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Bélinga: rien avant 2014

Actuellement à Perth (Australie), où il prend part depuis le 29 août dernier à la dixième édition de la conférence Africa Down Under, un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur minier en Afrique, le ministre de l’Industrie et des Mines, Régis Immongault a indiqué que «la nouvelle convention d’exploitation du gisement de fer de Bélinga, situé dans le nord-est, ne sera pas attribuée avant 2014».

Le choix du partenaire stratégique dans le cadre de la nouvelle convention d’exploitation du gisement de fer de Bélinga, le plus gros projet minier du Gabon ne sera pas connu avec 2014, selon une annonce faite par le ministre de l’Industrie et des Mines Regis Immongault, relayé par le site de l’agence Ecofin.

Cette nouvelle déclaration paraît toutefois surprenante du fait, du revirement de la décision des autorités gabonais dans ce dossier qui, avait déjà subi une suspension à travers un arrêté signé conjointement le 1er décembre 2011 par l’ancien ministre de l’Économie, Magloire Ngambia, et son homologue des Mines, Alexandre Barro Chambrier.

En effet, il y a de cela quelques semaines, notamment le 10 août dernier, le porte-parole de la présidence de la République, Alain Claude Billié Bi Nzé, lors de sa traditionnelle rencontre avec la presse déclarait que, «les négociations sur ce projet ont repris et se poursuivent avec la partie chinoise».

Selon de nombreux observateurs de la société civile, le contrat d’exploitation initial, réexaminé par les autorités, n’était guère favorable à la partie gabonaise du point de vue de la fiscalité et surtout environnementale. Le contrat initial entre le Gabon et Comibel-CEMEC portait sur une durée d’exploitation de 25 ans, à raison de 20 à 30 millions de tonnes de fer extraits par an.

Pour mieux négocier les termes du futur contrat et sécuriser la mise en œuvre de ce gisement, évalué entre 1 et 4 milliards de tonnes de minerai de fer, «le gouvernement a lancé le 22 juin 2012 un appel à manifestation d‘intérêt pour l’étude d’évaluation des ressources en minerai de fer de la zone dite des Douze crêtes, du gisement de fer de Bélinga, selon les normes internationales en la matière (norme canadienne NI 43 101, norme australienne JORC ou équivalent)», indique l’agence Ecofin.

Cette réévaluation et certification des réserves prendra au minimum 18 mois.

Derrière le lancement du gisement de Bélinga, considéré comme le «plus grand projet gabonais du siècle», d’un coût global de 1 600 milliards de francs CFA, figurent la construction du barrage hydroélectrique, celle du chemin de fer Booué-Belinga (560 km) et celle du port minéralier en eau profonde de Santa-Clara.

Les travaux de construction de la mine et des différentes infrastructures produiront 26 850 emplois pour les nationaux gabonais. En période d’exploitation, la mine génèrera 3 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects.

Le gisement de fer de Bélinga, situé au nord-est du Gabon et découvert en 1895, est l’un des derniers grands gisements de fer inexploités de la planète avec une teneur en fer de 64%.

La 10e édition de Africa Down Under, qui s’achève ce 31 août 2012, est aujourd’hui le plus grand Forum commercial africain ayant lieu en dehors de l’Afrique. D’abord réservée au secteur minier, la conférence s’ouvre depuis quelques années à d’autres secteurs comme l’agriculture ou l’éducation au sein lesquels l’Australie estime avoir une carte à jouer sur le continent.

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