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Voeux du Nouvel An du Dr. Mengara: « Les Bongo ont déclaré la guerre aux Gabonais, les Gabonais doivent y répondre »

Voici le texte du Discours de Voeux du Dr. Daniel Mengara aux Gabonais.


Chers compatriotes,

Je vous souhaite tous mes vœux de bonne santé, de bien-être et de prospérité.

Je sais les défis quotidiens auxquels, déjà, vous faites face depuis plus de 50 ans : le désespoir de la vie chère et du désemploi, le traumatisme de la vie sous la race des animaux qu’on appelle les Bongo, le traumatisme des hôpitaux mouroirs où, pour se soigner, vous faites face à la corruption généralisée que les Bongo ont établie en culture nationale, dans un pays où il faut maintenant, pour obtenir un simple service qui vous est dû et qui devrait être gratuit comme la santé, l’école, ou même de simples documents comme le passeport, l’acte de naissance, et j’en passe, vous deviez toujours donner quelque chose sous la table.

Un peu comme en ce moment où on vous avait promis le dépistage gratuit du Covid-19, mais pour aller par la suite comme de petits voyous inventer le subterfuge des dépistages VIP par lesquels on a réussi à forcer tout le monde à finalement aller payer 20.000 francs CFA, pour une épidémie dont le dépistage et les soins devraient pourtant être gratuits et couverts à 100% par l’État, parce que tout simplement d’intérêt public. Au pays des Bongo, la malhonnêteté n’a ni limites, ni scrupules.

Et alors que les autres pays commandent des doses de vaccin contre le Covid et sont même en train de vacciner leurs peuples, c’est le silence total au pays des Bongo où l’on passe plus de temps à concocter dans le noir des constitutions manioc, plutôt que de se préoccuper de la santé des Gabonais. Jusqu’à aujourd’hui, aucun plan de vaccination n’existe au Gabon.

Chers compatriotes,

2021 est pour nous tous, l’année de la vérité, mais aussi l’année où nous devons répondre à la déclaration de guerre des Bongo. En changeant unilatéralement la constitution pour formaliser le monopole du clan des Bongo sur l’exercice du pouvoir au Gabon, en instaurant arbitrairement au Gabon un collège présidentiel militarisé, les Bongo vous ont déclaré la guerre et mis en place les conditions d’un coup d’état permanent au Gabon. Mais ils vous ont aussi dit qu’ils ont décidé de confisquer le pouvoir, et donc qu’il n’y a qu’un Bongo qui puisse diriger le Gabon et qu’aucun de vos enfants ne peut rêver un jour de devenir président de ce pays.

Rien que cette idée devrait vous révolter et vous envoyer dans les rues, tout de suite et maintenant, pour chasser du pouvoir ces erreurs de la nature, ces satans que sont les Bongo et tous ceux qui, rongés par la maladie du bongoïsme, mangent le sang de vos enfants depuis plus d’un demi-siècle.

La vérité, c’est surtout aussi pour les Gabonais car nous avons un choix simple à faire : Accepter la prise en otage des Bongo ou la refuser, emprunter le chemin habituel des « on va encore faire comment ? » ou se révolter, accepter la meurtrissure permanente sous la monarchie des Bongo ou leur dire que c’est fini, ils doivent partir. Les Bongo doivent partir. Bongo Doit Partir.

Mais la refuser, veut dire quoi ?

Je l’ai déjà dit, et je le dis depuis que j’ai créé le mouvement Bongo Doit Partir en décembre 1998 : le Gabon ne changera pas par le miracle de Jésus-Christ, ni par la grâce de la vierge Marie. La vierge Marie ne descendra pas sur terre pour aller au chevet d’Ali Bongo lui dire, « tu as assez fait de mal comme ça, mon fils, quitte le pouvoir ».

Le Gabon ne changera pas par la bonne volonté des Bongo, vu que les dialogues qu’ils vous ont proposés jusqu’à présent n’ont été que des stratégies de désamorçage de révolutions par l’absorption des opposants manioc dans le système manioc des Bongo. La Conférence Nationale, les Accords de Paris, les Accord d’Arambo, le dialogue national d’Angondjé, et j’en passe, tout cela, sur 30 ans depuis la Conférence Nationale en 1990, n’a servi qu’à désamorcer le potentiel de la révolution populaire au Gabon.

Le Gabon ne changera pas non plus par les urnes. Si 1993, 1998, 2005 et 2009 n’ont pas réussi à vous convaincre que le Gabon ne changera jamais par les urnes, j’espère qu’après 2016 et les déboires de Jean Ping, vous aurez enfin compris la vérité mathématique et inviolable de ce que je vous ai toujours dit, que tant que les Bongo sont là et que leur système formaté pour ne jamais permettre la victoire d’un opposant est toujours là, même quand vous gagnez les élections comme Jean Ping, vous perdez et vous n’accédez jamais au pouvoir. Alors ça sert à quoi de continuer à participer à des élections perdues d’avance ?

