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Jean-Christophe Owono Nguéma est toujours en vie !

L’ancien député du Parti démocratique gabonais (PDG) de la commune d’Oyem et actuel membre de l’Union nationale, Jean Christophe Owono Nguéma, qui était porté disparu depuis le 8 janvier dernier à la suite d’une course-poursuite ponctuée de coups de feu, a donné signe de vie ce 9 janvier.

L’ancien député du PDG de la commune d’Oyem et actuel membre de l’Union nationale, Jean Christophe Owono Nguéma © JP Rougou

L’ancien député du PDG, exclu de ce parti pour avoir refusé de cautionner la révision constitutionnelle de décembre 2010 et à qui on prête l’intention d’avoir commandité la mise à feu de Libreville, Jean-Christophe Owono Nguéma, a donné signe de vie ce 9 janvier alors qu’il était porté disparu la veille.

En effet, le membre du parti interdit, l’Union nationale, a été victime, dans l’après-midi du 8 janvier 2012 au quartier Alibandeng de Libreville, de tirs à balles réelles à partir d’une voiture de marque Toyota double cabine ayant à son bord cinq personnes armées.

Joint au téléphone par Gabonreview, l’ancien député PDG de la commune d’Oyem a reconnu avoir été victime d’une course-poursuite accompagné de tirs. Il a condamné l’attitude des dirigeants du pays à vouloir tout régler par l’intimidation ou les menaces : «Je ne suis sur le coup d’aucune poursuite judiciaire, je n’ai jamais été convoqué quelque part, la preuve je suis rentré d’Oyem par voie terrestre avant-hier. S’ils m’ont tiré dessus à balles réelles hier, c’est parce qu’ils m’ont vu, je ne me cache pas». Et d’ajouter : «Moi je suis un honnête citoyen. Tout le monde sait où j’habite. Si on me reproche d’avoir posé un acte, qu’on utilise des voies appropriées, qu’on me convoque plutôt que d’envoyer des délinquants avec des armes de guerre en plein jour. En procédant ainsi, ils auraient pu blesser des Gabonais. À cette allure, je crois qu’on est arrivé au stade des escadrons de la mort au Gabon».

Pour Jean Christophe Owono Nguéma, le pays a un problème profond qui est d’ordre politique et aujourd’hui, il existe une opportunité, la conférence nationale souveraine, qui lui apparaît comme l’unique moyen pour discuter des problèmes du pays. «On sait comment ça commence, mais on ne sait pas comment ça se termine. Nous avons connu le cas de la Côte-d’Ivoire, aujourd’hui les rebelles de la Centrafrique sont à Libreville pour débattre avec Bozizé. Nous ne sommes pas encore arrivés à ce stade, pourquoi on n’accepte-t-on pas de s’asseoir pour discuter afin de repartir du bon pied ? Ce qui nous unit est quand même plus important que ce qui nous divise. Voici mon problème», a-t-il regretté.

La sérénité est loin d’être effective dans la capitale gabonaise, qui ne cesse pas d’enregistrer des feuilletons de cette nature, lorsqu’il ne s’agit pas d’intrusion dans les domiciles des personnes prêchant pour la chapelle de l’opposition, comme il en a été pour le domicile du président de l’Alliance nationale des bâtisseurs (ANB), maître Séraphin Ndaot Rembogo, par ailleurs membre de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR), ou du religieux proche de l’opposition Mike Jocktane, ce sont des tentatives d’enlèvement ou courses-poursuites dont il est question.

«C’est la deuxième fois du reste que la famille de Jean Christophe Owone Nguema est victime d’une telle agression de la part des forces de sécurité. Il y a six semaines, son fils avait été enlevé, conduit au siège de la police judiciaire et gardé à vue pendant de longues heures sous le fallacieux prétexte d’un imaginaire accident mortel que le conducteur de la même voiture n’aurait pas déclaré, alors qu’aucune plainte n’avait été déposée, aucun procès-verbal d’accident identifié et aucune victime recensée», a fustigé le collectif Ça suffit comme ça, qui prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les conséquences que pourraient engendrer l’option d’élimination physique des opposants que prendrait, d »après eux, le pouvoir depuis trois ans.

Jean-Christophe Owono Nguéma avait été suspendu, en mars 2011, par le conseil de discipline du PDG pour avoir, avec la députée Paulette Oyane, émis des remarques et réserves lors de la révision constitutionnelle de décembre 2010. Si ces deux députés avaient conservé le privilège de leurs sièges respectifs, on se doutait bien que le PDG n’allait pas les réinvestir aux législatives suivantes. Mieux, la révision récente de l’article N°7/96 les prive de la possibilité de se porter candidat à d’autres élections.

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