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Le mandat du Gabon au Conseil des droits de l’homme a débuté le 1er janvier

Le Gabon, élu le 12 novembre dernier avec 187 voix sur 193, occupe son siège depuis le 1er janvier 2013, pour trois ans, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Le pays souhaite lors, de ce mandat, faire avancer, voire aboutir, les dossiers relatifs à la promotion et à la protection des droits fondamentaux.

La salle du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève © Jean-Marc Ferré

Le plaidoyer fait par le président Ali Bongo Ondimba, pour un mandat du Gabon au Conseil des droits de l’homme, lors des assises de la 67e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 27 septembre 2012, a porté ses fruits au cours de la 34e séance plénière de cette même session.

Le Gabon devra donc, selon le communiqué de la présidence de la République qui rend publique cette information, travailler jusqu’en fin 2015 au sein de ce Conseil et les questions relatives aux violations des droits humains seront largement abordées lors de ce mandat. Le pays sera également appelé à se pencher sur le problème des réfugiés, des victimes de la guerre et les poursuites judiciaires à l’encontre des personnes qui commettent des crimes contre l’humanité. L’autre grand dossier sur la table du Conseil, indique-t-on, sera la lutte contre l’impunité et la criminalité transnationale. Dans ce sens, le Gabon souhaite mieux coopérer avec les organes chargés de faire appliquer la justice pénale internationale.

«Le Gabon est une voix africaine qui compte et doit compter beaucoup plus dans le futur. Nous sommes acteurs sur la scène diplomatique internationale. Notre mission doit continuer», avait déclarait Ali Bongo Ondimba lors de la décoration des membres de la mission gabonaise au Conseil de sécurité, le 23 septembre 2012. Il avait en outre relevé que «ce nouveau mandat permettrait aussi au Gabon de poursuivre sa coopération avec les organes chargés d’appliquer la justice pénale internationale pour lutter contre l’impunité et la criminalité transnationale organisée, à travers le braconnage et la pêche illégale».

S’inscrivant dans un courant de réforme des Nations unies, impulsé par le Secrétaire général Kofi Annan au cours des années 1997 à 2005, la création du Conseil est pour la première fois suggérée dans un rapport du Secrétaire général des Nations unies de mars 2005, où il est noté que «des États ont cherché à se faire élire à la Commission non pas pour défendre les droits de l’Homme mais pour se soustraire aux critiques, ou pour critiquer les autres», se qui contribuait à ternir l’image des Nations Unies. C’est pour cette raison qu’il a été suggéré la création du Conseil des droits de l’Homme, plus crédible.

Il est, depuis 2006, l’organe intergouvernemental principal des Nations Unies qui s’occupe de toutes les questions relatives aux droits de l’homme.

Au cœur des missions du Conseil des droits de l’homme, l’Examen périodique universel (EPU) consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des États membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Étant le mécanisme central du Conseil, l’EPU est conçu pour assurer une égalité de traitement à chaque pays. La situation des droits de l’homme est examiné tous les quatre ans et demi. 42 États sont examinés par année lors de trois sessions de l’EPU, soit 14 pays par chacune des sessions, qui se tiennent généralement en janvier/février, mai/juin et octobre/novembre. Le résultat de chaque examen est un «document final» listant les recommandations faites à l’État examiné qu’il devra mettre en œuvre avant l’examen suivant.

Lors de la prochaine session, le 21 janvier 2013, le Gabon participera à l’examen des dossiers des pays suivants: France, Tonga, Roumanie, Mali, Botswana, Bahamas, Burundi, Luxembourg, Barbade, Monténégro, Émirats arabes unis, Israël, Liechtenstein, Serbie.

Rappelons que le Gabon, comme les autres pays nouvellement élus au Conseil des droits de l’homme, siégeront aux côtés des nations telles que l’Angola, l’Autriche, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Chili, le Congo, le Costa Rica, l’Équateur, l’Espagne, le Guatemala, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Koweït, la Libye, la Malaisie, les Maldives, Maurice, l’Ouganda, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Qatar, la République de Moldova, la République tchèque, la Roumanie, la Suisse et la Thaïlande. L’Assemblée générale peut, à la majorité des deux tiers, suspendre le droit de siéger d’un membre du Conseil qui aurait commis des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme.

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