Et je vous ai aussi dit, en décembre 1998, que rien de bon ne peut se passer au Gabon tant qu’un Bongo sera au pouvoir. A ce postulat, il faut une réponse, et cette réponse c’est chasser les Bongo. Par quelle méthode ? Simple : La force démocratique de la rue. Oui, seule une insurrection sera à même de libérer efficacement le Gabon de la malédiction des Bongo.

Et si vous n’en aviez pas encore bien absorbé la réalité, j’espère que maintenant que, pour l’énième fois, les Bongo viennent de vous narguer en modifiant la Constitution en toute impunité, vous en mesurez enfin l’ampleur et le danger. Oui, le Gabon est en danger.

Oui, en modifiant la constitution pour instaurer au Gabon une présidence militaire déguisée en triumvirat, mais que nous savons sera sous l’autorité directe du Ministre de la défense que l’on vient ainsi d’élever au statut de président de la République alors qu’il n’aura été élu par personne, les Bongo ont déclaré la guerre aux Gabonais.

Ils l’ont fait avec l’arrogance de criminels qui savent que les Gabonais, qu’ils soient au Gabon ou dans la diaspora, gueulent et pleurnichent beaucoup sur Facebook dans leur kongossa, mais que ce kongossa qui va dans tous les sens dans lequel ils passent leur temps n’est pas de nature à les inquiéter. Bien au contraire, Les Bongo ont compris que tant que les Gabonais utiliseront Facebook comme exutoire et comme simple mur des lamentations, tant que les Gabonais passeront leurs temps dans les kongossas de Facebook où l’on critique à longueur de journée, où chacun, dans le désordre et le chaos, s’improvise scientifique de la révolution, mais sans jamais proposer d’en conduire l’action, ils peuvent dormir tranquille. Ils savent qu’ils peuvent tout faire au Gabon et rien ne va se passer, comme en 2018 où, malgré que certains se soient constitués en experts de la mort et du cadavre et des sosies d’Ali Bongo, deux ans ont passé et les experts du cadavre eux-mêmes se sont tus ou ont continué à se contredire en critiquant les actes du même Ali Bongo que pourtant, dans les mêmes discours, ils ont dit qu’il était mort.

Les Bongo se sont dit que les Gabonais sont comme cet homme qui voit un type entrer dans sa maison, violer sa femme et ses enfants et en ressortir calmement, sans que l’homme en question ne bronche.

Non, chers compatriotes, cela ne peut plus continuer. Nous ne pouvons plus laisser les Bongo violer le Gabon en toute impunité.

Je vous propose la rue, je vous propose l’insurrection populaire, la vraie, je vous propose la résistance, la vraie, je vous propose la désobéissance civile, la vraie, je vous propose le plan B, le vrai, car cela fait 22 ans que je la prépare, cette insurrection des peuples du Gabon, et je suis prêt à en prendre la tête en allant moi-même au Gabon travailler avec les leaders politiques et ceux de la société civile qui voient les choses comme moi.

Mais chacun doit faire sa part.

Moi, en allant au Gabon j’aurai perdu mon emploi et j’irai au Gabon risquer ma vie. Mais je ne peux pas en même temps financer la révolution. Je n’ai pas volé avec les Bongo pour disposer d’une fortune volée au prix du sang des Gabonais qui me permît de financer la libération nationale, votre libération.

Par ailleurs, les révolutions qui comptent sur la poche d’un seul homme sont des révolutions perdues d’avance. Car si cet homme meurt ou abandonne le combat, vous faites quoi ? Voilà pourquoi je vous ai proposé de créer une caisse spéciale, qui sera notre tontine révolutionnaire et dans laquelle vous devrez cotiser le minimum de 100 millions qui me permettra à moi et à ceux de la diaspora qui voient les choses comme moi, et donc se joindront à moi, de venir au Gabon lancer les vraies choses, commencer les vraies choses. Mais des choses préparées et non plus improvisées.

100 cadres Gabonais peuvent financer cette révolution si chacun donne un million.

Mais tout le monde doit aussi verser ce qu’il peut. Cet argent n’est pas pour moi ou pour le mouvement Bongo Doit Partir. C’est votre argent. Monsieur Henri Omva, qui est comptable de formation, en assure la transparence et la comptabilité. Il saura qui a donné quoi et à qui restituer cet argent si nous finissons par ne plus aller au Gabon. Et si je meurs en plein combat, vous aurez la caisse qui vous permettra de continuer la lutte. Tout ce qu’il vous faudra, c’est trouver un nouveau leader, mais la caisse du combat sera là pour vous permettre de continuer.

