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Gabon : Sylvestre Ratanga ausculte la SOGATRA

Le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Sylvestre Ratanga, a effectué une visite sur le site de la Société gabonaise de transports (SOGATRA) à Libreville pour évaluer l’ampleur des difficultés de cette société. La vétusté de matériel roulant ainsi que le déficit budgétaire de la société a amené le ministre à suggérer le renouvellement du parc automobile de la SOGATRA et de réfléchir à la mise en place de nouveaux moyens de transports en commun qui répondent mieux à l’expansion de la capitale gabonaise qui abrite la moitié de la population.

Face à l’engorgement de nombreux axes routiers de la capitale gabonaise et à l’incapacité de la Société gabonaise de transports (SOGATRA) à mettre en place un service public de transport urbain adapté, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Sylvestre Ratanga, s’est récemment rendu dans les locaux de la société pour dresser un état des lieux de la situation.

Après une inspection des locaux de la société, le ministre s’est entretenu avec la direction sur le fonctionnement de la société et ses difficultés économiques et administratives.

Le président du Conseil d’administration de la SOGATRA, Christian Robert Moungoungou, a comparé la société à «un malade qui ne soupire que grâce aux perfusions de l’aide financière de l’Etat».

Il a notamment mis en exergue l’insuffisance et la vétusté du matériel roulant, qui doit permettre à la société de générer les recettes nécessaires à son fonctionnement. Ce déficit de matériel empêche également la société de réaliser les ratios prudentiels en matière de transport terrestre recommandés par la Banque Mondiale, qui avait estimé à cet effet que la SOGATRA avait besoin de 50 bus pour satisfaire la demande.

La SOGATRA qui a la charge d’assurer au quotidien le transport en commun dans le réseau urbain de Libreville et Owendo, fait face depuis plusieurs années à de nombreux problèmes qui limitent ou empêchent la desserte effective et continue du réseau urbain de transport en commun.

Le directeur général de la société, Jean Pierre Zué Beyeme, a rappelé que la société compte 442 agents et bénéficie d’une subvention de l’Etat de 700 millions de francs CFA par an, auxquels s’ajoute la subvention du rattachement du transport scolaire, qui porte son budget annuel à plus d’1,6 milliards de francs CFA.

Il a déclaré que sur les 480 millions débloqués par le Trésor public au premier trimestre 2009, la société avait déjà englouti 320 millions de francs CFA pour satisfaire les charges de l’entreprise, notamment les salaires des employés et les charges liées à l’exploitation.

Selon ses perspectives, la couverture de ces charges jusqu’au terme de l’exercice 2009 nécessiterait une rallonge de 300 millions de francs CFA de l’Etat.

Sur le plan administratif, la SOGATRA accuse une lourde dette de près de 900 millions de francs CFA auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), qui attise les tensions au sein des employés de la société.

Face à ces difficultés, le ministre a conclu que la société avait besoin de renouveler son parc automobile pour satisfaire la demande croissante en transport terrestre et engranger les recettes nécessaires à son exploitation.

Le ministre a également préconisé l’ouverture de réflexions pour l’identification de nouveaux moyens de transport urbain pour répondre à la demande croissante des habitants de Libreville, qui représente près de la moitié de le population gabonaise.

Sylvestre Rantaga a enfin insisté sur la formation des agents dans le cadre de l’amélioration du service de maintenance du matériel roulant

Sur le plan social, le ministre a pris note des doléances des employés sur les cotisations sociales ainsi que la décoration des employés ayant plus de dix ans d’ancienneté dans l’entreprise.

Créée en 1997 par l’Etat gabonais, le Sogatra est régulièrement confrontée depuis sa création à des difficultés internes et infrastructurelles. Aujourd’hui, face aux nombreux mouvements de grève et aux insuffisances de l’équipement, la privatisation pourrait être un recours pour remettre la société sur pieds et permettre une desserte effective et durable du réseau de transports en commun dans les communes de Libreville et Owendo.

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