ainsi pu compenser la stagnation de la production. Mais, fait notable, cette manne a été utilisée pour engager d’importants investissements dans le secteur public, profitables à moyen et long terme. Chose dont tous les pays pétroliers de la planète ne peuvent se prévaloir.

Autre élément positif : la croissance du PIB, estimée à 6,7% en 2011, devrait atteindre un niveau comparable en 2012, avec un probable excédent budgétaire de 6%.

Mieux encore, le PIB par habitant, qui était de 10 500 US $ en 2011, est nettement supérieur à celui enregistré par des pays équivalents également notés « BB ».

De même, la dette publique intérieure, à 20,4% du PIB, est inférieure à celle des autres pays de la même catégorie et devrait encore chuter dans le futur proche.

Précisons également qu’en 2011, la dette extérieure ne représentait que 28% des recettes extérieures courantes. Selon les experts, le Gabon pourrait même devenir un créancier extérieur net en 2011.

Néanmoins, l’incertitude demeure concernant l’avenir de la production de pétrole. En l’absence d’une découverte majeure, cette dernière devrait à nouveau chuter au cours des deux ou trois prochaines années.

Rappelons à cet égard que les revenus pétroliers ont représenté 59,8% des recettes fiscales de l’État et 87,3% des exportations en 2011.

Les excédents fiscaux n’ont représentés que 1,8% du PIB en 2010 en raison d’importantes augmentations des dépenses en immobilisations, revenant à 3,4% du PIB en 2011, grâce à des recettes pétrolières plus élevées.

Sources : AFP, Reuters, presse gabonaise

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