Ne venez donc plus sur Facebook un jour faire un commentaire désobligeant qui dit, « oh Mengara, arrête de faire la bouche sur Facebook, viens nous trouver sur le terrain ». Vous savez la réponse que je vais vous donner ? « Tu as cotisé combien ? Si tu n’as pas cotisé parce que tu as préféré aller boire ta bière au quartier ou aller draguer les nanas en boîte de nuit au lieu d’investir dans le combat, alors tais-toi car tu fais partie des gens qui pensent que leur libération est dans les mains de quelqu’un d’autre et que eux, ils vont obtenir la libération en demandant un bon au Malien comme au quartier ». On ne peut pas faire une révolution avec des bons.

Chacun doit faire sa part.

La caisse est là sur le site du mouvement Bongo Doit Partir, dont le lien est http://ww.bdpmodwoam.org. Cotisez et finissons-en avec les Bongo. Mon retour au Gabon pour mener ce combat avec vous dépendra entièrement de quand nous aurons les 100 millions. C’est vous, donc, qui déterminez le timing de ma descente au Gabon. Si on les réunit la semaine prochaine, je serai au Gabon la semaine prochaine. Si c’est dans un mois, je serai au Gabon dans un mois. Si c’est un an, alors je serai au Gabon dans un an. Et si vous ne cotisez pas, hé bien vous aurez les Bongo que vous méritez, tout simplement.

Mais le temps presse et les Bongo vous préparent de sales surprises. Il faut court-circuiter tous leurs plans. Si on leur permet d’organiser une autre élection, que ce soit en 2023 ou dans le cadre de la transition militarisée qu’ils vous préparent, ils vont vous imposer un autre Bongo.

Et nous devons nous débarrasser de cette idée que nous semblons avoir en nous comme blocage mental qui nous fait penser que la rue ou l’insurrection populaire veut forcément dire aller dans les rues s’exposer aux balles. Les gens meurent au Gabon parce que nos insurrections sont souvent improvisées, spontanées, et vite dispersées. On peut chasser les Bongo du pouvoir sans mettre une seule personne dans les rues, car il s’agit aussi parfois, tout simplement, d’avoir le courage de rester à la maison, quand votre leader révolutionnaire vous le demande.

Et même si nous devions arriver à cette étape de la rue dans le cadre de l’enchaînement de nos stratégies de résistance et de défiance, il faut la préparer et préparer le Peuple au seuil critique d’une insurrection, vu que nous n’avons jamais atteint au Gabon le seuil critique où une présence massive et organisée dans les rues dissuaderait l’armée de tirer sur les Gabonais pour ne pas risquer de se retrouver à la CPI, le seuil critique d’une présence massive dans les rues par laquelle les militaires se sentiraient obligés de reculer, puis de faire eux-mêmes un coup d’État contre le régime pour éviter de se retrouver, justement, à la CPI pour avoir génocidé les Gabonais pour maintenir un ignare comme Bongo au pouvoir, et il importe peu quel Bongo est au pouvoir, car tous les Bongo sont des ignares et des parvenus. Il n’y a pas eu de massacres en Tunisie ou en Égypte ou au Burkina Faso, parce que, là-bas, il y a eu un sens aigu de l’organisation, mais aussi la détermination de leaders politiques et de la société civile assumant leurs appels à l’insurrection, et des peuples capables de suivre les mots d’ordre. Au Gabon, toutes ces conditions de préparation, d’organisation et d’assomption de responsabilités n’ont jamais été réunies.

Voilà pourquoi nous sommes là. Voilà pourquoi je suis là, pour organiser un combat qui n’a jamais été organisé avant, pour préparer un combat qui n’a jamais été préparé avant, pour préparer un peuple qui n’a jamais été préparé avant.

Nous devons donc changer de paradigme, pour que la peur change de camp, pour que le rapport de force soit inversé, pour que la tension démocratique nécessaire au changement soit établie. Et c’est dans la rue que ça se fera.

Chers compatriotes.

Les Bongo ont déclaré la guerre aux Gabonais, nous devons répondre avec une contre-déclaration de guerre.

Je suis prêt.

Mais la question la plus importante, au final, sera surtout pour vous : êtes-vous prêts ? Êtes-vous prêts, peuples du Gabon ?

A vous de répondre à cette question, avant qu’il ne soit, encore une fois, une fois de trop, trop tard.

Vive le Gabon. Vive la République.

Dr. Daniel Mengara
Président, Bongo Doit Partir.

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