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L’ACR, la biométrie mal maîtrisée, le boycott… et la Cour constitutionnelle

Des partis de l’opposition gabonaise, membres de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) pour la majorité, ont échangé, le 17 juillet, avec les membres de la Cour constitutionnelle, en tête desquels Marie Madeleine Mborantsuo, présidente de l’institution. Il s’est agi une nouvelle fois de parler de la biométrie.

Lors de cette rencontre relayée par Gabon télévision, les membres de l’ACR ont indiqué être venus interpeller la Haute Cour sur les blocages qui entravent la mise en place de la biométrie dans le processus électoral, mais aussi manifester leur crainte de voir cette technologie mal maîtrisée. Ce qui devrait les conduire au boycott des prochaines consultations électorales dans le pays. N’intervenant pas dans le cadre d’un contentieux électoral, ce rendez-vous n’était donc pas une saisine formelle.

Conduit par Me Louis Gaston Mayila, président de l’UNPR, le groupe composé, entre autres, de Fidèle Waura, secrétaire général de l’UPG, de Séraphin Ndaot Rembogo, président du PDS, d’André Pierre Kombila du RNB, a tenu à souligner le dialogue de sourds entre le ministère de l’Intérieur qui représente le gouvernement et les partis de l’opposition. Car, a relevé Louis Gaston Mayila, les écueils qui plombent ce dialogue sont nombreux, invoquant particulièrement le refus du gouvernement d’inclure dans les opérations la biométrie, deux autres points importants tels que l’authentification et la mise en réseau de l’ensemble des données biométriques recueillis. Des éléments qui, selon ces membres de l’opposition, constituent des gages pour des élections transparentes et démocratiques. L’addition de ces éléments au processus de la biométrie fera, estiment-ils, en sorte que le pouvoir ne puisse «procéder le moment venu à d’éventuelles manipulations du fichier électoral».

«Si nous contentons de l’enrôlement, on va connaître ce qui est arrivé à la Caisse nationale de assurance maladie et de garantie sociale», a prévenu le président en exercice de l’ACR faisant allusion aux fraudes récemment démantelées par les responsables de la CNAMGS.

L’ACR souhaite également que le Code source (trois clés) soit remis à trois entités différentes à savoir le Gouvernement, l’opposition et une autre qui reste à déterminer. Une opération qui faite annulera toute velléité de fraude et dont de vote multiple. Fort de ces éléments, rapporte notre source, l’opposition conditionne désormais sa participation à la commission mixte et même la prochaine élection locale : «Si la biométrie ne se fait pas dans les normes, il sera difficile aux partis politiques de l’opposition de prendre part à cette élection», a déclaré Louis Gaston Mayila.

Madame Mborantsuo pour sa part, entouré des autres membres de la Cour constitutionnelle, a salué l’initiative des opposants, preuve pour elle de l’enracinent de la démocratie dans le pays. A l’issue de cette consultation, elle a annoncé une nouvelle audition du ministre de l’Intérieur et de l’entreprise Gémalto, adjudicataire du projet Indentification biométrique du Gabon (Iboga).

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