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Lutte contre la corruption : Une délégation de la CNLCEI à Vienne

Le président de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI), Vincent Lebondo Le-Mali, magistrat, se rend, ce mardi, à Vienne (Autriche) où il conduit la délégation gabonaise devant prendre part à un groupe de travail sur la récupération des avoirs ( les 30 et 31 août prochains) et à un atelier de formation d’experts retenus pour le suivi de la Convention des Nations Unies contre la corruption (03-04 septembre 2012).

Les travaux de la capitale autrichienne -convoqués dans le cadre de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption- permettront notamment aux (03) membres de la délégation gabonaise de renforcer leurs capacités dans le domaine du Mécanisme d’examen, au moment où le Gabon et le Botswana, entre autres, ont été sélectionnés pour évaluer le Lesotho cette année, mais à une date non déterminée.

Il reviendra à nos compatriotes, au terme de ladite session de formation, de former à leur tour, plus d’une douzaine de personnes désignées par diverses administrations, au niveau national.

APPLICATION DE LA CONVENTION DE MÉRIDA

L’ensemble constituera un groupe de quinze(15) experts gouvernementaux qui, aux côtés de leurs homologues botswanais, iront au Lesotho aux fins du processus d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption dite « Convention de Mérida », signée à Mérida (Mexique) le 09 décembre 2003.

Le Gabon, à son tour, fera l’objet d’un tel examen conformément à ses engagements internationaux.

Libreville a notamment ratifié, en 2005, la Convention onusienne ayant pour objet de prévenir et combattre la corruption ainsi que le blanchiment des capitaux et des biens de manière plus efficace ; promouvoir la coopération internationale et l’assistance technique et promouvoir l’intégrité, la responsabilité et la bonne gestion des affaires publiques et des biens publics.

La mise en œuvre, chez-nous, incombe à un dispositif incarnée par la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite ( CNLCEI) , l’Agence Nationale d’Investigation Financière ( ANIF), la Cour des Comptes , les Chambres Provinciales des Comptes, les tribunaux judiciaires, les inspections ministérielles et la Cour Criminelle Spéciale chargée particulièrement de réprimer les crimes économiques.

A ce titre, la CNLCEI, créée par la loi N° 003/2003 du 7 mai 2003, figure bel et bien parmi les agences anti-corruption qui ont intégré le processus d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies sous la conduite de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).

Déterminée à jouer pleinement son rôle – prévenir et combattre la corruption -la Commission s’attèle à renforcer ses capacités opérationnelles pour les rendre conforme aux Conventions des Nations Unies et de l’Union Africaine (Convention de Maputo du 12 juillet 2003) en la matière.

D’où la tenue depuis le 08 août 2012 à la salle de conférence du Sénat, à Libreville, d’une série d’ateliers ( 05 au total) visant à élaborer la stratégie de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux du Gabon avec l’appui des partenaires bi et multilatéraux, en tête desquels se trouve le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Après la disparition d’un département ministériel chargé de la lutte contre la corruption, la CNLCEI est le seul maître d’œuvre d’une telle action -lancée le 16 juillet 2012- qui fait partie de la feuille de route qu’est le Programme National de Bonne Gouvernance.

UNE DIZAINE DE SECTEURS PRIORITAIRES

L’élaboration de la stratégie se concentre sur les dix secteurs prioritaires suivants : budget d’investissement public et marchés publics ; secteur privé et climat des affaires ; décentralisation ; éducation ; finances (douanes /impôts/trésor) ; forêts et environnement ; mines et industries extractives ; santé publique ; transports et justice.

Objectif : recueillir (sans stigmatisation) des participants des contributions pour établir l’état des lieux et le diagnostic de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux au Gabon. Cette collecte est menée par deux experts (international et local) qui produiront, au final, la stratégie nationale soumise à validation avant fin octobre et pour une mise en mouvement, à travers des cadres pilotes, courant 2013.

L’incidence de la corruption se ressent sur les finances publiques avec une perte annuelle de 250 milliards de francs Cfa et constitue un frein au développement

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