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Le Gabon a évacué la plupart de ses ressortissants civils de Centrafrique

Depuis le lundi 31 décembre dernier, le Gabon a pris des mesures préventives en évacuants ses ressortissants civils résidant en République centrafricaine (RCA), suite à la menace d’affrontement direct entre la Séléka et les Faca de Bozizé.

Départ des troupes gabonaises de Libreville pour Bangui, le 1er janvier 2013 © Xavier Bourgois / AFP

Face à la volonté de la rébellion d’investir la capitale de la RCA, après la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États de l’Afrique (CEEAC) qui s’est tenue récemment à Libreville et qui a convenu de l’envoi des troupes en RCA, le Gabon a décidé, lundi 31 décembre 2012, d’évacuer ses ressortissants civils. L’avancée vertigineuse de la rébellion du Séléka qui a conquis des villes du nord et du centre du pays en quelques semaines, sans rencontrer de résistance, n’est évidemment pas pour rassurer les gabonais présents à Bangui, plutôt proches du régime en place. Les employés et les personnes non indispensables sur place ont été rassemblées et convoyées à Libreville.

Le Gabon a donc pris les devants, comme les États-Unis et bien d’autres pays, qui craignent l’assaut de la rébellion sur la capitale pour mettre fin au règne de François Bozizé.

Au regard de cette persistance de la violence, le Gabon a envoyé 120 soldats. Deux rotations d’un avion des Forces armées gabonaises (FAG) ont permis de les acheminer, le mardi 1er janvier, dans la capitale de la RCA. Ce contingent, qui est parti de la base 01 de Libreville, en présence du ministre de la Défense nationale, Rufin-Pacôme Ondzounga, et du ministre des Affaires étrangères, Emmanuel Issozet Ngondet, a pour mission de participer au maintien de la paix au sein de la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac). Plus précisément, les soldats gabonais viennent renforcer les défenses de Bangui afin de dissuader la Séléka d’attaquer, même si cela est présenté plus diplomatiquement.

Le chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), n’a de cesse à ce titre d’encourager toutes les parties à participer au dialogue sous l’égide de la CEEAC. Le récent renforcement des effectifs de la Fomac, ainsi que d’intense pourparlers avec les deux parties en présence, semblent permettre de s’acheminer vers des négociations rapides.

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