Les professionnels gabonais des médias procèdent, depuis mardi à Libreville à l’occasion d’un séminaire-atelier, à la révision de la Charte de 1995 sur les devoirs et droits des journalistes, pour l’adapter au contexte actuel où de profondes mutations ont été observées au cours de ces vingt dernières années.
Le conseiller membre du conseil national de la communication (CNC), M. Térence Nzoghe a déclaré à l’ouverture des travaux que ‘’ la révision de la charte des droits et devoirs des journalistes du Gabon est la manifestation la plus tangible de la prise de conscience chez les professionnels du métier de journaliste’’, justifiant les errements observés.

‘’La crise de valeurs, perceptible dans la pratique du métier et la méconnaissance des règles du journalisme professionnel sont pris en compte par les professionnels eux-mêmes’’, a indiqué M. Nzoghe pour qui ‘’la vulgarisation de la charte est moyen de rompre avec ces égarements’’.

M. Boubacar Camara a, pour sa part, estimé que ‘’la tenue de ce séminaire fait corps avec les recommandations du récent Rapport sur le développement des médias au Gabon, produit par l’Unesco et le Pnud’’.

Il a affirmé ensuite, qu’un peu partout dans le monde, ‘’la charte des journalistes est le fait des professionnels eux-mêmes’’, qui est élaboré généralement sous la tutelle d’un organe d’autorégulation.

Le représentant du directeur du bureau de l’Unesco de Libreville, M. Camara a souligné, pour conclure, que ‘’pour rendre efficace et effective l’autorégulation, l’Observatoire gabonais des médias (OGAM), dont c’est la mission, doit non seulement se doter d’une charte conséquente, mais aussi susciter l’adhésion volontaire des acteurs du secteur’’.

Le secrétaire général de l’OGAM, M. Ngoua Mezui, a de son côté circonscrit la marge d’intervention à l’intérieur de laquelle l’organe d’autorégulation l’OGAM doit se mouvoir.

‘’Cet organe devra veiller sur l’éthique professionnelle, la responsabilité sociale du journaliste, le professionnalisme des médias, ainsi que sur le respect du droit à l’information et à la libre expression’’, s’est exprimé M. Ngoua Mezui.

Il a fait observé que ‘’pour mener à bien ces missions, l’OGAM doit s’appuyer sur un Code d’honneur : un journaliste digne de ce nom doit d’abord reconnaître l’assemblée de ses pairs souverains en matière d’honneur professionnel ; et son bréviaire doit être ce Code d’honneur. La charte des droits et des devoirs des journalistes gabonais doit constituer ce Code d’honneur’’.

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