Gabon: Le gouvernement gabonais estime que les trois leaders de la société civile détenus ont été instrumentalisés par des ONG occidentales

« Les trois leaders gabonais de la société civile mis en détention au Gabon ont été instrumentalisé par trois ONG occidentales, Transparency, Sherpa et Survie internationale », a estimé vendredi, le ministre gabonaise de l’Intérieure, André Mba Obame, au cours d’un point de presse tenu à Libreville.

Selon le ministre gabonais de l’Intérieur, ces Organisations Non Gouvernementales ont recruté des citoyens gabonais en France et au Gabon. « Ces compatriotes ont organisé à travers le pays des réunions secrètes dans des lieux et avec des personnes que nous nous gardons de révéler aujourd’hui », a-t-il indiqué.

André Mba Obame a indiqué qu’il était avéré que ces actions entreprises sur le territoire national et à l’extérieure sur le mandat d’organisation étrangers et avec le financement de ces organisations étrangers visent clairement à provoquer le soulèvement de la population contre le Chef de l’Etat gabonais.

Le ministre a révélé que des informations connues font état des tentatives similaires d’enrôlement des gabonais, en vue de dépôt de nouvelles plaintes, en Afrique du Sud, à Bruxelles et à Londres.

« Ces actions doivent de ce fait être considérées comme des menées subversives, donc comme des actes visant à inciter à la révolte contre la personne et l’autorité du Chef de l’Etat », a-t-il confirmé.

Ainsi, Monsieur Mba Obame pense que les auteurs de ces faits cherchent la déstabilisation du régime politique du Gabon donnant ainsi lecture des dispositions du code pénal gabonais prévues contre ces actes.

Le ministre a souligné que les 72 ONG que comptent le Gabon ont indiqué qu’elles ne se reconnaissaient pas dans cette tentative téléguidée depuis Paris, par les organisations Sherpa, Survie et Transparency France visant à faire croire à une adhésion massive de la société civile gabonaise à leur « manœuvre de déstabilisation de notre pays ».

Selon des articles du code pénal gabonais cités par le ministre, on parle d’une tentative à la révolte contre la personne du Chef de l’Etat, réception des fonds de l’étranger en vue d’une opération visant à déstabiliser les institutions du pays, complot pour attentat, désobéissance civile et détention de documents compromettants.

Des délits punis de peines pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 250.000 francs CFA d’amende.

Messieurs Gregory Ngbwa Mintsa, plaignant dans l’affaire des « Biens mal acquis » initiée en France, Marc Ona Essangui, coordinateur pour le Gabon de la campagne « Publiez ce que vous payez » (PCQVP), Georges Mpaga, président du Réseau des Organisations libres de la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), ont été interpellés depuis le 31 décembre 2008 et placés sous mandat de dépôt depuis mercredi 7 janvier 2009.

Quant à Dieudonné Koungou, journaliste au bimensuel privé, Tendance Gabon, qui a été accusé de « détention d’un document en vue de propagande orale ou écrite en vue d’incitation à la révolte contre l’autorité de l’Etat », il a été laissé en liberté provisoire selon son avocat.

Pour conclure, le ministre de l’Intérieur, André Mba Obame, a noté que « le harcèlement judiciaire dont est victime le chef de l’Etat en France notamment cache autre chose », avant d’inviter les membres de la société civile gabonaise qui veulent s’engager en politique à « faire tomber les masques ».

Le 2 décembre 2008, Transparency International et le réseau de juristes Sherpa avaient déposé à Paris, une plainte contre X visant trois chefs d’Etat africains qu’ils accusaient de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné. Cette plainte visait en l’occurrence des chefs d’Etat du Gabon, Omar Bongo Ondimba, du Congo Brazzaville, Dénis Sassou Nguesso, et de la Guinée Equatoriale, Téodoro Obiang Nguema, accusés de «recel, détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités».

Dans la foulée, la Fondation Omar Bongo Ondimba pour la paix avait affirmé à travers un communiqué de presse avoir porté plainte au parquet de Libreville, le lundi 15 décembre, contre les organisations non gouvernementaux (ONG) Transparancy international et Sherpa ainsi qu’à leur complice gabonais.

Conduite par son président, Bilal Christian Ondo Mve, la Fondation Omar Bongo Ondimba, a dénoncé des «déclarations diffamatoires et intempestives prononcées à travers les plaintes abusives et vexantes, en prétendant que le parrain de la fondation, Omar Bongo Ondimba (…), a acheté des biens personnels avec les fonds du contribuable gabonais». L’association gabonaise a estimé que ces «déclarations sont de nature à compromettre la paix sociale dans laquelle vivent les Gabonais ».

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