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Gabon : Associations et ONG locales cherchent à solidifier leurs bases

Le renforcement de l’efficacité et de la présence associative sur le terrain était au centre d’un séminaire de formation organisé le 15 mai dernier par le Programme de renforcement des capacités des acteurs non étatiques (Progreane). Ce programme financé par l’Union Européenne vise à accompagner et encadrer les associations et ONG gabonaises pour aider au développement du pays et à la protection des intérêts des populations.

Une trentaine d’acteurs non étatiques (ANE) ont échangés le 15 mai dernier à Libreville sur les conditions de réussite d’une ONG et la méthodologie de montage d’un projet, à l’occasion d’un séminaire de formation organisé par le Programme de renforcement des capacités des acteurs non étatiques.

Eu égard à la méconnaissance par la plupart des acteurs de la société civile des notions de constitution et d’administration d’un projet associatif, le Progreane a initié cet atelier de formation afin de rendre les associations gabonaises plus performantes et efficaces sur le terrain.

Le formateur membre du Progreane, Josué Evouna Nguema, a expliqué que ce séminaire avait pour ambition de permettre aux ANE de «maîtriser les facteurs qui permettent la réussite et ceux qui permettent les échecs, car les échecs il y en a eu».

«Le montage de projet est la partie phare de notre formation car c’est à ce niveau que tout ce joue. Je reçois des ANE qui amènent des dossiers mal ficelés parce que les objectifs sont mal définis» a ajouté monsieur Evouna Nguema.

Le programme de renforcement des capacités des acteurs non étatiques, financé par l’Union Européenne, cherche à amener les associations gabonaises à davantage de visibilité par la maîtrise du tissu économique locale, en s’appuyant notamment sur des exemples étrangers comme les Restaurants du cœur en France.

Le Progreane a par ailleurs appelé à améliorer la visibilité et l’évaluation des actions associatives sur le terrain en encourageant la collecte des chiffres produits par les ONG locales.

«Il faudrait que dans six ou sept ans, je puisse venir dire que le réseau agriculture du Gabon pèse quarante milliards de francs dans l’économie gabonaise ou que le réseau éducation et formation pèse cinq milliards de francs dans le budget gabonais. Il faudrait que nos ONG soient visibles, que l’on connaisse leurs actions, que l’on sache dans quel secteur elles exercent, que produisent-elles comme activités ou services» a conclu monsieur Evouna Nguema.

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