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Le long combat de la protection des espèces protégées

La liste des espèces animales intégralement protégées indique aujourd’hui qu’elles sont au nombre de vingt-sept et la loi via le Code Forestier reste radicale sur les risques pour les braconniers que sont l’emprisonnement (de trois à six mois) et le paiement d’une amende de l’ordre de cent mille à dix millions de franc CFA, mais le massacre ne semble pas vouloir s’arrêter, notamment pour ce qui est de la panthère.

Le prévenu Ignatius Ahamefule a été arrêté le 27 septembre 2012 lors d’une opération mixte menée entre les Eaux et Forêts, le projet AALF (Appui à l’Application de la Loi sur la Faune) et les Contre-Ingérences et a été transmis au tribunal de Libreville et ensuite à la maison d’arrêt. Il devra répondre prochainement de ses actes. Pour rappel, il avait été arrêté en possession de 6 peaux de panthère et deux queues d’éléphant.

Ce réseau de trafiquants vendait manifestement plusieurs peaux de panthères par mois multipliant ainsi les risques d’abattage de cette espèce animale intégralement protégée selon un certain nombre de conventions et de lois ratifiées par le Gabon. La peau de la panthère est généralement vendue entre 150 000 et 300 000 f CFA, en fonction de sa taille.

La panthère est souvent respectée et crainte, alors que les cas d’attaque sont très rares. Elle est en tout cas sacrée pour de nombreux groupes ethniques gabonais. C’est le cas dans les cultures Tsogo et Puvi, avec la société secrète Nzergho (du léopard). Ceci n’empêche pas malheureusement que les peaux de panthères soient commercialisées et exportées vers le Nigéria, l’Europe et bien sûr l’Asie. Dans le cas présenté récemment au Tribunal de Libreville, le prévenu nigérian vendait ses peaux à divers acheteurs, nationaux comme expatriés mais il paraît logique que le Nigéria était également une destination utilisée car les peaux y sont très recherchées.

Aujourd’hui, la survie de ce félin repose sur la place que voudra bien lui accorder la société moderne et seule une application stricte de la loi par les autorités peut les sauver d’une éventuelle extinction. Les Eaux et Forêts pourraient permettre sa survie sur le long terme.

Rappelons encore que la chasse, la capture, la détention, le transport et la commercialisation des espèces intégralement protégées sont interdits et que les infractions vis-à-vis de ces espèces sont punis avec des emprisonnement et des amendes selon la gravité de l’acte posé. Les trafiquants arrêtés devront ainsi répondre de leurs actes devant la justice gabonaise.

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