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La Nationale : Une interdiction qui coûte cher!

Quelques jours après la suspension par l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) de son permis d’exploitation, la compagnie aérienne Nationale Régionale Transport (NRT) s’est confiée au journal L’union. Elle évoqué «une décision à la hâte (…) et sans respect des procédures en vigueur», dénonçant par la suite une «entorse à la réglementation».

Selon les explications fournies au quotidien L’union par Félix Moudouma, directeur commercial de la Nationale, «notre certificat de transporteur aérien expirait le 24 août 2012. Et conformément à la réglementation qui nous donne 30 jours, nous avons adressé, le 30 mai, une demande de renouvellement de notre CTA à l’Anac. Elle est restée sans suite. Face à ce silence, nous avons adressé une autre lettre de relance le 13 août. L’Anac a réagi le 19 août à 23 heures par téléphone, par la voie de son directeur général adjoint. Il nous a signifié que l’audit aura lieu le 20 août. Nous n’avons donc pas reçu de notification écrite. Elle a été verbale».

C’est dans ce contexte, poursuit Félix Moudouma, que «les inspecteurs de l’Anac sont arrivés le 20 août. L’audit a duré trois jours. Dans la soirée du 23 août, à 20h30, l’Anac nous a convoqués dans ses bureaux pour nous signifier le non renouvellement de notre CTA. Vous voyez, nous n’avons pas eu le temps de corriger les écarts constatés. La décision est tombée brusquement. Si l’Anac avait appliqué la procédure, nous ne serions pas dans cette situation. L’audit aurait dû être effectué bien avant la date d’expiration de notre CTA (…) L’Anac aurait du nous donner une dérogation de deux ou trois mois pour que nous préparions à cet audit».

La décision de l’Anac est intervenue quelques jours après la visite d’une délégation de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) au Gabon, venue réaliser un audit de tout le système d’aviation civile gabonaise, y compris les compagnies aériennes et l’Anac. Pourtant, le directeur commercial de la Nationale estime que l’audit de conformité effectué par l’Anac n’était pas de nature à suspendre totalement les activités de la compagnie.

«Les contrôles n’ont nullement remis en cause la qualité de nos trois aéronefs de fabrication brésilienne. Il s’agissait plutôt de reproches administratifs (…) Il y a eu un premier contrôle effectué par l’Anac qui avait relevé seulement 5 non conformités. Ce contrôle ne nous a pas pour autant interdit de voler. Mais c’est le dernier audit de l’AOCI effectué à l’Anac qui nous a cloués au sol. Il a relevé 17 non conformités, qui ne touchent pas cependant la qualité et la sécurité de nos aéronefs».

En attendant le retour dans les airs de la Nationale, la compagnie aérienne perd chaque jour plus de 15 millions de francs CFA. Avec 60% des parts de marché, elle dessert l’ensemble des chefs-lieux du pays, hormis celui du Moyen-Ogooué, du fait de la concurrence féroce avec le transport terrestre et maritime

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