spot_imgspot_img

Electricité : retour à la normale

Après plusieurs jours de désagréments liés aux coupures rotatives d’électricité, la société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) a annoncé hier la reprise normale de ses fournitures, la centrale d’Owendo devant être à nouveau alimentée non pas en fioul lourd mais en gaz comme auparavant.

Depuis hier, la centrale électrique d’Owendo a repris son fonctionnement au gaz naturel. Le gazoduc marin endommagé a recommencé à alimenter les turbines de la centrale de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg), qui ne produisaient plus que 30% de l’électricité, soit un déficit de 70%. Le retour à la normale est la preuve que le pipeline a été réparé. Selon les responsables de la SEEG, le gaz est de nouveau livré à Owendo. La situation a été totalement rétablie à Libreville et ses environs, jusque-là soumis à des coupures alternatives depuis le 16 avril dernier. Une situation qui dévoile au grand jour l’état de sûreté défaillant du gazoduc marin, qui alimente la centrale électrique d’Owendo. Beaucoup se demandent d’ailleurs que si cet accident est dû à une anomalie sur le gazoduc, il convient désormais d’envisager des mesures correctives, au besoin, procéder à un examen et à un diagnostic technique régulier sur toutes les infrastructures liées à la chaîne de production de l’électricité pour éviter que des incidents d’une gravité supérieure ne se reproduisent dans les jours à venir. Cet accident, cité parmi les plus graves jamais enregistrés sur le réseau électrique de la SEEG, a été très mal vécu par les populations de Libreville. D’autant qu’aucun quartier n’a pas été épargné, même ceux qui faisaient jusque-là office de privilégiés. La SEEG, qui a subi le contrecoup de cet accident, dit avoir pris des dispositions pour assurer normalement la continuité du service. « Avec la production des centrales thermiques, nous atteignons les 100% de la production électrique, tandis qu’avec cette crise, nous avons enregistré un déficit de 70% », avait expliqué Sylvère Bitéghé, responsable de la Division production thermique de la SEEG. A la SEEG, on avance aussi que la fourniture de l’électricité ne serait véritablement sécurisée qu’avec la mise en service de la nouvelle centrale d’Alénakiri, qui devrait en principe rentrer en fonction avant la fin de cette année. « Les responsables de ce chantier seraient bien inspirés de ne plus prendre du retard », indique une source à la direction de la communication de la SEEG. Bien qu’elle ne soit pas directement impliquée, la SEEG a, de nouveau, été attaquée par le gouvernement, notamment par le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, qui, lors de son discours à l’Assemblée nationale, avait réaffirmé la position de son gouvernement à renégocier la convention qui lie actuellement l’Etat gabonais à Veolia, signée pour 20 ans.

Exprimez-vous!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_imgspot_img

Articles apparentés

spot_imgspot_img

Suivez-nous!

1,877FansJ'aime
133SuiveursSuivre
558AbonnésS'abonner

RÉCENTS ARTICLES