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Plysorol ne veut pas lâcher ses forêts gabonaises

Après la liquidation judiciaire du groupe Plysorol, décidée le 6 septembre dernier par la justice française, le Comité central d’entreprise (CCE) de l’ancien leader européen du contreplaqué mène un combat acharné pour récupérer le «trésor» de l’entreprise constitué de ses 600 000 hectares de forêts au Gabon.

Depuis trente ans en effet, l’entreprise a changé de mains à plusieurs reprises avant de prendre le nom de Plysorol en 2000. Huit ans plus tard, l’entreprise a été secouée par des difficultés sans précédents avec le dépôt de bilan fin 2008, la reprise de l’entreprise par un groupe chinois, puis à nouveau un redressement judiciaire avant d’être rachaté en 2010 par le Libanais Ghassan Bitar.

A chaque fois, c’est le «trésor» de l’entreprise, ses 600 000 hectares de forêts au Gabon, qui attisait l’intérêt des repreneurs. «Que ce soit M. Zhang ou M. Bitar, ils ne sont venus que pour voler cette richesse», a fustigé Marie-Christine Malet, secrétaire CGT du comité central d’entreprise (CCE). Et aujourd’hui encore ses forêts, riches en okoumé, un composant principal du contreplaqué, ont été sorties du patrimoine de l’entreprise.

«Par un tour de passe-passe, elles échappent à la procédure collective. Il faut qu’elles reviennent dans le périmètre international de l’entreprise et que les salariés retrouvent le permis d’exploitation de ces forêts. J’ai saisi à cet égard le procureur de la République. Il faut mener le combat pour l’emploi et pour le respect de l’état de droit», s’est insurgé proteste Me Philippe Brun, avocat du CCE.

En effet, le groupe Bitar avait racheté Plysorol en 2010. Mais, selon Me Brun, Ghassan Bitar avait transféré, en février 2012, les droits d’exploitation des forêts gabonaises à une autre société de l’industriel libanais-ghanéen, John Bitar Gabon. Selon un rapport d’expertise ordonné en juillet par le tribunal de commerce de Lisieux, l’avocat dit y voir «la preuve qu’il y a eu spoliation des forêts gabonaises» par Ghassan Bitar contre qui il a demandé des sanctions pénales et dénoncé les «tours de passe-passe».

En attendant leurs lettres de licenciement, les salariés, «déterminés et combatifs», selon la secrétaire du CCE, veulent croire à une solution nouvelle. Selon des sources proches du dossier, Ghassan Bitar a été reçu la semaine passée au ministère français du Redressement productif mais rien n’a filtré de l’entretien.

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